jeudi 30 avril 2015

15/02/2015 Nouvelle-Orléans, la suite de la suite

Au programme de ce dimanche, le centre-ville (que l'on commence déjà à bien connaître de nuit), un brunch jazzy sur le Mississippi, et évidemment, les omniprésents sont de la partie : la fête et le carnaval.

Départ de la baraque après une nouvelle courte nuit. Comme d'hab, on suit un défilé vers le centre-ville puisqu'on rappelle : il y en a tout le temps.

Nous passons par le French Market qui ne nous impressionne pas outre-mesure : c'est über artificiel en comparaison du reste de la ville. Fausses pattes de croco en résine, souvenirs kitschouille à gogo et plus de 50% des étalages qui vendent plutôt de la bouffe à emporter (mais pas des primeurs, vous vous êtes crus dans un marché ?). 
                                Le French Market : un peu trop d'ordre dans cette ville chaotique, 
                                      qui provoque une criante impression de non-authenticité

A un moment, tout de même, ce bon Ludo bloque sur place, comme tétanisé. S'est-il fait mordre par un serpent en plastique ? Non ! Il a aperçu qu'une des gargotes proposait à son menu... de la tortue !
Sorti de sa torpeur, il en commande un plat. Juste pour goûter vu que 1/On n'a pas faim (les plats d'hier sont encore présents dans l'estomac), 2/ moins d'une heure plus tard nous allons monter à bord du bateau de Tom Sawyer (de rien pour la chanson en tête, je ne fais que partager notre playlist de "passage 5 jours près du Mississippi"). Bilan : la sauce est bonne mais du coup on ne sait pas vraiment le goût de la bestiole. Très cartilagineux et assez gras sont les deux caractéristiques qui se dégagent.

Réussir à déceler la présence du chélonien planqué au milieu des alligators prouve la forte sensibilité Ludienne à la bouffe bizarre

Continuant notre vadrouille, nous passons près du Café du Monde, une institution locale très réputée pour ses beignets. Un dimanche pré-carnaval à midi, c'est ultra blindé de monde : 1h de queue pour avoir une table, 40 minutes pour commander à emporter. Mouais, non merci.

Le Café du Monde fait face à Jackson Square, LA place un peu classouille de NOLA.

Il est temps de nous diriger vers notre repas mouvant et musical. Tous à bord du Steamboat Nachez, où nous avons réservé une table. 
On n'a pas pensé à le prendre en photo de l'extérieur, donc merci Google pour cette illustration.
Un bateau à roues à aubes, n'est-ce pas délicieusement désuet ??

Légère frayeur alors que nous faisons la queue pour monter : l'équipage s'amuse à faire jouer des morceaux par les cheminées du bateau, et le rendu sonore est puissamment horrible. D'autant qu'ils ne choisissent que des airs de parc d'attraction, on craint pour le côté "Jazzy" de la croisière. 
Heureusement, ça finit par s'arrêter et nous sommes accueillis à appendices supérieurs horriblement mutilés et sanglants à bras ouverts et on nous indique notre table.

La.Classe.

Là nous attend un buffet assez simple mais correct (d'après moi). Le groupe de Jazz est posté au bout de la salle et attend que tout le monde ait fini de manger pour entonner. Ambiance assez tamisée, et musique calme, presque trop tranquille.
C'est pas mal mais un peu décevant : je m'attendais à du jazz super pêchu qui fait danser tout le monde

Du coup évidemment on va se balader dehors : c'est pas tous les jours qu'on se promène sur un bateau à l'ancienne comme celui-ci ! Le paysage n'est pas délirant, surtout avec la grisaille, mais regarder le mécanisme tourner constitue un spectacle assez hypnotique !

 Mais où est Victoria Silvstedt ? C'est de la magie !!
 Remarquez ce que tient Ludo : c'est la tortue. Qu'il se trimbalera toute la journée. Le sac plastique a été gentiment procuré par le personnel du Steamboat Nachez pour cause de sauce dégueulasse répandue sur leur moquette.
Evidemment, le drapeau des US se doit de résider sur un bâtiment comme celui-là.

