vendredi 8 août 2014

03/08/2014 Boston Part 3 - Cambridge & Airport

(Originellement posté le 21/08/2014)

Dernier jour à Boston... Qui commence doucement puisque nous faisons une escale à la piscine de l'hôtel avec Noëmie alors que Lina rentre à New York.

Le petit détail sympa : les douches disposent d'une salle de hammam dont nous ne nous sommes pas privées (tout de même, ce serait dommage ! Avec tous ces enfants qui meurent de manque de vapeur autour d'eux dans le monde ! Ah non, ça ne marche pas.)

Puis nous rejoignons Jonathan, Cem et une amie (dont j'ai oublié le nom, honte sur moi !) pour un brunch dans un endroit trendy près de Harvard où le menu se décompose en deux catégories : "Pizza" et "Not Pizza". Tellement trendy qu'on attend un peu avant de pouvoir s'asseoir à table. Là où ils sont malins, c'est qu'au lieu de mettre une file d'attente pénible à souhait, nous patientons dans une sorte de cafet' où on peut s'asseoir, brancher son PC, et prendre un petit en-cas (Muffin, croissant, café etc...). Nous ne nous privons pas pendant les vingt minutes où nous devions patienter (et nous réalisons au passage qu'ils comptent en base 25, ces margoulins).

S'en suit une petite balade dans Cambridge au terme de laquelle nous disons au revoir à la plupart des gens pour se retrouver avec juste Noë et moi.

 Peinture sur bus
 Harvard plagie les tuileries ! Cocorico !
 La statue super célèbre du fondateur d'Harvard. Tout le monde se prend en photo en touchant la statue. J'ai appris par deux élèves que le bizutage des premières années consiste à les faire pisser sur la statue.
 La co-op, boutique de goodies Harvard, a des articles très intéressants...
 Le campus célèbre est celui avec la statue. Noë me propose d'aller visiter le sien, de l'autre côté de la rivière.
C'est là ! La demoiselle a fait ses études dans le Tata building, qui a un nom inversement proportionnellement cool à sa décoration.
 En fait ce campus est aussi grand que l'autre, mais plus vert, moins fréquenté, et avec plus de jolis bâtiments
 On profite de la sortie de gens pour aller voir les salons intérieurs.

Puis, l'heure tournant inexorablement, nous nous dirigeons vers l'hôtel d'un pas ferme, mais déjà nostalgique. Ce afin de récupérer nos affaires et faire de larmoyants adieux sur le front de mer, les cheveux balayés par la brise venant d'orient.
(On s'est dit "à plus", quoi. Mais ça me donne une bonne excuse pour avoir les cheveux en bordel)

Mon vol ne partant que le lendemain, je tâche de joindre des iiens qui traînent dans le coin, mais sans succès. Donc je me balade et profite de la diversité de cette ville qui me plaît bien.








Dans le parc, une pièce de théâtre en plein air est en train de se jouer. Séduite, je m'assois et contemple. Sauf que je suis très loin, j'entends mal, et qui plus est je suis arrivée au milieu de la pièce qui est une adaptation contemporaine de Shakespeare. Autant dire que je ne pige goutte à ce spectacle, et je préfère continuer mon pédestre périple.

Vers 11h, j'arrive à l'aéroport, dans le but de ... passer la nuit là-bas !
Hé ouais, je l'ai dit à personne parce que je ne voulais pas vous faire flipper. Mais le fait est qu'une chambre d'hotel à Boston coûte dans les 300$, qu'à ça j'aurais dû ajouter le taxi à 40$ pour m'emmener à l'aéroport, et que mon vol étant à 6h30 du mat', il m'aurait fallu me lever à 5h dernier carat. 300$ pour 6h ça fait la modique somme de 50$ de l'heure. Je me suis dit qu'un peu de gratuité zebrée d'aventure ne me ferait pas de mal.
(Pour les objecteurs : oui, j'ai également regardé airbnb et craigslist, mais il n'y avait rien à moins de 100$, ce que je trouve onereux pour une demi-nuit de sommeil).

