(Originellement posté le 12/10/2014)
Ce titre est un hommage à Nagui en ch'ti, sans qui mes dents seraient moins bien brossées à l'heure qu'il est.
Ce titre est un hommage à Nagui en ch'ti, sans qui mes dents seraient moins bien brossées à l'heure qu'il est.
J'ai tellement de retard sur ce blog que je crains d'être enceinte de plusieurs articles je vais faire du vite-fait-pas-très-bien-fait. Désolée à mes lecteurs. Comme annoncé à l'article précédent, j'ai pas mal bougé ces derniers temps (non, je ne suis pas devenue danseuse), et subséquemment vous allez avoir de la lecture.
Evidemment, on ne peut jamais compter sur le boulot pour s'aligner sur la vie privée, et je dois donc rédiger ces quelques mots depuis chez moi ! Diantre, on n'arrête pas l'absence de progrès.
Le 9 septembre dernier, après un anniversaire bien fêté auprès de la communauté VIE-iste du comté d'Oakland, Michigan, j'ai eu la chance de prendre le volant à 5h du matin pour aller récupérer une bande d'irréductibles nordistes en vadrouille à l'aéroport de Toronto.
Ils ont beau être irréductibles, je peux quand même mettre leur photo en tout petit.
Vu mon état d'éveil, j'espérais (et m'attendais à) une route confortable sans trop de circulation. C'est sans compter sur les habitudes matinales de ces enfoirés braves américains qui m'ont bien fait flipper lors de la prise de l'autoroute près de chez moi. Rappelons à nos gentils européens civilisés que les gens outre atlantique 1/Ne savent pas ce qu'est un clignotant. Encore moins qu'à Paris. 2/Doublent des deux côtés. 3/Ne doivent rien apprendre des distances de sécurités. Mixez les trois pour un cocktail bien musclé sur leurs routes à 4 voies avec des sorties tous les cinq cent mètres.
Bref, avec trois heures de sommeil, ce fut un réveil sympathique qui précéda la plus longue route de ma vie en tant que conductrice.
Les retrouvailles furent bouleversantes : malgré un échec de terminal et un chantage à tue-tête de célébration d'anniversaire de leur part, je n'ai pas fui. C'est dire si j'étais contente de les voir. Spécialement la valise de Florence qui a failli ne pas être des nôtres pour cause d'... oubli dans le car Air France.
Puis direction notre appart' à Toronto. Ne connaissant pas la ville, nous nous sommes retrouvés dans un coin super chelou avec des squatteurs de rue par dizaine présents dès 6 heures du soir. Autant dire que l'odeur champêtre qui nous accompagnait lors de nos allées et venues n'était pas sans rappeler Solidays. Ce point mis à part, l'accueil était parfait, et nous avons pu bien nous balader.
Toronto est une ville très sympa, avec plein de variété. A noter que Montreal était originellement la plus grand métropole du Canada, et que Toronto est passée devant petit à petit grâce à une immigration massive des quatre coins du monde à partir de 1951. Ce qui en fait l'une des villes les plus cosmopolites du monde à l'heure actuelle. C'est une grande ville mais qui ne souffre pas du syndrôme du stress accru. Bref, il fait assez bon y vivre.
Le premier jour fut dédié à la visite de la ville. A vrai dire le second aussi, mais commençons doucement, voulez-vous ?
Yep, doucement, comme ça.
Donc nous avons commencé par nous balader dans le centre, qui réussit une alliance vieux/nouveau assez joliment.
Après un resto en centre ville (où on a croisé une copine VIE de Detroit, merci le Routard !), nos gambettes nous ont emmenés au financial District, puis sur le port des bords du lac (qui ressemble évidemment à un océan, vous devriez vous y faire depuis le temps que je m'en ébaubis). Puis vers le centre Eaton, un centre commercial plutôt joli avec une gigantesque verrière.
Pourquoi tant d'hilarité ? Parce que le mode panoramique du téléphone de Sylvain m'a mutilée. Tu parles de potes.
Le soir, le ciel a été notre limite puisque nous avons dîné dans la CN Tower et son resto panoramique-tournant. Qui donne une vue malade sur la ville et ses environs en plus de bien nourrir ses clients.
Toronto baille naïte
Il y a une zone avec sol en verre où on voit le plancher des vaches 300m plus bas. Ca peut filer le vertige. Heureusement, nous n'avions pas amené nos 42 ours polaires de compagnie.