Après être restés sans rien faire pendant deux bonnes heures, il faut évidemment nous remettre de nos émotions ! Une micro-brasserie qui traînait par là nous ouvre ses portes. Comme dans tous les lieux de restauration de la Nouvelle-Orléans, il y a une scène, et quelqu'un qui joue du Jazz dessus.

Jolie ligne de teintes, non ? 
Les deux trognonnes peluches sont les compagnes de voyage de Yann, qu'il emmène partout avec lui dans son trip pour qu'elles voient le monde.
Son Pull Bleu fut également l'un des éléments clefs du week-end, car il devient irrésistible dès lors qu'il le porte.

Ensuite a démarré ce que nous baptisâmes par la suite du voyage "la soirée de la loose". Pourtant, tout commençait bien : nous découvrons un bar à cocktails lounge très classe où on nous sert des boissons atypiques accompagnées d'un apéro tout aussi atypique. Puis rejoignons Bourbon Street où nous enchaînons quelques bars sympathiques. 
Juste une parenthèse. Énormément de gens se baladaient dans les rues avec de longs verres verts pas en vair vers lesquels nous nous destinions, ceux-ci ayant l'air rigolos (l'extrémité ayant une forme de grenade). 1/ C'était dégueulasse (sucré et écœurant, comme toute denrée aromatisée au soi-disant melon). 2/ C'était cher. 
Bref, pour se venger de la manifeste arnarque, 
1/ Ludo a terminé sa tortue (froide, bien sûr !) comme un vieux hobo sur un coin du bar servant ces stupides boissons, embaumant ainsi le reste des potentiels clients
2/ Nous avons rick-rollé le bar qui avait un jukebox électronique
En vrai il me semble que c'était dans un bar différent, sauf que je ne veux pas passer pour une sadique gratuite.
Je voulais le mettre 5 fois d'affilée mais ce n'était pas possible. Grosse tristesse.

Puis ce fut le grand retour à notre repaire de dueling pianos, avec comme toujours une ambiance de malade. On y serait bien restés toute la nuit, cependant, c'eut été un peu gâcher au vu du nombre de possibilités s'offrant à nous. Qu'à cela ne tienne, avec la tortue en moins nous sommes nettement plus mobiles. Nous suivont Katie, une amie Néo-Orléanaise de Yann, qui nous emmène dans un bar à Karaoké assez sympa. Bondé, en revanche. On n'y reste qu'une petite demi-heure et on cherche un endroit plus tranquille.
En remontant un peu plus loin que la rue de la soif, on en trouve un. Il y a une cover (=il faut payer un droit d'entrée) et pas de musicien live. On y va quand même, il paraît que c'est bien.
En fait, pas terrible : les boissons sont chères, la musique pas incroyable, l'ambiance correcte sans plus. Si on n'avait pas payé l'entrée, on serait déjà partis. Là on décide de rester quand même une heure, histoire de rentabiliser (bref : le bar nous aura pourris deux fois !!).

Très mal nous en a pris, puisque Laetitia perd sa carte d'identité. Malgré nos recherches poussées sous les canaps et partout sur le sol, impossible de la retrouver. On demande au bar, on s'imagine que quelqu'un l'a piquée, on refouille et rerefouille. Finalement on décide d'attendre la fermeture du bar histoire de pouvoir chercher bien comme il faut. Donc en attendant, l'ambiance étant retombée, on se pose sur un canap', et, grosso modo, on attend chiantisemment (malgré l'insistance de Laetitia qui nous dit d'aller ailleurs profiter de notre soirée).

Au bout d'environ une heure, Yann et Katie vont dans un autre endroit et nous préviennent mais je n'entends pas. Benoît est rentré depuis 3 bars. Encore un peu plus tard, la meilleure idée devient d'aller au commissariat. Laetitia décide d'y aller seule. Du coup je vais chercher les trois autres. Je fais un tour du bar : personne. Un deuxième tour : la même. Plus de batterie pour contacter qui que ce soit.
Je jette un oeil dehors, personne non plus. Bon. Je m'imagine qu'ils sont partis tous les trois à un moment, las d'attendre. Du coup je rentre seule à l'appart'. Bah les 40 minutes de marche qui m'en séparent ont rarement paru si longues et douloureuses pour les panards !

