dimanche 14 septembre 2014

14/09/2014 Detroit, Art City

(Originellement posté le 27/10/2014)

Et bim, ellipse narrative de dingo déglingo : je zappe sur le samedi 13.
Résumé de la journée : On a roulé, on a fait des lessives, on a mangé près de l'Eastern Market, on n'est _pas_ allés au Musée Ford, on a mangé un tout petit morceau de Fudge souvenir (merci Steph pour tes parts raisonnables), on a fait du shopping, et on a fait un tour à Ferndale, ville vivante et bar-bue.

Pourquoi cette injustice ? Est-ce de la Flemme, est-ce de la Superstition, est-ce du dédain envers cette merveilleuse journée, est-ce un oiseau, est-ce un avion  ?

Non, c'est Superman-ifestment-en-retard ! Outre le fait que j'ai 1 mois de demi à rattraper sur ce blog. Bah c'est le mien. Et j'fais ce que je veux. Et je n'ai pas de photo du 13, donc ça voudrait dire faire un article sans image et avec massivement du texte.

 Sans plus de préambules, passons-donc au dimanche 14 septembre. Le truc chouette du dimanche 14 septembre, en plus de son décuple set, c'est que nous sommes allés dans Detroit ! Et comme vous avez déjà lu cet article là, je vais pouvoir expédier celui-ci plus ou moins rapidement.


Première destination, le Heidelberg project !
Après s'être perdus environ deux fois pour y aller (merci à Google de nous avoir dirigés vers le siège social du projet...), nous y arrivons.
Quelques images pour vous mettre dans l'ambiance.



 Vous voyez donc que c'est un bringuebalant bazar en bizarre bordel !
En fait, ce projet artistique est assez génial. Non content d'être né en 1986, meilleure année du monde (n'est-ce pas, Sylvain, Steph, Flo, Coluche & Tchernobyl ?), il a permis, par son culot innovant, de rehabiliter un quartier totalement déserté par ses riverrains.
Tyree Guyton, un habitant de la rue Heidelberg, a voulu revenir habiter l'endroit où il avait grandi après son service à l'armée. Là, il se rend compte que les environs ont été métamorphosés pendant son absence, et pas en bien : c'est comme si une bombe y avait explosé. Les émeutes de 1967 ont fait fuir tout le monde et la déterioration a commencé ... et pris très rapidement.
Son projet est très simple. Au départ, peindre une ou deux maisons de points et y accrocher des objets de récupération pour leur rendre un peu de vie.
Ceci a fait arpenter la rue à Tyree Guyton jour et nuit pendant des semaines. Celui-ci a en plus invité les enfants du quartier à participer. Rendant les environs plus vivables de jour en jour, puisqu'à la base, les gens avaient peur d'y circuler, même de jour.
Maintenant pas moins de trois blocs ont été ainsi redécorés, attirant la curiosité du public, et rehabilitant les maisons ainsi peintes en oeuvres d'art. Les riverrains sont désormais fiers d'y vivre et le quartier se repeuple petit à petit. La rue s'est ainsi transformée en Musée vivant d'intérieur et d'extérieur. Les artistes qui y vivent travaillent quotidiennement à son agrandissement. 

On peut aller s'y balader quand on veut, et il n'est pas rare de tomber sur Tyree (nous, par exemple, on l'a vu).
 Un peu glauque, ce thé qui rappelle celui d'Alice au pays des Merveilles sur une maison cramée.
 Beaucoup de taxis. Pour représenter un quartier qui bouge ?
 Quelques notes d'humour...

Puis nous nous rendons au centre-ville, pour y voir deux des statues emblématiques de Detroit.

 Le Spirit, représentation du lien entre Dieux et Hommes (humanité dans une main, divinité dans l'autre)
 Le Point de Detroit, représentation de l'amour des américains pour le Pierre Feuille Ciseaux (et accessoirement de leur grande force ouvrière au début du siècle précédent)

Petite note sympa : une association distribuait des petits dejs gratuits juste à côté. Comme ça, pour le plaisir. Personne de nous a gonflés, personne ne demandait de sous. Et il y avait la masse de trucs !! Des fruits frais, du pain perdu, de la glace, des garnitures différentes, le tout à volonté !


