jeudi 11 septembre 2014

11/09/2014 Niagaraaaaaaaaa (chut !)

(Originellement posté le 12/10/2014)

Je crois que je vais postuler dans la presse française un de ces jours, je suis aussi pourrie qu'eux en invention de titres d'articles à jeux de mots douteux.

Départ le jeudi matin vers les chutes du Niagara. A savoir que celles-ci sont situées à la frontière US-Canada, et que ceux-ci se chamaillent un chouïa pour savoir qui a la plus grosse.

Version Canadienne : "La vue est plus belle de notre côté"

Version EtatsUnienne : "C'est normal, vous regardez notre pays !"

Bwef. Nous prenons la voiture, pour nous diriger vers ce joyau de la nature (et de l'inventivité humaine, vous le verrez plus tard). Qui dit trajet en voiture dit...

Mais oui, gros dodo et foutage de gueule !

Bon, autant vous dire que cet endroit claque. Ca a mauvaise réputation (et vous comprendrez pourquoi un peu plus tard), mais on en prend plein les yeux. Voici quelques photos (maxi méga filtrées, parce qu'on était quatre à mitrailler)(surtout deux.)(mais quatre quand même.)


 Les chutes "Fer à cheval"
Avec le petit bateau qui permet de les voir de plus près


 Les portraits : Sylvain...
Flo...

Steph...
 
 Même moi je m'y colle...
 
 Et Sylvain et ses cuisses baraquées, de nouveau.
Tous ensembles...
 Option arbre et verdure

Puis, comme on a vu le petit bateau, on décide de se mêler au chaland du chalut, et de chauter dans la chaloupe. Le chale ne suffisant pas, il faut se munir de ponchos. Sexys et seyants.
 Vu comme ça, ça fait un peu beaucoup attrape touristes

 Mais en fait, ça vaut pas mal le coup, surtout que Steph a joué sa Forresta Gump et nous a chopé des places d'enfer de chocolat au premier rang

 On comprend rapidement l'intérêt du poncho sexy vu que la brume créée par les chutes est très présente... et évidemment pas mal humide.
La team bibendum représente !

Voilà, donc c'est assez magnifique et génial. Le truc rigolo, c'est qu'ils ont voulu faire d'autres attractions touristiques dans les parages. Et là, ça devient n'importe quoi. Les stèles historiques que l'on trouve près de n'importe quel monument, ici, elles ne parlent pas de la date de découverte des chutes, ou même des caractéristiques "techniques" de ce phénomène. Non, elles parlent des gens qui les ont fait connaître. Genre "l'abbé machin est venu, et pis il a dit que c'était trop joli par ici. Nananère. Et d'abord mon papa il a une grosse voiture".

Et ce n'est pas le pire. Le pire, c'est la ville de Niagara Falls. Attention à l'overdose d'authenticité et de charme bucolique. Jugez plutôt :



Toute la rue principale est pleine d'enseignes clignotantes et d'attractions diverses mais peu variées autour du thème suivant : se faire un maximum de fric sur le dos de ces crétins de touristes. C'est donc un temple du kitsch. Sauf que Vegas leur fout quand même la misère, donc ça devient juste triste.
Allez, oublions ça avec d'autres vues des chutes.







Il parait que même à Donald Duck, ça lui en bouche un coin.
Après un repas dans l'endroit le moins attrape-gogos que l'on ait pu trouver (c'est à dire toujours sous-authentique, mais à 15 minutes de marche), on reprend la voiture pour aller dans la ville mignonne de Niagara on the Lake.
Qui se trouve en gros à 45 minutes au nord, en remontant la rivière, et en arrivant (comme son nom l'indique) sur le lac Ontario.

La ville est toute choupie et surpeuplée de magnifiques maisons secondaires. On arrive 5 minutes trop tard pour la location de vélos, donc on se contente de marcher le long du golf et de la côte.
 Les trois loulous près de cette petite flaque Ontarienne
 Un authentique bus scolaire américain !
Ceux qui ont de très bons yeux (et qui étaient là ce jour là) pourront distinguer une légère aspérité sur l'horizon : c'est Toronto !

