(Paf. Je démarre par une parenthèse parce que je suis une déglingo. En cherchant un jeu de mot à la con pour mon titre - on ne se refait pas -, grosse découverte : des gens font des sculptures en fromage ! Mais c'est pas complètement fou, ça !?)
Ces derniers temps, en proie à une inaction toute januarienne, je me loquise pas mal quand je suis ach'baraque. Et devant mes échecs successifs à m'approprier le Tesseract par un simple Actio; il a bien fallu trouver une autre façon de se bouger un peu le séant.
Ca fait un moment que je me disais qu'il fallait que j'aménage un peu plus ma chambre, au décor follement proche d'un complexe hospitalier. Assez peu hospitalier, donc. Et c'est ainsi que j'ai décidé de ... lire deux bouquins; finir les Friends; regarder la série Black Mirror (que je recommande chaudement d'ailleurs) et d'autres films. Autant vous dire que le concept de "se remuer" est parfaitement intégré chez l'homo-sapiens-canapiens.
Après avoir flemmisé une fois de trop, ce week-end, j'ai pris les choses en main ! Depuis le temps que ça me trottait dans la tête, j'avais une migraine pas possible à cause du bruit de sabots une idée assez précise de ce que je voulais. Et j'ai pu parfaitement le réaliser. Et par "parfaitement", j'entends "ça se ressemble à rien mais on s'en fout".
Recette pour ... 4 micro-étagères custo
Ingrédients :
- Des planches de bois vernis parfaitement découpés
- 4 rectangulaires 5x20 cm
- Des supports pour étagère métalliques à visser dans le mur. De préférence de type "tablette invisible"
- Des embauchoirs de type bien particulier pour maintenir les objets à exposer
Outils :
- Une visseuse électrique et ses vis
Bon, ça, c'eut été la version optimale. Sauf qu'évidemment je n'avais rien de tout ça. Et en plus, n'étant pas chez moi et doutant de la ré-utilisabilité de mon projet pour qui que ce soit d'autre, il me fallait éviter de percer des trous dans le mur.
Inventaire de ce que j'ai sous la main :
- Restes de découpe des meubles en kit que j'ai achetés. Les fameux "mais qu'est-ce que j'en fous de ce bazar" qui restent dans la main après trois heures de travail acharné à décrypter les dessins parfois abscons pour monter Skrüvsta.
- 2 planches d'environ 8cm sur 70. Epaisseur 2cm.
- 2 planches d'environ 4cm sur 70. Epaisseur 1.5cm.
- 2 planches d'environ 2cm sur 15. Epaisseur 1.5cm.
Ha bah voilà, je vais pouvoir découper les premières planches pour en faire des morceaux de taille adéquate ! Hop, je me saisis de ma scie circulaire et....
Uhm. Coloc ? T'aurais une scie circulaire ? Non ? Une scie à débiter ? Arf. Une normale alors ? Oh. J'sais pas, moi, un truc qui coupe un peu, quoi. Steuplé ?
Evidemment, il reste l'option raisonnable "se bouger le postérieur et aller dans un magasin de bricolage pour demander un travail de pro". C'est ainsi que munie d'un couteau de cuisine pourri mais un peu dentelé quand même, je me suis attaquée à la découpe.
Le travail de précision, c'est ma grande passion.
Le couteau a l'air balaise, comme ça, hein ? Je vous assure que non, c'était la merdicité même.
Voilà, je pense que je m'en serais aussi bien sortie avec ceux-ci.
On en avait des mieux mais il me fallait éviter de bousiller les affaires couteuses de coloc.
Malgré les deux crampes au bras et trouzmille échardes de sciure présentes dans mes petites mimines à la fin de cette étape, tout n'était pas terminé. (J'en profite pour remercier tous les fabricants de meubles de type "à monter soi-même" de choisir du bois tout pourri, sans quoi j'y serais encore).