J'avais tout de même préparé mon coup en empruntant une couverture/plaid à Julie et en parcourant le site http://www.sleepinginairports.net/ en long, en large et en travers avant de partir.
On apprend plein de trucs. Déjà que des gens dorment à l'aéroport ! Ce que perso je ne soupçonnais pas le moins du monde, à part en cas de grève ou autre Eyjafjallajokull faisant des siennes (j'ai écrit de tête. Si j'ai bon vous m'offrez un coup à boire). Aussi quels sont les endroits à privilégier, avec, pour chaque aéroport, des témoignages et autres conseils.

 En chemin vers l'aéroport, un petit clin d'oeil à la Mad hâteuse que je suis...



Donc je savais déjà que je pouvais trouver une chapelle et des rocking chairs entre le terminal B et C. J'avais l'intention de me diriger vers la première, a priori très tranquille, mais ce n'était pas ouvert la nuit. Et on entendait un peu trop bien l'ignoble bruit de l'escalator non loin.

J'ai pas l'air d'une bonne SDF, là, sous mon escalier près de la chapelle ?

Je décide donc de suivre les conseils d'internet et de me diriger vers le coin rocking chairs. C'est pas mal foutu et ça a l'air nettement plus confortable que les gens qui dorment sur les banquettes à accoudoirs dans les terminaux où les annonces sont incessantes. Ici la lumière est tamisée et tout le monde est là pour dormir. En plus il y a des prises de courant.

Il est pas choupi ce petit coin ? En tout plus d'une vingtaine de chaises sont mises à dispo.

Les chaises sont dures, même avec un plaid, mais ça reste acceptable. Au bout d'un moment et de pas mal de lecture, j'arrive à m'endormir. Bien sûr quand je me réveille peu de temps après, j'ai mal au dos, au bide à cause de ma ceinture, à la nuque, un peu partout... A peu près tous les occupants des chaises se sont allongés par terre. Je fais de même sans grand succès, puis, mon vol étant exceptionnellement tôt, je fais simplement ma toilette avant d'embarquer.

Jamais si bien dormi dans un avion.

jeudi 7 août 2014

02/08/2014 Boston part 2 - Boston



Après la découverte envoutante de la cité des sorcières, direction le centre-ville de Boston, accessible via Ferry ou via Ferrée. 
Bien évidemment je choisis le ferry pour avoir une jolie vue des côtes à l'arrivée. En plus notre hotel est proche du port, donc j'ai tout à y gagner.
Bien évidemment, j'arrive à l'endroit où le prendre la bouche en coeur, les pieds en crampe,... et la tête en l'air. Pas de consultation d'horaire = prochain départ deux heures trente plus tard.
Bien évidemment la station de train est à l'autre bout de Salem.

Je re-re-traverse donc la ville une nouvelle fois, toujours le sourire aux lèvres mais un chouïa plus crispé, allez savoir pourquoi.
Et je découvre une nouvelle fois la preuve que l'amérique du nord et le train... Bah c'est pas l'amour fou. Outre le labyrinthe d'où se sortir pour accéder aux quais, voici l'aspect moderne et reluisant qu'offre celui-ci.
Un vieux hangar en tôle pourri, pas d'affichage, 
une seule plateforme pour deux trains dans deux sens différents
Je crois que j'aime la SNCF

L'arrivée à l'hôtel se fait néanmoins sans heurt (à une vache u-bus-esque près), et j'y attends Noëmie pour pouvoir m'enregistrer. En attendant je me rafraichis un peu dans une vraie salle de bains parce que... j'en ai violemment besoin : j'ai dormi environ 4h30 pour prendre un avion de bien trop bon matin (aussi appelé le "mauvais matin"), que j'ai dû attraper en courant, puis j'ai marché 4 heures en plein cagnard avec un sac à dos sur le pied. Mais non banane, sur le dos !
Vous l'aurez compris, je suis fraiche comme une fleur baignée de rosé rosée.

La fière Harvard Alumni me retrouve et nous fêtons les retrouvailles autour d'un verre sur une terrasse ensoleillée... Image d'Epinal. Bon, avec un Epinal qui aurait bien grandi et déménagé à l'ouest.