Epilogue : Laetitia a vu plein de gens rigolos et torchés au commissariat. Le lendemain, le bar l'appelait pour signaler qu'ils avait retrouvé sa carte, glissée sous un canapé.
En démêlant le "comment on s'est tous perdus hier soir ??" je découvre que Yann et Katie avaient prévenu de leur départ. Et que Ludo avait juste pris prendre l'air pendant 5 minutes en faisant un tour de pâté de maison. Évidemment, la déesse du timing a fait en sorte que je le cherche pile poil à ce moment là, et en gros on sera tous rentrés chacun de son côté comme des boulets.


Vous avez vu comme j'ai réussi à me tenir à ma nouvelle formule longtemps ?? Ouaip. Trop fière.

dimanche 26 avril 2015

14/02/2015 Nouvelle Orléans, la suite

Revenons donc à l'ordre chronologique des évènements, avec une tempo-téléportation en février. Nous nous étions quittés après la première soirée en Lousiane et nous apprétions à décrire la première journée complète qui s'ensuivit.
D'un commun accord, lors de la préparation du voyage, nous avions décidé de caser toutes les activités culturelles un peu excentrées le premier jour, histoire d'avoir tout le temps de profiter de la ville et du carnaval par la suite.

Au programme de ce samedi, donc : visitation d'une plantation et tour sur le bayou. Et bien évidemment, gastronomie culturelle pour agrémenter.

Le réveil à huit heures fut fort douloureux. Encore heureux, c'est Benoît qui avait la bonté de conduire et ce brave jeune homme avait plus de sommeil dans les patounes que nous autres.

Direction : La Laura Plantation, l'une des plus recommandées du coin pour sa visite intéressante.
 L'entrée du tour, avec vue sur la maison de type colonial. La peinture n'est pas d'époque mais a été refaite en adéquation avec les couleurs originelles.
Remarquez qu'on était à la mi février, qu'à Detroit il faisait -20, et qu'ici on pouvait se balader en pull.
 Notre guide Ethan n'aurait pas dénoté chez les One Direction. Blague à part sur sa jeunesse apparente, il connaissait l'histoire de la famille sur le bout des doigts.
 Tout le mobilier était d'origine ou reproduit via des peintures. Ils ont pu créer ce tour à partir des notes de Laura, une fille des propriétaires (qui devint ensuite la propriétaire elle-même)
 Je m'attendais à ce qu'on se balade plus à l'intérieur de la plantation, mais la visite est déjà très complète sans cela. Ils mettent beaucoup l'accent sur l'histoire de la famille des proprios mais en profitent pour bien décrire le système de l'époque.

 On apprend aussi que certains esclaves étaient de fameux architectes, puisque c'est eux qui ont bâti cette baraque, encore debout de nos jours dans une région assez peu favorable climatiquement (marais + ouragans font rarement bon ménage avec les habitations).

 Les baraquements que l'on voit là sont les anciennes cuisines. Les esclaves, eux, logeaient dans des cabanes de bois au milieu des plantations : plus rapide pour aller travailler aux champs.
Petit électrochoc : les prix des esclaves en vente en 1808 traduits en euros 2003 (en prenant compte de l'inflation). 100k€ max pour la vie d'un homme, sympa.

 Lire le règlement sur la façon de traiter les esclaves fait sacrément frémir; surtout quand on sait qu'aussi dures que soient les conditions décrites, elles n'étaient pas toujours suivies. Il y a seulement 200 ans de cela ! 
 D'après le guide, les esclaves "américains" n'étaient pas traités différemment des esclaves "français" (la Louisiane étant restée cocoriquienne jusqu'à 1803, et les gens n'ayant pas changé de langue ou de culture du jour au lendemain).


