vendredi 31 juillet 2015

25/07/2015 - Tobermory

Si vous lisez cet article, ça veut dire que j'ai réussi mon challenge de rattraper le présent avant de partir en grandes vacances. Sachez-le donc : je suis très fière de moi.
Sachez-le aussi : à partir de mercredi, je vais vous spammer à coup de posts très courts sur les vacances sus-nommées.


A mesure que l'on se rapproche de décembre, je me rends compte que mon temps ici est compté. Surtout le beau temps, à vrai dire : les week-ends estivaux dans le Michigan qui me restent se comptent sur les doigts d'une main. Or, la région, et l'Ontario avoisinant, regorgent de splendeurs naturelles nettement plus appréciables lorsque la chaleur est de la partie.

Ainsi, très récemment, Alec (encore un nouveau !) mentionnait à Marion et Robin l'existence de la ville de Tobermory, au Canada. Il suffit à ces derniers de faire une rapide recherche sur google images pour inscrire le lieu à la liste des MUST à visiter avant de partir.
Après un transfert de connaissances, je les imitai.
Tentez l'expérience : vous aussi aurez envie d'y aller.

Il fallait agir vite, en tout cas. Donc pif paf pouf, le 6 juillet on décide d'y aller, et le 25 juillet on se met en route. C'est comme ça.

Robin dégotte un camping pas trop bondé (alors que le restant des locations est -encore une fois !- rempli à craquer). On y arrive en fin de soirée vendredi, et Lyse et Alec nous rejoignent au beau milieu de la nuit (ils n'ont pas eu la chance de pouvoir quitter le taf tôt, et il y a plus de 5h de route).

Premier jour : 
- Petit dej de méga champions (Alec, en bon américain, a ramené le matos de camping de folie, et nous fait des croissants chauds et du bacon)
- Visite du village de Tobermory, et tentative de réservation de bateau pour Flower Pot Island
- Déconfiture (comme si on n'avait pas assez déjeuné !) et décision de reporter au lendemain (l'autre alternative étant de ne rien faire)
- Espérance de squatter le bateau d'un gars appelé Paul, qu'Alec a abordé en lui demandant s'il pouvait nous emmener faire un tour, on le paierait.
- Nouvelle déconfiture :  après avoir d'abord dit oui (mais il ne veut pas accepter d'argent), il lui ensuite fait comprendre qu'en fait ça ne l'arrange pas. On vannera Alec tout le week-end sur son ami imaginaire.
- Départ vers le Bruce Peninsula National Park où de multiples superbes attractions nous font de l'oeil
- Nouvelle déconfiture : le parc est bondé. On nous dit de repasser en fin d'aprem.
- Pleins de ressources, nous choisissons une autre entrée du parc. Là aussi plus une seule place dispo, mais l'attente est moindre. On prend notre mal en patience. On fait bien.
 Plage de galets blancs à perte de vue, avec également des rochers sculptés par l'érosion. Le tout longeant une massive forêt de pinèdes. 
...
Et là, vous avez les couleurs dégueu de ma fonction panoramique.
...
En vrai, c'est comme ça :
 Oui oui, c'est le lac Huron.
En plus d'avoir une gueule paradisiaque, on est forcés d'escalader pour évoluer... 
Oh bah zut alors :D :D :D

 Oui, j'ai été actrice et ça se voit.
Alec prend un certain plaisir à nous expliquer que Pépé le putois, dans sa version originale, est français et non italien. Aussi l'imite-t-il avec un fort accent bien de chez nous.

On se baigne, et cette eau ultra claire et d'un bleu-vert turquoise profond (kikoo Marion !), sur une plage de galets bien bien casse gueule, ne peut que me rappeler la petite crique en Corse où toute ma famille doit évoluer en ce moment. Coucou les loulous ! L'an prochain !!
En revanche, le lac a quasi dix degrés de moins que la méditerranée à Porti-Poddu...