La bête. Qui est plutôt Belle.
"Fun" fact du soir : j'avais oublié d'éteindre une lumière dans la voiture. J'ai donc eu la joie de faire un aller-retour dans notre quartier juste avant d'aller manger. Grand moment de bonheur au milieu des junkies et autres paumés. Attendre le tram une bonne quinzaine de minutes près d'un dealer et d'une vieille bizarre qui ramassait les mégots de clopes pas tout à fait finis par terre fut un bonheur sans nom. Et c'est une nana qui a vécu à Valenciennes, Evry, au Kremlin-Bicêtre, dans les quartiers pas les plus beaux du 19ème et du 20ème, et maintenant près de Détroit qui vous dit ça. Diantre, que j'ai du goût dans ma sélection de lieux de vie.
En tout cas ces braves petits m'ont gâtée à notre retour à l'appartement avec les jeux de qualité que sont Hanabi et Zombies.
Le lendemain, direction le quartier hipster de la ville : Kensington Market. Bourré de petites boutiques bariolées, de restos végétariens, de vente de seconde main, de tags colorés, de mignonnes maisons en bois; c'est un vrai temple pour la balade.
Suite à ça, nous retournons près de la côté pour prendre un Ferry qui nous conduit aux Toronto Islands, qu'on m'a décrit comme un Havre de nature charmante. Ce qui est bel et bien le cas, mais malheureusement le temps n'est pas vraiment au rendez-vous pour en profiter au mieux.
Heureusement, des activités nous attendent pour pallier à cela !
Etape 1 (non, je n'interpelle personne !) : photo avec la skyline sur le ferry.
Etape 2 : Trouver la ferme à l'entrée de l'île.
Etape 3, 4, 5, et 6 : Devenir gaga devant les animaux et leurs petites papates
Etapes 7 et 8 : Attendre 15 minutes que Charlotte et ses petites papattes se mettent en branle. Puis la mitrailler
Etape 9 : Poser sur la chaise tellement grande qu'elle n'a forcément été faite que pour ça
Etape 10 : Revanche des animaux qui s'acharnent sur le plus faible d'entre nous l'homme musclé du groupe
Etape 11 : Mongoliser sur le pont interdit aux piétons vu que nous sommes seuls sur l'île
Etape 12 : Faire des tags par terre comme des sagouins martyriseurs de paysages
Etape 13 : Suivre les poteaux indicateurs près de la mer
Etape 14 : Se prendre une saucée et en profiter pour inaugurer Hanabi sous le porche d'une charmante chapelle qui se baladait par là
Etape 15 : Montrer à Rabbi Jacob qu'il n'a qu'à bien se tenir devant la silhouette de Toronto
Etape 16 : Se faire bouyave à un battle de Piano par un petit papy en poncho qui se baladait par là en attendant le ferry. S'extasier devant la beauté du papier peint.
Etape 17 : Reprendre la route sous les sunlights des toron-tropiques (qui ont oublié la composante "chaleur" des moussons)
Pour le soir, nous décidons d'aller à la Distillerie, ancienne industrie reconvertie en endroit hype avec moult galeries d'art, restaurants, bars... Sauf qu'il tombe des averses pas possibles en inéquation totale avec une visite en profondeur. On se jette dans le premier resto qui vient... où a lieu un gros repas de séminaire d'une boîte quelconque. On pourrait profiter de leur buffer à volonté, sauf que nos fringues trempées comme une carpe nous désignent comme des touristes. On se fait rediriger vers un autre resto, mais, ne le trouvant pas dans les 20 secondes qui suivent, on s'engouffre dans un autre endroit. Chicos. Les pulls à capuche et fringues de rando dénotent un peu mais on s'en balance, on veut juste arrêter les trombes qui nous tombent dessus.
Moules et frites... Steph ne se refait pas.
Le pas-pont (non Maurice, reste dans ta tombe) des arts local
Repus et fourbus, nous rentrons à l'appart avant de quitter Toronto le lendemain matin.
Mention spéciale à la bagnole recouverte de pelouse (entres autres choses) =D
RépondreSupprimervous z'êtes beaux toussss! je vous déteste un peu de voir toussa (et surtout de pouvoir voir notre canard national) m'enfin vous z'êtes beaux quand même
m'enfin je vous déteste