Hé oui, sa majesté Dame Gravité nous gratifiant de la joie de sa présence à chaque instant, il me fallait trouver un moyen de fixer planchettes au mur en respectant deux principes fondateurs :
- 1/Eviter de transformer mon mur en gruyère (encore, le cheddar serait passé. Chiottes.)
- 2/Pouvoir supporter une masse légère mais quand même bien présente.
C'est ainsi que j'ai pensé avoir recours au meilleur ami du bricoleur daubesque : le scotch à double face ! (J'ai également envisagé le "Ni clou ni vis", seulement je n'en avais pas sous la main, et puis le double face a un effet "léché" encore plus merdique, il faut bien le dire, et quitte à avoir du matos de merde, autant le faire jusqu'au bout).
Seulement, bien au courant qu'une surface de collage de 2cm d'épaisseur ne suffirait pas à soutenir quoi que ce soit, il a fallu trouver un support plus large. Il me restait justement un peu de placo-bois qui pourrait remplir parfaitement cet office. Facile : suffit de re-découper les chutes en deux.
Ha. ha. ha. Une agonie & un sol ressemblant de plus en plus à du vieux parquet décati qu'à de la moquette plus tard; me voilà en présence des éléments finaux. Reste à intégrer le tout.
(En vrai je ne vous raconte pas ça dans l'ordre exact où se sont déroulées les choses, parce que j'avais déterminé dès le début que je me servirais des chutes pour le support, et même que je savais qu'il fallait que je taille les "gros morceaux" près des bords afin de pouvoir les clouer aux "petits morceaux" sans devoir poncer. Mais cette histoire de type 3617 MaVie (Hey !! Salut les années 90, ça farte ?) est déjà suffisamment chiante, il faut bien que je trouve des rebondissements.)
Munie d'un marteau et de mes faux cils et d'un paquet de clous, je fixe donc le petit dans le grand et, quelques coups plus tard, les voilà tous deux béats. Pas autant que mes pouces qui ont gagné une apposition gratuite de vernis bleu.
Admirez le service antivol incorporé à base d'échardes acérées
Ne reste plus qu'à faire la fixation et à placer les objets à exposer. Trop facile. (Si vous vous demandez depuis le début où je veux en venir avec ces foutues étagères, nous ne sommes plus loin du but. Je vous file un indice et trois secondes de réflexion : il s'agit de mettre en valeur des souvenirs que j'ai pris à des endroits et des moments très éloignés les uns des autres. Mais à quatre évènements très similaires ... ayant pour protagonistes principaux des millionnaires en short qui ne se baladent pas par troupeaux de onze).
Etape 1: done. Je m'attendais à moitié à ce que ça ne marche pas, mais...
3
2
1
Fin de la réflexion !
Tadam ! Voilà !
Il fallait bien qu'elles servent à quelque chose, ces foutues casquettes au rapport qualité-prix exagérément bas.
Pour bien faire cheap jusqu'au bout, se servir de vieux sachets plastiques et autres restes de papiers d'emballage de chaussure en tant que rembourrage de casquettes.
Et ne pas oublier de fixer les 4 mini-étagères de manière à moitié aléatoire sans faire de mesure préalable pour bien s'assurer que le tout ait l'air bancal.
Le truc ballot c'est que maintenant, je me carre à moitié du tennis, sauf pour Fed ... qui a perdu au troisième tour de l'Open d'Australie, réduisant mon intérêt pour ce tournoi de 99%.
N'empêche que depuis le temps que j'avais cette idée derrière la tête, ça me fait bien plaisir de voir ces couvre-chefs couvrir mon mur, pour changer. En plus maintenant je ne me sens plus suivie.
.jpg)

.jpg)
.jpg)
.jpg)
.jpg)
.jpg)










.jpg)
.jpg)
.jpg)
.jpg)
.jpg)
.jpg)
.jpg)
.jpg)
.jpg)
.jpg)
.jpg)
.jpg)