Au moment où l'on s'apprête à repartir, un vieux monsieur très gentil nous tient la jambe 108 ans, nous racontant sa vie, son oeuvre, et nous recommandant des activités. Avant de se rendre compte (quelques années plus tard, donc), qu'on a encore trois heures de route à se farcir et qu'on ne pourra malheureusement pas suivre ses directives. Dommage, il paraît que les vignes et vergers de la région produisent de bonnes choses !

Nous reprenons la route vers Port Frank, pas loin d'un parc Naturel qui nous rapproche de Detroit.
Fun fact : Depuis 3 semaines, j'ai réalisé que les phares de ma voiture ne fonctionnent pas bien du tout. Donc la route de nuit me bousille bien bien les yeux. Au bout d'un moment je me décide à passer en feux de route, quitte à me faire détester des rares voitures que nous croisons. Et là, nous réalisons avec plaisir que mes feux de route n'éclairent pas trop, ce qui me met au même niveau d'éclairage que les autres voitures. Parfait !

Trois minutes plus tard... je trouve un autre bouton. Qui allume les feux de route. Donc je roulais depuis le début avec mes feux de position uniquement. Voilà voilà.

 La revanche est un plat qui peut se manger en voiture


Nous voilà donc au cottage où nous allons passer les deux prochaines nuits ! A la base nous pensions camper... Et vu la température bien, bien basse, et l'heure bien, bien tardive, nous sommes tous plutôt contents d'avoir fait les feignasses !

Surtout vu la déco de goût qui nous attend.
 La poupée de film d'horreur
Et le mieux, la sculpture ignoble de chien ignoble

mardi 9 septembre 2014

09/09/2014 Toronto tôt

(Originellement posté le 12/10/2014)

Ce titre est un hommage à Nagui en ch'ti, sans qui mes dents seraient moins bien brossées à l'heure qu'il est.

J'ai tellement de retard sur ce blog que je crains d'être enceinte de plusieurs articles je vais faire du vite-fait-pas-très-bien-fait. Désolée à mes lecteurs. Comme annoncé à l'article précédent, j'ai pas mal bougé ces derniers temps (non, je ne suis pas devenue danseuse), et subséquemment vous allez avoir de la lecture.
Evidemment, on ne peut jamais compter sur le boulot pour s'aligner sur la vie privée, et je dois donc rédiger ces quelques mots depuis chez moi ! Diantre, on n'arrête pas l'absence de progrès.

Le 9 septembre dernier, après un anniversaire bien fêté auprès de la communauté VIE-iste du comté d'Oakland, Michigan, j'ai eu la chance de prendre le volant à 5h du matin pour aller récupérer une bande d'irréductibles nordistes en vadrouille à l'aéroport de Toronto. 
Ils ont beau être irréductibles, je peux quand même mettre leur photo en tout petit. 

Vu mon état d'éveil, j'espérais (et m'attendais à) une route confortable sans trop de circulation. C'est sans compter sur les habitudes matinales de ces enfoirés braves américains qui m'ont bien fait flipper lors de la prise de l'autoroute près de chez moi. Rappelons à nos gentils européens civilisés que les gens outre atlantique 1/Ne savent pas ce qu'est un clignotant. Encore moins qu'à Paris. 2/Doublent des deux côtés. 3/Ne doivent rien apprendre des distances de sécurités. Mixez les trois pour un cocktail bien musclé sur leurs routes à 4 voies avec des sorties tous les cinq cent mètres.

Bref, avec trois heures de sommeil, ce fut un réveil sympathique qui précéda la plus longue route de ma vie en tant que conductrice. 


