dimanche 26 avril 2015

14/02/2015 Nouvelle Orléans, la suite

Revenons donc à l'ordre chronologique des évènements, avec une tempo-téléportation en février. Nous nous étions quittés après la première soirée en Lousiane et nous apprétions à décrire la première journée complète qui s'ensuivit.
D'un commun accord, lors de la préparation du voyage, nous avions décidé de caser toutes les activités culturelles un peu excentrées le premier jour, histoire d'avoir tout le temps de profiter de la ville et du carnaval par la suite.

Au programme de ce samedi, donc : visitation d'une plantation et tour sur le bayou. Et bien évidemment, gastronomie culturelle pour agrémenter.

Le réveil à huit heures fut fort douloureux. Encore heureux, c'est Benoît qui avait la bonté de conduire et ce brave jeune homme avait plus de sommeil dans les patounes que nous autres.

Direction : La Laura Plantation, l'une des plus recommandées du coin pour sa visite intéressante.
 L'entrée du tour, avec vue sur la maison de type colonial. La peinture n'est pas d'époque mais a été refaite en adéquation avec les couleurs originelles.
Remarquez qu'on était à la mi février, qu'à Detroit il faisait -20, et qu'ici on pouvait se balader en pull.
 Notre guide Ethan n'aurait pas dénoté chez les One Direction. Blague à part sur sa jeunesse apparente, il connaissait l'histoire de la famille sur le bout des doigts.
 Tout le mobilier était d'origine ou reproduit via des peintures. Ils ont pu créer ce tour à partir des notes de Laura, une fille des propriétaires (qui devint ensuite la propriétaire elle-même)
 Je m'attendais à ce qu'on se balade plus à l'intérieur de la plantation, mais la visite est déjà très complète sans cela. Ils mettent beaucoup l'accent sur l'histoire de la famille des proprios mais en profitent pour bien décrire le système de l'époque.

 On apprend aussi que certains esclaves étaient de fameux architectes, puisque c'est eux qui ont bâti cette baraque, encore debout de nos jours dans une région assez peu favorable climatiquement (marais + ouragans font rarement bon ménage avec les habitations).

 Les baraquements que l'on voit là sont les anciennes cuisines. Les esclaves, eux, logeaient dans des cabanes de bois au milieu des plantations : plus rapide pour aller travailler aux champs.
Petit électrochoc : les prix des esclaves en vente en 1808 traduits en euros 2003 (en prenant compte de l'inflation). 100k€ max pour la vie d'un homme, sympa.

 Lire le règlement sur la façon de traiter les esclaves fait sacrément frémir; surtout quand on sait qu'aussi dures que soient les conditions décrites, elles n'étaient pas toujours suivies. Il y a seulement 200 ans de cela ! 
 D'après le guide, les esclaves "américains" n'étaient pas traités différemment des esclaves "français" (la Louisiane étant restée cocoriquienne jusqu'à 1803, et les gens n'ayant pas changé de langue ou de culture du jour au lendemain).


 Si nous avions eu du temps, les visites suivantes tentaient bien... Mais avec le tour du bayou prévu dans l'aprem et il la nécessité de nous sustenter, impasse.



Nous voici donc dans un petit boui-boui au bord de la route à la décoration pour le moins intéressante.


Plein de spécialités locales. Nous optons tous pour des écrevisses, recommandées par Benoît. Sauf Ludo, parce qu'il kiffe faire son intéressant.

Les rations sont pour le moins... Imposantes. (A tel point qu'on est tous en train de les photographier, comme vous le voyez).

Tristesse et preuve que l'esclavage laisse encore des traces dans la région : ils vendent également.... des roux, oui. Mais vintage !

Destination suivante : le bayou ! Nous avons réservé un petit tour en bateau sur les marais si typiques de la région. Enfin je dis typique, c'est un euphémisme : la Louisiane à l'origine est un gigantesque marais, c'est d'ailleurs assez saisissant vu de l'avion.

Notre guide Brandon, dont la ressemblance avec son homonyme de Beverly Hills nous saisit tous, est un vrai américain pur et dur. En guise d'apéro pour le tour, il nous fait passer son album photo où on le voit faire mumuse avec des alligators (logique, c'est dans le cadre de notre visite), mais aussi... Chasser le sanglier en famille et autres joyeusetés. Euh. Ok.

