mardi 10 février 2015

08/02/2015 Holland

Cet article va débuter par une déception pour tous les fans de débat politique : non, je ne parlerai pas de scooter.

Afin de ne pas se faire abattre par l'hiver, la meilleure défense... c'est l'attaque !

En tant qu'éternelle enfant (ouais, j'ai trouvé la pierre philosophale, mais j'vous dirai pas où elle est-euh, nananananèreuh (<- cette seconde partie de phrase constitue la preuve de la première, j'espère que vous appréciez ce presque-chiasme (ah non en fait c'est pas du tout ça un chiasme) (mais j'ai jamais trop réussi à créer cette figure de style si chère à ma prof de 3ème alors déjà, si je la mentionne, ça me fera peut-être un bon point ?))), j'adore la neige.

La neige c'est la pureté, l'innocence, la joie de vivre, les bonhommes avec deux cailloux pour les yeux, les batailles potaches, les potaches tout court pour se réchauffer, le ski, c'est aussi synonyme de fondue/raclette/quinoa aux blettes/tartiflette (trouvez l'intrus*).

Bref, ça a toujours été quelque chose de positif, jusqu'au Michigan, et à ce que ça devienne un omniprésent de la vie quotidienne sur lequel il faut rouler en voiture chaque matin pour aller au bureau. Du coup, la neige perd son caractère ludique de drap de coton géant et devient juste un obstacle.

Et là, si on oublie le côté mie de ces flocons rayonnants qui saupoudrent le sol pour ne s'attarder que sur son aspect dangereux qui menace notre dos, nous devenons des fats, dièsons le tout net. Alors, me direz-vous, au pays des obèses, devenir fat est un peu une fat-alité. 
Mais non ! Dans le groupe VIE et assimilés, nous refusons celle-ci et nous rebellons. C'est pourquoi Rachida, leadeuse de notre groupe de rébellion non-armée, a organisé un week-end dans l'ouest du Michigan, visant à nous réconcilier avec la merveilleuse poudre blanche.

Pour ça, nous nous sommes évidemment dirigés vers... Holland, Michigan. L'Amsterdam locale.
En look, évidemment, à quoi pensiez-vous, vils polissons ? Enfin c'est du moins ce qu'ils en disent sur le papier. Dans la réalité, c'est une ville de banlieue américaine tout ce qu'il y a de plus classique, avec une rue principale un peu mignonne. 

Tout bon Michiganais vous orientera donc vers la base de l'auriculaire
si vous vous demandez où c'est

Nous étions donc huit grands motivés pour ce petit week-end au grand air. La région n'étant pas ultra touristique, on a pu avoir une maison - pardon : un cottage - magnifique pour un coût dérisoire. Holland, c'est tout près en distance états-unienne : seulement 2h30 de route depuis le bureau où Rachida et moi bossons. En quittant le boulot tôt, on arrive vers 7h30, la fête.

C'était sans compter sur Murphy, qui est venu gentiment nous rendre visite pour retarder le départ du taf. C'est donc à 21h que nous arrivons au cottage. Pour plus de fun, c'était nous qui détenions les denrées alimentaires et notre arrivée a donc été accueillie à grands renforts de "on a faim, bande de sales affameurs". L'amour, quoi.

La déco intérieure faisait énormément penser à la bretagne. Comme quoi toutes les villes côtières ont les mêmes codes à base de bleu, de rames et de phares.

Nous mangeons donc (comme des fats), ping-pongons, hésitons à sortir mais disons que Holland c'est un peu comme le fin fond du Pas de Calais : il vaut mieux éviter. Par conséquent le thème de la soirée sera "jeux", ce qui évidemment me déplaît intensément. D'autant plus que le jeu ramené est un cadeau d'anniv qui a été suggéré par moi-même : Dixit. Rohlala, trop dur la vie.

N'empêche que c'était mon premier Dixit avec un anglophone (le pauvre Syed a dû morfler, 48 heures avec 7 français qui forcément passent à la langue de Molière à tout bout de champ), et ce n'est pas évident de doser les références. On enchaîne avec un menteur, et je réalise à l'instant que ça a été ma première partie de cartes sur le sol américain. Truc de fou. En tout cas on a passé un excellent moment.
Pour rester dans la métaphore filée, nous avons suivi le petit lapin blanc

Le lendemain, on entre dans le vif du sujet : snow, neige, poudreuse. A commencer par une balade en raquettes. AVEC DE VRAIES RAQUETTES A L'ANCIENNE et sans moutarde (désolée pour ce cri interne dans votre tête, il est nécessaire que vous vous rendiez compte que c'est la classe).
C'est fou ce que de simples objets peuvent donner l'impression de remonter le temps

Les athlètes que nous sommes avaient suivi une drastique préparation pour survivre à une randonnée ardue en affrontant des éléments déchaînés. En arrivant à l'endroit de la loc, déjà, c'était une ferme pédagogique. Ca met le ton. Et donc le type nous informe que le circuit est plat et fait un demi-mile. Soit un bon 800m. Outch, ça va être coton. Heureusement, tout le monde s'est étiré.