Une copine à elle de New-York, Lina, se joint ensuite à nous. On se balade copieusement, on papote copieusement, on trouve un resto italien avec la trombine de la mère-grand qui inspire confiance imprimée sur le menu. Un bon gueuleton bien sympa (et copieux !) plus tard, nous réalisons être toutes claquées et allons nous pieuter pour être au taquet le lendemain.
A la demande de Tiff, j'ajoute une blague par peur que mon récit soit plan-plan
 
La journée du samedi est peuplée de séparations et de retrouvailles : Noë va dire au revoir à des amis de promo, Lina va rencontrer des gens, on fait la connaissance de Jonathan (ami de Noë de New-York) et de Ced (ami dudit Jonathan).... Je vous épargne le détail minuté de la journée, mais vous allez avoir droit à quelques photos de Boston qu'on a bien parcouru en long (e de cheval), large (-ge de de boeuf) et en travers (de porc).

 Un batiment classe de la "City" locale
 Cette statue fait face au State House du Massachusetts, point de départ du Freedom Trail.
Le Freedom Trail, c'est une invention géniale des Bostonites. Ils ont créé un fil rouge de leurs bâtiments historiques, qui permet de parcourir la ville en voyant un maximum de choses anciennes. Et quand je dis fil rouge c'est à prendre littéralement, puisque deux lignes de briques le marquent au sol.
 Le Quincy Market, grande ancienne halle reconvertie en food court, dans une zone très piétonne avec moult spectacles de rue (ici, un mec qui tenait debout sur des boîtes de conserve)
 Lina devant la Old State House
Cette photo permet de se rendre compte de l'extraordinaire variété de bâtiments dans le centre de Boston
En plus, dans le coin en bas à gauche, on aperçoit le trait de briques Freedom Trailien

 L'occasion de découvrir le style "Roman Richardsonien"
Décidément, ils aiment les sculptures d'animaux dans les parages !
 Le très mignon (et riche) quartier de Beacon Hill
 Avec des boutiques colorées qui vendent des albums de Tintin (en Français dans le texte)
 Les bus locaux ont autrement plus de classe que les double deckers européens. 
En plus ils sont amphibies.
En plus ils s'appellent "Duck tours"
 Près de l'hotel de ville, une foire Porto-Ricaine

 Le fameux pont "Os de poulet"
 Un magasin qui vendait des t-shirts "Duck you!" et "What the duck ?"



 Je ne me souviens plus de quoi il s'agissait, mais c'est très Victorien

Le soir, un bar-pizza sympatoche pour se reposer les gambettes

  Suivi d'autres bars assez trendy dans le quartier du port
(Vous remarquerez que mes cheveux sont en mode serpillère puisqu'il a pluviné toute la journée)
 
 Et un retour à papattes pour clore la journée comme de juste !


mercredi 6 août 2014

01/08/2014 Boston part 1 - Salem



La ville qui m'avait le plus plu, la dernière fois que je suis allée en Amérique du nord, c'était Boston.
Déjà, en québecquois, ça se prononce "Bosse-thon", et ce simple fait suffirait à justifier ma préférence. Ça ne s'arrête pas là, puisque la statue la plus célèbre de la ville... c'est des canards.

Ils ont bon goût, dans le coin

Mais surtout, européenne dans l'âme que je suis, le charme de la ville, de ses différents quartiers à petites ruelles ou grandes avenues, et son architecture tellement variée qu'elle en est bordélique m'avaient séduite. 

Donc quand ma copine Noëmie me dit qu'elle termine son Master à Harvard début août et qu'elle ferait bien un petit week-end sympa pour fêter ça, ni une ni deux ni d'oiseau j'achète mon billet d'avion !

Etant déjà venue, et atterissant le matin alors que les autres ne sont pas encore disponibles, je décide de varier les plaisirs en visitant une terra incognita : la ville de Salem, à une quarantaine de kilomètres au nord de Boston. Autant vous dire que les lunettes de soleil étaient de la partie et que pari réussi: j'ai foulé le sol et personne ne m'a reconnue !