Il n'y a pas foule d'alligators en cette saison (ces feignasses hibernent), mais la faune bayouienne comprend aussi ces charmantes bestioles que sont les ratons-laveurs. Qui sont apparemment de vraies plaies pour la faune et la flore locales, sauf qu'on s'en fout parce qu'ils sont trop kawaii avec leurs 'tites papates.

On croise aussi un héron-je-crois, typique des descriptions fauniennes de Marie

Et PAF ! Alligator ! Trop bien, il semble encore tout endormi, aucun besoin de trop s'en éloigner. 
En fait, Brandon nous explique que contrairement à l'image qu'on s'en fait d'après les films, ces bestioles sont de nature très docile et qu'ils sont très peu agressifs. C'est juste qu'une production d'horreur à base de ratons-laveurs foutraient un peu moins les boules.
 Et à partir de là, SURPRISE ! Le guide nous a ramené des spécimens de la faune locale pour nous faire découvrir le vrai bayou. Aucun animal n'a été maltraité durant cette manœuvre grâce aux explications de Brandon, sauf peut-être les morts. Un peu.

 D'abord des tortues rigolotes, dont celle-ci qui a un petit nez tout pointu et qui peut tirer la langue super loin.

 Puis ce ragondin; qui doit être l'oeuvre de Chuck Testa tant il est réaliste.
Un bout de fourrure de je-ne-sais-plus-quelle-bestiole, qui a adoré passer entre nos mains.
(Cet enfoiré de guide m'a grillée à cette occasion, attirant sur moi l'attention d'une trentaine de passagers)

La carapace de Tortue Géniale !
Et puis...
 Des serpents !
Truc fun : Brandon nous passait les spécimens l'un après l'autre, d'abord côté droit, puis côté gauche. Quand il a fait surgir un reptile, il a d'abord tenté de le faire partir à droite. Les 6 personnes à côté de lui ont hurlé (alors qu'il avait bien expliqué que la bestiole était inoffensive). Il a donc tenté de le filer à quelqu'un plus loin, sans succès.
Du coup, il se tourne côté droit, là où nous nous trouvions. Là, instantanément, 8 mains se tendent pour saisir le serpent ! Hé ouais, nous on est des vrais badass.
Autant le premier serpent était choupinou tout doux, genre pépère en charentaises, autant ce second se mouvait ultra rapidement. C'est vraiment une chouette expérience.

 Et enfin, le clou du spectacle, un alligator ! On croirait un bébé, mais il a en fait déjà deux ans. Le guide est obligé de lui mettre ce sparadrap autour du museau momentanément pour des raisons de sécurité, mais nous montre en live que ce n'est absolument pas nécessaire. Bébé wally reste en effet tout tranquille entre ses mains.

 On continue en même temps la balade sur le bayou et son paysage si pittoresque...
...avec encore 2-3 alligators en semi-hibernation aperçus. Puis retour à la voiture et Benoît nous embarque vers une balade dans le bayou pour aller voir le coucher de soleil.

 La végétation se prête bien aux compositions à la con.

 Le Yann et la Liane.

Victimes de notre temps: sur les 5 personnes de cette photo, quatre sont en train de prendre la selfie, ce qui nous a donné plein d'angles différents. Devinez c'est qui la pisse froid n°5 ?
La lumière du couchant ne rend pas trop, mais je poste cette image quand même : Je me souviens qu'il y avait un délire sur cette écharpe déployée mais si quelqu'un a une réminiscence plus précise, je prends.
 
 
Après cela, retour à NOLA pour une soirée similaire à celle de la veille, en un peu moins longue. Je ne détaille pas parce que j'aborderai tout ce qui est carnaval dans un post séparé. Juste, pour que vous ayez conscience des portions américaines, voici ce que nous avons reçu en commandant un "appetizer" pour 4.


 Le bazar coûtait une douzaine de dollars, donc on pensait réellement avoir des petites bouchées pour goûter. On est repartis avec 4 doggy bags ce soir là (vu que le plat qui suivait était également à la hauteur).


3 commentaires:

  1. oh my gad plein de bouffe et de photo a la con hihi :D

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  2. Je suis choquée concernant les esclaves, il y a à peine 200ans.

    Heureusement le mignon raton-laveur rattrape!

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  3. C'est les crocos qui sont aggressifs, les alligators ne te bouffent que si tu viens leur mettre la main dans la bouche!

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