Après nos petites excursions aquatiques et terratiques, nous retournons à la voiture. Bah oui, on n'a pas encore pu voir les beaux coins ;-)

Folie furieuse de ce samedi : le parc est ENCORE bondé. Alors que nous arrivons 1h plus tard que prévu (~6h, normalement toutes les familles devraient être parties). Le ranger nous explique que, comme il devait faire un temps caca tout l'aprem, les gens sont arrivés très tôt. Et étant donné que l'ultrèmement fiable météo Nord-Américaine a encore frappé, il a fait magnifique toute la journée. Donc le monde arrivé le matin, pas con, s'est dit : hé bah on va rester !
Ils laissent quand même entrer quelques voitures au compte goutte. Si un nombre suffisant de bagnoles sort avant que nous arrivions au comptoir de l'entrée, on nous laissera passer. Sinon, roulez jeunesse. Alors on fixe, on fixe, on espère et on attend. 
Et YOUHOUUUU quand la 6ème voiture sort, c'est notre ticket d'entrée !!

Comme nous arrivons bien plus tard que prévu, l'impasse est faite sur Cyprus lake et d'autres endroits mignons que nous voulions admirer de nos yeux ébaubis. Direction : The Grotto, l'attraction #1 du coin.
 Même le petit chemin en forêt est trop mimi choupinours
Puis on atteint à nouveau la plage de galets, décorée d'une arche naturelle qu'on se demande ce qu'elle fout là (et qu'on prend en photo avec des gens dedans après)

 On se paume un peu en essayant d'aller vite, mais le paysage reste acceptable...
Et nous voilà à la grotte ! Uhm pas mal, mais je m'attendais à un peu mieux.
Oh, il y en a une seconde un peu plus loin ?
Ha oui. On ne joue plus dans la même cour, là.
Un endroit des plus opportuns pour caser nos têtes (et ainsi le masquer...)

Evidemment, vous connaissez la suite : on y descend !
 La lumière à l'extérieur...
 ...comme à l'intérieur...
...ainsi que les textures sont tout simplement dingues.


Mais ce n'est pas ça, le mieux. Le mieux c'est qu'il y a un trou sous-marin, qui mène vers l'extérieur du lac. Nous avons justement amené des masques et tubas. La couleur azur qui se dégage du trou lorsque l'on plonge, avec les petits flocons de lumière dorée qu'on aperçoit se reflétant sont quasi hallucinatoires. Avec Alec et Lyse, on plonge, et replonge, et rereplonge.

Je sens que je pourrais passer en dessous, mais l'eau est vraiment très très froide, et le simple fait d'aller à 2m de fond me tétanise à moitié. L'idée de me retrouver coincée sous le trou et de laisser les quatre autres avec un cadavre n'est pas non plus outrageusement encourageante. Je me contente de me caler en dessous et d'admirer, puis de remonte du même côté.

Pour vous donner une idée de la physionomie du bazar :
Et la vidéo ne rend justice ni à la difficulté d'évoluer sous l'eau (pour nous il faisait noir à l'intérieur de la grotte, et nous ne disposions pas de palmes), ni au froid, ni à la beauté de lieu.

Bref, à un moment il faut partir, il commence à se faire tard, et nous avons encore des choses à voir avant le coucher du soleil. Problème pour moi : avec mon syndrome Jacques Maillol, je ne me suis pas aperçue que je crevais de froid. Neuf de mes dix doigts ne sont plus irrigués et ne renvoie plus de sensations. Juste avant de remonter (nécessité d'escalader), ce n'est pas très rassurant.
Heureusement l'ascension est moins difficile que la descente et tout le monde y parvient sans heurt. 

On longe ensuite la côté vers Overhanging point, un endroit où l'érosion a créé une sorte de vague dans la roche, donnant ainsi l'impression de se déplacer sous un toit.
Seulement nous avons perdu trop de temps dans la grotte (ooops. Ma faute.), et nous devrons nous "contenter" de ce coucher de soleil :
Bon... ok... si vous insistez.
 
Le trajet retour se fera principalement de nuit : le temps est passé si vite ! Et quand nous retournons à la voiture, il est déjà près de 10 heures. Nous pensions à la base faire des courses et manger autour du feu de camp, sauf que les supermarchés sont fermés. Heureusement, on trouve un resto qui veut bien de nous. Puis on rentre, et décide que l'expérience camping ne serait pas complète sans un feu nocturne.

 
Vouaaaala ! Maintenant on a le droit d'aller dormir.
 
Le dimanche, il faut démonter le camp et se préparer avant d'aller prendre le bateau pour Flower Pot Island. Autant dire que le réveil fait plaisir...
Mais on s'en fout ! A peine arrivés sur le quai, Paul nous accueille avec son ciré jaune et son air de vieux loup de mer. De suite, ça fait plaisir !
 