 Si nous avions eu du temps, les visites suivantes tentaient bien... Mais avec le tour du bayou prévu dans l'aprem et il la nécessité de nous sustenter, impasse.



Nous voici donc dans un petit boui-boui au bord de la route à la décoration pour le moins intéressante.


Plein de spécialités locales. Nous optons tous pour des écrevisses, recommandées par Benoît. Sauf Ludo, parce qu'il kiffe faire son intéressant.

Les rations sont pour le moins... Imposantes. (A tel point qu'on est tous en train de les photographier, comme vous le voyez).

Tristesse et preuve que l'esclavage laisse encore des traces dans la région : ils vendent également.... des roux, oui. Mais vintage !

Destination suivante : le bayou ! Nous avons réservé un petit tour en bateau sur les marais si typiques de la région. Enfin je dis typique, c'est un euphémisme : la Louisiane à l'origine est un gigantesque marais, c'est d'ailleurs assez saisissant vu de l'avion.

Notre guide Brandon, dont la ressemblance avec son homonyme de Beverly Hills nous saisit tous, est un vrai américain pur et dur. En guise d'apéro pour le tour, il nous fait passer son album photo où on le voit faire mumuse avec des alligators (logique, c'est dans le cadre de notre visite), mais aussi... Chasser le sanglier en famille et autres joyeusetés. Euh. Ok.

Il n'y a pas foule d'alligators en cette saison (ces feignasses hibernent), mais la faune bayouienne comprend aussi ces charmantes bestioles que sont les ratons-laveurs. Qui sont apparemment de vraies plaies pour la faune et la flore locales, sauf qu'on s'en fout parce qu'ils sont trop kawaii avec leurs 'tites papates.

On croise aussi un héron-je-crois, typique des descriptions fauniennes de Marie

Et PAF ! Alligator ! Trop bien, il semble encore tout endormi, aucun besoin de trop s'en éloigner. 
En fait, Brandon nous explique que contrairement à l'image qu'on s'en fait d'après les films, ces bestioles sont de nature très docile et qu'ils sont très peu agressifs. C'est juste qu'une production d'horreur à base de ratons-laveurs foutraient un peu moins les boules.
 Et à partir de là, SURPRISE ! Le guide nous a ramené des spécimens de la faune locale pour nous faire découvrir le vrai bayou. Aucun animal n'a été maltraité durant cette manœuvre grâce aux explications de Brandon, sauf peut-être les morts. Un peu.

 D'abord des tortues rigolotes, dont celle-ci qui a un petit nez tout pointu et qui peut tirer la langue super loin.

 Puis ce ragondin; qui doit être l'oeuvre de Chuck Testa tant il est réaliste.
Un bout de fourrure de je-ne-sais-plus-quelle-bestiole, qui a adoré passer entre nos mains.
(Cet enfoiré de guide m'a grillée à cette occasion, attirant sur moi l'attention d'une trentaine de passagers)

La carapace de Tortue Géniale !
Et puis...
 Des serpents !
Truc fun : Brandon nous passait les spécimens l'un après l'autre, d'abord côté droit, puis côté gauche. Quand il a fait surgir un reptile, il a d'abord tenté de le faire partir à droite. Les 6 personnes à côté de lui ont hurlé (alors qu'il avait bien expliqué que la bestiole était inoffensive). Il a donc tenté de le filer à quelqu'un plus loin, sans succès.
Du coup, il se tourne côté droit, là où nous nous trouvions. Là, instantanément, 8 mains se tendent pour saisir le serpent ! Hé ouais, nous on est des vrais badass.
Autant le premier serpent était choupinou tout doux, genre pépère en charentaises, autant ce second se mouvait ultra rapidement. C'est vraiment une chouette expérience.

 Et enfin, le clou du spectacle, un alligator ! On croirait un bébé, mais il a en fait déjà deux ans. Le guide est obligé de lui mettre ce sparadrap autour du museau momentanément pour des raisons de sécurité, mais nous montre en live que ce n'est absolument pas nécessaire. Bébé wally reste en effet tout tranquille entre ses mains.