 La vue sur le Canada, avec une statue qui explique qu'à l'époque de la ségrégation, un exode assez massif se faisait vers ce pays, nettement plus accueillant avec la population noire.
 Un panneau historique, en français dans le texte, s'il vous plaît, expliquant que les premiers colons du Détroit furent des Canadiens-Français en 1701.
Petit passage devant le Renaissance Center de GM avant de raccompagner les loulous à l'aéroport.

vendredi 12 septembre 2014

12/09/2014 Pinery Park

(Originellement posté le 27/10/2014)

Les plus assidus d'entre vous auront peut-être repéré que j'ai modifié le titre de tous mes articles pour ajouter la date approximative d'occurrence de l'évènement. Rien à voir avec le fait que j'ai quasiment deux mois de retard sur ma narration locale... Je passe également en mode "Roman photo".

Previously, in North America... 3 girls and one guy arrive in a creepy house, in the middle of nowhere, to spend the day. They don't know what will happen to them...

* Générique *

En vrai on savait très bien ce qu'on allait faire, mais c'est sûr que la baraque isolée et un peu vieillotte dans un village paumé, ça faisait un peu film d'horreur, surtout avec la poupée affreuse.

Donc ! Journée sportive à l'horizon puisque nous prévoyons de nous rendre à Pinery Park, un petit parc naturel Ontarien le long du lac Huron, pas très loin de la frontière Etatsunienne.
Au programme pré-semaine : faire du canoë et descendre la rivière AuSable à l'endroit où elle se jette.

Le temps nous a fait réviser notre programme (et on a tous torché l'interro), pour se rabattre sur des vélos (je vous rassure on ne leur a pas fait mal).

 Le style Florentin est classieux mais peu efficace dans les côtes.
 Sans les jambes, sans les mains... Quelle acrobate... Mais...
 Niveau acrobaties, Steph et Sylvain nous ont pourri en prenant le tandem ! Après 2 minutes de mise en jambes assez amusante, ils ont même eu le mauvais goût de très bien gérer.

(Florence et moi avons essayé un peu plus tard et avons beaucoup plus admirablement merdé. Mon sens de l'équilibre déplorable m'interdisant de lever les pieds tant que je ne me sens pas en totale confiance - fait impossible en l'état. Désolée Florence.)
 Un beau paysage, des gens superbes.
 Malgré tous ses efforts, Sylvain ne sort pas du cadre.
 Pédalage, puis cours de ricochets. Heureusement qu'on avait révisé.
 L'air naturel, notre passion.
 Les fameux Daltons de la rivière AuSable.
 Malgré tous ses efforts, Sylvain ne parvient toujours pas à sortir du cadre.

Après l'effort, ... l'effort ! Deux petites balades dans la Dune et la végétation particulière de l'endroit, appelée "Savane de chênes"
Après l'effort... l'effort encore ! Nous grimpons la Grande Dune de Lambton Shores. Heureusement le sable était à moitié solidifié par la pluie récente, nous autorisant à ne pas trop trop peiner.

 Idée du siècle ! Et si on descendait la dune en luge, comme au bon vieux temps ? Nos ponchos d'hier  feront parfaitement l'affaire !
 Sauf que non... Heureusement que le ridicule ne tue pas, car je n'ai pas avancé d'un centimètre.
 Et enfin, après l'effort... Le réconfort autour d'un bon feu de camp !


...


En fait non, ce fut sans doute l'effort le plus fourni de la journée. Le barbeuk ne fonctionnait pas, et on a mis pas moins d'une heure et demi à faire démarrer ce foutu feu (merci aux feuilles d'itinéraire qui ont permis de le faire brûler lors de la troisième tentative "de la dernière chance") . 
Autant dire que les steaks dans la poêle en fonte pourrie ont nettement moins de charme. 
Et les yeux mixomatosés par la fumée, c'est cadeau.


jeudi 11 septembre 2014

11/09/2014 Niagaraaaaaaaaa (chut !)

(Originellement posté le 12/10/2014)

Je crois que je vais postuler dans la presse française un de ces jours, je suis aussi pourrie qu'eux en invention de titres d'articles à jeux de mots douteux.

Départ le jeudi matin vers les chutes du Niagara. A savoir que celles-ci sont situées à la frontière US-Canada, et que ceux-ci se chamaillent un chouïa pour savoir qui a la plus grosse.

Version Canadienne : "La vue est plus belle de notre côté"

Version EtatsUnienne : "C'est normal, vous regardez notre pays !"

Bwef. Nous prenons la voiture, pour nous diriger vers ce joyau de la nature (et de l'inventivité humaine, vous le verrez plus tard). Qui dit trajet en voiture dit...

Mais oui, gros dodo et foutage de gueule !

Bon, autant vous dire que cet endroit claque. Ca a mauvaise réputation (et vous comprendrez pourquoi un peu plus tard), mais on en prend plein les yeux. Voici quelques photos (maxi méga filtrées, parce qu'on était quatre à mitrailler)(surtout deux.)(mais quatre quand même.)