Ces grands originaux d'américains ayant du mal à trouver des noms pour leurs cités, figurez-vous qu'il n'y a pas moins d'une trentaine de Salem là-bas. Première difficulté à l'aéroport, trouver la bonne, car deux étaient desservies.

Organisée comme je le suis, je savais déjà quel bus prendre, mais j'ai décidé de faire ma maligne à l'accueil en demandant la ville avec les sorcières. Ce qui m'a valu un regard quelque peu atterrée où j'ai pu lire "Toi, t'es vraiment une touriste à la con" en braille sur les yeux de la madame.

Un peu plus tard, me voilà en train de bourlinguer dans la dite antre aux magiciennes. Je m'attendais à un conglomérat de boutiques de goodies de sorcières attrape-touristes, et de ce point de vue là, je ne suis pas déçue, tout y est:
 Jeux de mots en enseigne de magasin...

Boutiques de cet acabit tous les 5 mètres, avec poupées vaudou, philtres d'amour, pierres mystérieuses et autres....
 Et même une statue de ma sorcière bien aimée !


Donc il y a ce côté, qui pourrait en énerver certains mais pour l'heure m'amuse beaucoup. Ce à quoi je m'attendais moins, c'est qu'ils ont tout fait pour préserver historiquement les lieux, histoire de marquer les populations et d'éviter que ce genre de folie ne se reproduise. 
J'ai donc l'occasion de visiter une maison datant du XVIIème siècle, avec les meubles d'époque. Et il y a plein de musées du genre dans la ville !


 La maison de l'un des hommes de loi de l'affaire, Jonathan Corwin, reconvertie en musée
 Reconstitutions de parchemins d'époque
 Herbes médicinales d'époque (de sorcières, donc)
Cuisine / Cheminée
 Salle de couture
(Truc rigolo : dans ces dernières pièces, des panneaux résumaient les conditions de vie et habitudes de l'époque. Certains américains semblaient très étonnés et y allaient à renforts de "That's crazy" !)
Chambre avec une carte de l'Europe

Pour la petite histoire (qui fait nettement plus froid dans le dos qu'un sortilège de froid éternel), en 1692 s'est déroulé le triste procès des sorcières de Salem. 
A l'origine, des jeunes filles qui se mettent à se comporter bizarrement et accusent des résidentes du village de leur avoir jeté un sort.
Bien entendu, les premières accusées sont trop pauvres pour se défendre convenablement. Les femmes sont emprisonnées longuement avant d'être jugées (on ne sait trop comment...) coupables. La folie continue et une vague de dénonciations pleut sur la ville.  

Au final, on aboutit à la pendaison de 19 personnes, la plupart de vieilles femmes misérables... Mais également : un ministre du culte respecté, un ancien policier qui a refusé d'arrêter davantage de prétendues sorcières, et trois personnes disposant d'une certaine fortune. Une bonne centaine d'autres emprisonnées à tort. Si vous voulez en savoir plus, wikipedia est là.

De nos jours, on assiste du coup dans la ville à pas mal de reconstitutions en costume des arrestations (dont certaines vous baladent dans la ville pour vous emmener ensuite dans un musée pour assister à la fin de la représentation... Pas con !)
Des braves gens qui avaient envie de mener Bridget Bishop au tribunal
Et hop, on se promène en suivant le flot de gens !

Je n'ai pas suivi la foule et continué ma visite en solo. En plus de toutes ces particularités, Salem est une ville en bord de mer, et très, très mimi.
Plein de petites maisons en bois "coloniales", très colorées. Un marquage au sol pour indiquer les coins chouetto-historiques de la ville (très régional). Des boutiques de quartier choupinettes. Un joli port de pêche. La possibilité de traverser la ville trois fois à pieds sans y passer la semaine. Et surtout...Des rues PIETONNES !!! (Ca faisait deux mois que je n'en avais pas vu !! Je n'avais pas réalisé à quel point ça me manquait !)







Sympa comme tout. Ce qui ne m'a pas empêchée de me réjouir de rejoindre les autres après dans Boston même.