Le trajet, à bord du Flower Pot Express, finit de nous réveiller tout à fait. Le capitaine décide de se faire plaisir et de nous faire plaisir, et fonce à toute berzingue le long des côtes. Il maîtrise totalement son environnement, et les différentes profondeurs des environs. C'est grisant.

Et on arrive. Et c'est beau.
 C'est à ces formations rocheuses que l'île doit son nom. C'est vrai que ça peut ressembler à un pot de fleurs, d'autant que la végétation arrive à s'implanter dessus.
 Encore une fois, on en profite pour se baigner
(Encore une fois, on se les pèle)
 Marion s'est trouvé un nounours. Pas facile à faire entrer dans les bagages.
 Ils ont pas le style, nos Pépé "lé piou" et sympathisants ?
 Ca a beau ne pas rimer : Lac Huron, ça vous gagne !
 Vue sur le plus gros des deux Flower Pots depuis le sentier forestier
Pour la petite histoire : tout était immergé il y a des millions d'années, et on a eu le même genre de phénomène d'érosion qu'à Bryce, avec des couches de roches plus ou moins résistantes.
Pour ceux qui se foutent de la petite histoire : ok, vous avez un point, c'est joli.
 
Quelques petites randos plus tard, on trace pour reprendre le bateau, ce coup-ci avec escale épaves (celles-ci seront bien plus imposantes que celles de Alpena, et l'eau plus claire). 
Et il est déjà temps de rentrer.
Mais avant, quand même, un café pour la route (avec Paul).

03/07/2015 - Sunrise Coast

Comme un chacun sait, le 4 juillet aux Etats-Unis commémore l'indépendance du pays. Subséquemment, comme pour toute fête nationale, nous avons passé le week-end à nous recueillir à l'idée de ces braves libérateurs, qui ont parfois donné leur vie pour la naissance d'une nation.

Bon, en vrai non. En vrai on a juste profité du vendredi férié pour bourlinguer dans le Michigan.

Destinations : Port Austin, Tawas City, et Alpena. En gros, le long de la côte est.

Un joli tour de moufle
 
Petite intro déjà sur la difficulté à trouver des logements pour ces dates, les plus prisées de toute l'année. Tous, mais alors vraiment tous les gens du Michigan vont "Up North", dans leurs maisons de campagne, chez la famille, chez des amis, où en location de cottages. Par conséquent, à l'arrache que nous étions, nous fûmes confrontés à de nombreux échecs lors de nos tentatives de réservations.
Déjà, tout ce qui était bookable en ligne : complètement épuisé.
Du coup nous avons dû faire comme au bon vieux temps : des listings de cottages/campings dans chaque ville, répartition des appels par zone, puis décrocher le téléphone, et demander si on peut rester, se faire envoyer chier, et recommencer. Bonheur et joie dans les chaumières.

Au final on a trouvé in-extremis. Fiou.

Petite anecdote qui prouve que je suis quelqu'un d'ultra organisé : un mois plus tôt, j'avais réservé deux places pour le concert de Pink Martini avec Lyse, le 2 juillet au soir. Quand on m'a proposé un week-end le 4 juillet, j'ai dit "mais bien sûr que oui !". Et ce n'est que deux jours avant que j'ai réalisé qu'avec un jeudi ferié, ça faisait commencer le week-end le... 2 juillet au soir.
Adieu mes petites boissons préférées de James Bond roses. Une prochaine fois peut-être.

Nous partons en MadMobile le jeudi, avec Alain, Marion et Robin. Précisons de suite que la clim' de la tuture est dans un état peu reluisant et que nous allons donc avoir le luxe de rouler dans un sauna ambulant.

Kara, dont je ne pense pas avoir parlé jusqu'ici, et que je présenterai donc rapidement : amie américaine qui bosse chez un véto et femme d'un français ex-VIE Faurecia (Romain), nous rejoindra le lendemain soir puisqu'elle a la chance de bosser le vendredi férié. Choisissez des professions qui sauvent des vies, qu'ils disaient.
(Pour les mauvais qui ne se souviennent pas des autres protagonistes, cherchez Holland et Toronto/Niagara d'avril).

Comme nous avons "choisi" l'option camping pour le premier soir, le coffre est blindé à craquer. Toutefois ce sera la première expérience d'Alain en la matière, il faut donc lui en foutre plein la vue.
Très jolie coopération pour monter les tentes, le jeune homme mérite un 9/10 de la part de Jacques Martin en personne
 
Bonne surprise : le camping nous avait précisé deux fois qu'on n'aurait ni douches ni électricité sur site. Et donc, on a disposé des deux. Après une soirée (trop) fraiche au coin du feu, dodo time, et on se réveille de (trop) bonne heure pour démonter les tentes et partir faire du kayak.