 On continue en même temps la balade sur le bayou et son paysage si pittoresque...
...avec encore 2-3 alligators en semi-hibernation aperçus. Puis retour à la voiture et Benoît nous embarque vers une balade dans le bayou pour aller voir le coucher de soleil.

 La végétation se prête bien aux compositions à la con.

 Le Yann et la Liane.

Victimes de notre temps: sur les 5 personnes de cette photo, quatre sont en train de prendre la selfie, ce qui nous a donné plein d'angles différents. Devinez c'est qui la pisse froid n°5 ?
La lumière du couchant ne rend pas trop, mais je poste cette image quand même : Je me souviens qu'il y avait un délire sur cette écharpe déployée mais si quelqu'un a une réminiscence plus précise, je prends.
 
 
Après cela, retour à NOLA pour une soirée similaire à celle de la veille, en un peu moins longue. Je ne détaille pas parce que j'aborderai tout ce qui est carnaval dans un post séparé. Juste, pour que vous ayez conscience des portions américaines, voici ce que nous avons reçu en commandant un "appetizer" pour 4.


 Le bazar coûtait une douzaine de dollars, donc on pensait réellement avoir des petites bouchées pour goûter. On est repartis avec 4 doggy bags ce soir là (vu que le plat qui suivait était également à la hauteur).


jeudi 16 avril 2015

16/04/2015 La SNCF vous informe...

... qu'un incident de flemmasserie mêlée de peu de temps libre a provoqué un retard d'environ deux mois sur toutes nos publications. Nous vous remercions de votre compréhension.

Bien le bonjour, chers lecteurs délaissés. 

Première info, ça va bien entendu mieux, et cette absence de nouvelles n'était pas le signe de mon trépas auriculaire, mais plutôt le chien de Mickey. Pardon, mais plutôt la conséquence d'une grosse montée en charge au travail qui m'empêche d'utiliser mon salaire pour raconter mes aventures. Ce n'est pas sur le point de se calmer, d'autant que je fuis vers Las Vegas ce soir, babies. 

Deuxième info, je suis super à la bourre. Il y a d'abord mardi gras à raconter, puis Vail, puis la Saint Patrick, le combat MMA, le Kentucky et son Trucking Show, le re-retour à Toronto et Niagara, la visite de Detroit avec un guest from NyouYôôr, et bientôt l'Utah également. En plus d'articles que j'ai envie de pondre depuis un moment sur les menues différences du style de vie américain, ou des évènements 100% Detroit comme la Marche du Nain Rouge. Et cette file d'attente conséquente me motive à peu près autant que la perspective de devoir récurer du parquet avec une brosse à dents usée jusqu'à la corde en écoutant Ilona qui chante "c'est Noël" en boucle.

Troisième info, il faut bien dire que je ne me sens pas de taille à habiller la Nouvelle Orléans de ma prose. J'ai passé un paquet de bons week-ends depuis que je suis ici, et jusqu'à présent j'ai fait de mon mieux pour les retranscrire au mieux ici en tâchant d'en capturer l'ambiance. Ça a plus ou moins bien marché par le passé : quand je rentrais d'un voyage et que je pensais à l'article à pondre, au fur et à mesure je préparais des phrases sympa dans ma tête, puis je raffinais. 
Pour la Louisiane, ça me semble compliqué : bizarrement je n'ai pas de subite inspiration pour des formulations fidèles et mordantes des moments vécus. A part énumérer des superlatifs, je ne vois pas  bien comment je vais m'en sortir.

Aussi,  j'ai pris la décision majeure suivante : mes futurs articles seront en mode album photo annoté. Plus d'envolée lyrique de 8 pages avec monologues intérieurs pour expliquer comment je me coupe les ongles. 10 lignes de texte max, puis une énumération de photos légendées. Ça ne me plaît pas outre mesure, cependant ça me paraît mieux que de laisser cet espace en friche totale, non ?