 Les chutes "Fer à cheval"
Avec le petit bateau qui permet de les voir de plus près


 Les portraits : Sylvain...
Flo...

Steph...
 
 Même moi je m'y colle...
 
 Et Sylvain et ses cuisses baraquées, de nouveau.
Tous ensembles...
 Option arbre et verdure

Puis, comme on a vu le petit bateau, on décide de se mêler au chaland du chalut, et de chauter dans la chaloupe. Le chale ne suffisant pas, il faut se munir de ponchos. Sexys et seyants.
 Vu comme ça, ça fait un peu beaucoup attrape touristes

 Mais en fait, ça vaut pas mal le coup, surtout que Steph a joué sa Forresta Gump et nous a chopé des places d'enfer de chocolat au premier rang

 On comprend rapidement l'intérêt du poncho sexy vu que la brume créée par les chutes est très présente... et évidemment pas mal humide.
La team bibendum représente !

Voilà, donc c'est assez magnifique et génial. Le truc rigolo, c'est qu'ils ont voulu faire d'autres attractions touristiques dans les parages. Et là, ça devient n'importe quoi. Les stèles historiques que l'on trouve près de n'importe quel monument, ici, elles ne parlent pas de la date de découverte des chutes, ou même des caractéristiques "techniques" de ce phénomène. Non, elles parlent des gens qui les ont fait connaître. Genre "l'abbé machin est venu, et pis il a dit que c'était trop joli par ici. Nananère. Et d'abord mon papa il a une grosse voiture".

Et ce n'est pas le pire. Le pire, c'est la ville de Niagara Falls. Attention à l'overdose d'authenticité et de charme bucolique. Jugez plutôt :



Toute la rue principale est pleine d'enseignes clignotantes et d'attractions diverses mais peu variées autour du thème suivant : se faire un maximum de fric sur le dos de ces crétins de touristes. C'est donc un temple du kitsch. Sauf que Vegas leur fout quand même la misère, donc ça devient juste triste.
Allez, oublions ça avec d'autres vues des chutes.







Il parait que même à Donald Duck, ça lui en bouche un coin.
Après un repas dans l'endroit le moins attrape-gogos que l'on ait pu trouver (c'est à dire toujours sous-authentique, mais à 15 minutes de marche), on reprend la voiture pour aller dans la ville mignonne de Niagara on the Lake.
Qui se trouve en gros à 45 minutes au nord, en remontant la rivière, et en arrivant (comme son nom l'indique) sur le lac Ontario.

La ville est toute choupie et surpeuplée de magnifiques maisons secondaires. On arrive 5 minutes trop tard pour la location de vélos, donc on se contente de marcher le long du golf et de la côte.
 Les trois loulous près de cette petite flaque Ontarienne
 Un authentique bus scolaire américain !
Ceux qui ont de très bons yeux (et qui étaient là ce jour là) pourront distinguer une légère aspérité sur l'horizon : c'est Toronto !

Au moment où l'on s'apprête à repartir, un vieux monsieur très gentil nous tient la jambe 108 ans, nous racontant sa vie, son oeuvre, et nous recommandant des activités. Avant de se rendre compte (quelques années plus tard, donc), qu'on a encore trois heures de route à se farcir et qu'on ne pourra malheureusement pas suivre ses directives. Dommage, il paraît que les vignes et vergers de la région produisent de bonnes choses !

Nous reprenons la route vers Port Frank, pas loin d'un parc Naturel qui nous rapproche de Detroit.
Fun fact : Depuis 3 semaines, j'ai réalisé que les phares de ma voiture ne fonctionnent pas bien du tout. Donc la route de nuit me bousille bien bien les yeux. Au bout d'un moment je me décide à passer en feux de route, quitte à me faire détester des rares voitures que nous croisons. Et là, nous réalisons avec plaisir que mes feux de route n'éclairent pas trop, ce qui me met au même niveau d'éclairage que les autres voitures. Parfait !

Trois minutes plus tard... je trouve un autre bouton. Qui allume les feux de route. Donc je roulais depuis le début avec mes feux de position uniquement. Voilà voilà.

 La revanche est un plat qui peut se manger en voiture


Nous voilà donc au cottage où nous allons passer les deux prochaines nuits ! A la base nous pensions camper... Et vu la température bien, bien basse, et l'heure bien, bien tardive, nous sommes tous plutôt contents d'avoir fait les feignasses !

Surtout vu la déco de goût qui nous attend.
 La poupée de film d'horreur
Et le mieux, la sculpture ignoble de chien ignoble