Mauvaise surprise : la résa que nous avons, c'est pour des kayaks doubles, et la balade que nous avions prévu au Turnip Rock n'est prévue que pour les kayaks simples. Or, nous ne sommes venus dans cette ville que pour voir cette foutue caillasse. Qui d'ailleurs n'est accessible qu'à la rame, étant entourée de propriétés privées.
Filous que nous sommes, nous prétendons que nous allons suivre les conseils du club et faire le trip pour les nuls, mais en vrai contourner le port et aller voir notre Rocher Navet préféré.
(Comme le contournement du port est le segment le plus compliqué de l'expédition, la boutique aurait vraiment dû nous laisser partir de nous mêmes :D)

Bon et maintenant je vais écourter car on vient de me signaler dans l'oreillette que je m'étendais trop en ces blanches pages du web.
 La partie "diversion" de la promenade est sympa quand même...
avec des jolis rochers plats qui se prêteraient bien à une sieste si nous n'avions pas un but caché
 
 De délicieux sandwiches sur une plage paradisiaque et accueillante en guide de pique nique pour nous requinquer
 
 (irony inside : les sandwiches étaient ultra bateau et fades alors qu'on les a attendus 30 longues minutes. Un petit vieux nous a fixés avec insistance tout du long de notre repas, et sa femme est venue nous expliquer qu'on s'était posés sur une plage privée. Oups.)

 
Et nous y voici !! Ohhh le beau navet !! 
(Non je ne parle pas d'Alain)
 C'est un coin vraiment sympa, le seul souci c'est que comme toute la côte est privée, et que c'est très touristique, les proprios ont été obligés de saccager les rochers à grands coups de panneaux "No trespassing". Bonjour le paradis.

Le chemin du retour est ultra crevant, avec un contournement du port à effectuer face aux vagues, ce coup-ci. Or celles-ci prennent un malin plaisir à envoyer le bateau de travers, cap vers l'horizon. C'est chaud patate. Tout ça parce que, à un moment dans le passé, deux boulets ont réussi à s'ensabler avec des kayaks doubles... On ne les remercie pas.
 
Après ça, il est temps de prendre la voiture, et de s'acheminer vers notre destination au gré de la route. L'endroit où on dort ? Au Gres. C'est marrant pour ça le Michigan, énormément de noms sont français puisque les colons venaient de par chez nous. Par contre ce n'est pas souvent pas évident à prononcer (exemple : rivière AuSable => Ossèbeul river).

On galère un peu à trouver un endroit pour manger, emmenés par google dans une sorte de parc aquatique fantôme en lieu et place de la pizzeria qui nous intéresse, mais tout finit bien.
Kara nous rejoint, au taquet pour le reste du trajet !



Le lendemain matin, départ (tôtif) pour Alpena. On arrive à la dernière minute pour faire un tour en bateau permettant de voir des épaves. La ville est mignonne, cependant le yacht "à fond de verre" nous déçoit un peu : il y a deux petits postes où l'on peut voir le fond avec les bateaux immergés. C'est sympa, sans plus. Et toujours une bonne occasion de mitrailler. (Sachant qu'Alain est surnommé "Le Grand Senseï du Filtre", devinez laquelle de ces photos est de lui ?)
Coucou Marion et Kara ! (rien à voir avec Simon et Odile)
 Coucou les monsieurs dans l'hélico !
 Coucou les animaniacs !
 COUCOU LES GENS QUI DORMENT !
 Coucou les gens qui sont réveillés !
Coucou, tu veux voir ma b...arque ?


On ne dirait pas trop comme ça, mais il faisait une chaleur de plomb, la sieste avait un côté bien tentant lors de cette balade le long de la côte.

S'ensuivit une bonne balade dans Alpena, agrémentée de fraises du marché. Une bonne bouffe et une hésitation à faire un tour d'hélico plus tard (35$ les 5 minutes. Court mais vraiment cheap !), nous retrouvons les voitures - pardon : la voiture et le hammam - pour retourner doucement vers le sud. Arrêt à East Tawas où nous marchons gaiement dans le sable sans se sentir coupables. 
Admirez au passage le concours de sculpture sur sable de la ville de toute beauté.