Il se trouve que nous avons peut-être un chouïa dévié de l'itinéraire suggéré pour aller faire n'importe quoi. Peut-être. Disons que c'est la ludicité de la poudreuse qui nous a contaminé : jamais auparavant je n'avais eu la joie d'un matériel de si bonne qualité pour faire des boules de neige. Pas glacée, mais qui s'agrégeait parfaitement. Même pas besoin de tasser un minimum pour en balancer une palanquée à son prochain. Du bonheur. Avec en cerise qui fait déborder le vase le bonus "raquettes aux pieds" qui a provoqué quelques chutes lors des courses poursuites de rigueur. 

Ce salopiaud de Robin alliait l'envergure et la puissance de frappe à la précision. Ennemi redoutable.

Le paysage lui aussi était redoutablement éblouissant.

Comme tant de redoute creuse, nous sommes ensuite allés manger dans la rue d'Holland. Pour plus de folklore local, notre choix s'est porté sur... un pub irlandais.
Après l'effort, le réconfort. Présentations parce que je me rend compte que je ne vous ne connaissez pas beaucoup les gens :
Émilie, Marion, Robin, Rachida, Syed, Mathilde, Mathilde
(Non, ce n'est pas une faute de frappe, elles ont le même prénom. Ça arrive même aux meilleurs.)

Repus, nous admirons quelques minutes le petit centre-ville, et la compétition de snow/skis qui s'y déroule : une pente à la neige dégueu, 5 candidats qui tentent de glisser dessus et de faire des figures. Pas mal mais je crois que j'ai trop regardé les JO pour apprécier des gens normaux.

Ensuite nous tentons d'aller luger sur une piste dédiée des environs. Sauf qu'ils ne louent rien sur place... Qu'à cela ne tienne, nous reviendrons. Parce que l'endroit a tout de même l'air très fun.

La fin d'après-midi arrive, et avec elle le déclin de la lumière. Or, qui dit ouest + sur la côte dit cinq mots, et on l'en félicite !!!  dit super coucher de soleil. On se dirige vers le parc naturel municipal, très prisé en été pour sa belle et longue plage avec vue sur un phare trop choupi. Et, dans un décor assez incroyable où la neige se mêle au sable et où des congères se sont formées de manière aléatoire et impressionnante, j'assiste à l'un des plus beaux couchers de soleil de ma vie. 

Comme il a fait "chaud" cet hiver, le lac Michigan n'est pas complètement gelé. On voyait une multitude de sorte de nénuphars de glace/neige à la surface de l'eau.

 Plus on s'approchait du phare, et plus le terrain devenait ultrèmement glissant. Perso, je me suis arrêtée à mi-chemin comme une sale petite joueuse.

 En arrivant, nous avions peur que les nuages ne gâchent l'aventure...

 ...et en fait non. Je remercie l'atmosphère et la diffusion lumineuse pour ces couleurs magnifiques. 
(Et je félicite les tarés que l'on aperçoit sur cette photo pour leur sens de l'équilibre et/ou leurs chaussures cloutées)

C'était si beau que j'en change le fond d'écran de ce blog.

Après ça, la lumière a vite décliné, rendant le trajet retour encore plus casse-binette, et un vent bien glacial a eu le bon goût de se lever, décimant nos ardeurs de lugeurs nocturnes. Rentrage au bercail donc, et pétage de bide à base de burgers maison avant une soirée reposante à base de comatage devant Kuzco puis de "karaoké" youtube.

Comme j'ai l'ai flemme et qu'il faut que je rentre à la maison parce que quand même, je suis au taf depuis plus de dix heures, résumé rapide de la journée du dimanche :

- répartition chaotique mais amusante de la multitude de restes que nous avions.
- achat de bouées pour faire de la luge sur la colline repérée la veille. Génial ! La lopette de l'accélération non controlée que je suis n'a testé qu'une fois et l'expérience est à tenter pour tout le monde. Mention spéciale pour les gourmands loleurs qui ont tenté la superposition sur luge au péril de leur vie. Petit gif pour illustrer la rapidité et la portée de la descente.
Le vent glacé ayant gelé la crête, ça glissait très très très trop bien.
Vous remarquerez que je pousse Marion en plein sur des gamins qui traînaient par là, hinhinhin.
- Départ vers Grand Rapids, deuxième plus grande ville du Michigan, pour y déjeuner (resto de tapas yummy) 
- Faisage de patin à glace au Winter Fest qui y avait lieu
- Retour au bercail

En somme (ou plutôt dans le Michigan), un week-end vraiment sympa et dépaysant non pas au niveau de l'environnement mais des activités.
 

* l'intrus était évidemment la fondue, qui ne rime pas en -ette. Ceux qui ont trouvé me connaissent un peu trop bien, et gagnent un grain de quinoa généreusement offert par Gerblé, une marque qu'elle donne trop envie de gerb... es de blé sous la main comme dans Gladiator, bien sûr.

3 commentaires:

  1. j'apprécie la mention "casse-binette"
    ça a l'air vraiment mignon et joli Holland, néanmoins je note le manque de relief du Michigan qui empêche de la pratique du ski de montagne

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  2. Sympa tout ça, ça donne envie! A Paris, toujours pas de neige snif
    Et j'adore le poussage de luge sur les gamins *rire machiavélique*

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  3. les photos du coucher de soleil sont MA-NI-FAYQUE ma chéwie!


    par contre pour la luge rassure moi, le gif est accéléré? :x

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