 Dans Tawas State Point Park, tout est neuf et tout est sauvage.
 Y sont pas mimis ?
(bis)

D'aucuns se baigneront même courageusement. Parmi eux, certains homonymes d'un renard des bois choperont une otite et un blocage de dos plutôt pas glops. Malgré quoi nous continuons notre évolution vers Tawas City, où se déroulera le feu d'artifice.
D'ailleurs c'est très sympa : de là où nous sommes, nous avons vu sur toute la baie (l'intérieur du pouce et de l'index, cf carte là haut). Du coup on voit des douzaines de petits feux d'artifices au loin avant que le nôtre ne démarre.

C'est zouli tout plein mais on se pèle le séant, donc à peine le spectacle terminé, hop, debout et retour au bercail !! (Au passage, radasses que nous sommes : nous avons dormi à 5 dans une seule chambre de motel, avec le matelas gonflable par terre. Vive les week-ends pas chers !)

D'autant que le lendemain, encore une fois il faut se lever tôt car nous sommes boulangers banette inscrits pour une balade en kayak le long de la fameuse rivière AuSable, à Oscoda.

Et alors là, les loups, je ne veux pas me la péter mais on l'a TORCHÉE, cette rivière. Ils prévoient la demi-journée pour la faire (on avait jusqu'à 17h pour rendre l'équipement - en même temps, souvenez-vous mon excursion kayak du précédent independance day, vous comprendrez le pourquoi du comment), et il me semble qu'en 2h30 - à 11h30 - nous étions au bout.
 En prenant le temps de faire des photos, en faisant des pauses et tout, hein...
...en plus à la fin nous gardons la pêche !!
(bon ok si, je me la pète) 
(remarquez au passage qu'Alain est également "Selfie Master",
 il arrive à bien cadrer à chaque fois !!)
 
On mange dans un bar/brasserie super sombre d'Oscoda avant de se remettre à rouler. L'un des glaciers repérés sur la route s'appelle "Marion's". Nous ne pouvons pas faire l'impasse, il faut s'y arrêter pour le dessert. Aussi nous gavons nous comme il faut avant de rentrer au bercail. 
 
Ça, cumulé avec le soleil qui tape fort, rend la route bien crevante pour la voiture du four. Je n'ai jamais mieux porté mon nom. C'est donc frais comme des gardons desséchés que nous rejoignons la région de Detroit pour des adieux émouvants.

mardi 28 juillet 2015

30/06/2015 - Vous en reprendriez bien une petite tranche ?

Après un mois de juin assez faible en voyages, mais riche tout de même en sorties du week-end (kayak, re-re-retour au Russell, terrasses et balades dans Royal Oak et Detroit), le destin décide que je n'ai pas assez bougé mon auguste séant, et m'envoie avec les collègues... A San Francisco. Haha.

Plus exactement à Palo Alto, où nous devons rencontrer un de nos trendy clients de la Silicon Valley : Tesla. Pour moult raisons, que je vais évidemment vous passer.

Néanmoins j'en profite pour faire un petit point dessus. C'était assez rigolo de vivre une journée dans les locaux d'une vraie grosse boîte de la région. Comme c'est une entreprise automobile, en plus de cela très axée sur le software, je vous laisse imaginer le ratio homme/femme du coin.

Gros bonus : la veille, nous dormions à ... Sunnyvale ! L'endroit où Sita vient d'emménager. Bah du coup j'ai pu le croiser (A l'arrache : il sortait d'un avion en provenance de France. Décidément, jamais je ne le verrai dans des circonstances normales !)

N'empêche que l'ambiance semblait vraiment agréable, mouvante, jeune. Les locaux déchiraient pas mal (1/3 de bureaux debout, pour les employés le désirant). Et ça :
Ca ne dira rien à la plupart d'entre vous. Pour les autres : ça déchire, non ??
(Un OEM, c'est un Original Equipment Manufacturer, considéré par chez nous comme designant un constructeur automobile par abus de langage)

Après une journée pas mal chargée, nous disposons d'un chouïa de temps pour aller faire les touristes. Direction Half Moon Bay, à l'ouest vers le Pacifique.
Nous y prenons quelques photos sympathiques (l'endroit a beaucoup de charme et nous y serions bien restés plus que les 15 minutes dont nous disposions), un bon repas, et go l'aéroport pour un nouveau vol red-eye !