Les retrouvailles furent bouleversantes : malgré un échec de terminal et un chantage à tue-tête de célébration d'anniversaire de leur part, je n'ai pas fui. C'est dire si j'étais contente de les voir. Spécialement la valise de Florence qui a failli ne pas être des nôtres pour cause d'... oubli dans le car Air France.

Puis direction notre appart' à Toronto. Ne connaissant pas la ville, nous nous sommes retrouvés dans un coin super chelou avec des squatteurs de rue par dizaine présents dès 6 heures du soir. Autant dire que l'odeur champêtre qui nous accompagnait lors de nos allées et venues n'était pas sans rappeler Solidays. Ce point mis à part, l'accueil était parfait, et nous avons pu bien nous balader.

Toronto est une ville très sympa, avec plein de variété. A noter que Montreal était originellement la plus grand métropole du Canada, et que Toronto est passée devant petit à petit grâce à une immigration massive des quatre coins du monde à partir de 1951. Ce qui en fait l'une des villes les plus cosmopolites du monde à l'heure actuelle. C'est une grande ville mais qui ne souffre pas du syndrôme du stress accru. Bref, il fait assez bon y vivre.

Le premier jour fut dédié à la visite de la ville. A vrai dire le second aussi, mais commençons doucement, voulez-vous ?
Yep, doucement, comme ça.

Donc nous avons commencé par nous balader dans le centre, qui réussit une alliance vieux/nouveau assez joliment.







Après un resto en centre ville (où on a croisé une copine VIE de Detroit, merci le Routard !), nos gambettes nous ont emmenés au financial District, puis sur le port des bords du lac (qui ressemble évidemment à un océan, vous devriez vous y faire depuis le temps que je m'en ébaubis). Puis vers le centre Eaton, un centre commercial plutôt joli avec une gigantesque verrière.
Pourquoi tant d'hilarité ? Parce que le mode panoramique du téléphone de Sylvain m'a mutilée. Tu parles de potes.



Le soir, le ciel a été notre limite puisque nous avons dîné dans la CN Tower et son resto panoramique-tournant. Qui donne une vue malade sur la ville et ses environs en plus de bien nourrir ses clients.
 Toronto baille naïte
Il y a une zone avec sol en verre où on voit le plancher des vaches 300m plus bas. Ca peut filer le vertige. Heureusement, nous n'avions pas amené nos 42 ours polaires de compagnie.
La bête. Qui est plutôt Belle.
  






"Fun" fact du soir : j'avais oublié d'éteindre une lumière dans la voiture. J'ai donc eu la joie de faire un aller-retour dans notre quartier juste avant d'aller manger. Grand moment de bonheur au milieu des junkies et autres paumés. Attendre le tram une bonne quinzaine de minutes près d'un dealer et d'une vieille bizarre qui ramassait les mégots de clopes pas tout à fait finis par terre fut un bonheur sans nom. Et c'est une nana qui a vécu à Valenciennes, Evry, au Kremlin-Bicêtre, dans les quartiers pas les plus beaux du 19ème et du 20ème, et maintenant près de Détroit qui vous dit ça. Diantre, que j'ai du goût dans ma sélection de lieux de vie.
En tout cas ces braves petits m'ont gâtée à notre retour à l'appartement avec les jeux de qualité que sont Hanabi et Zombies.



Le lendemain, direction le quartier hipster de la ville : Kensington Market. Bourré de petites boutiques bariolées, de restos végétariens, de vente de seconde main, de tags colorés, de mignonnes maisons en bois; c'est un vrai temple pour la balade.
 





Suite à ça, nous retournons près de la côté pour prendre un Ferry qui nous conduit aux Toronto Islands, qu'on m'a décrit comme un Havre de nature charmante. Ce qui est bel et bien le cas, mais malheureusement le temps n'est pas vraiment au rendez-vous pour en profiter au mieux.
Heureusement, des activités nous attendent pour pallier à cela !
 Etape 1 (non, je n'interpelle personne !) : photo avec la skyline sur le ferry.
 Etape 2 : Trouver la ferme à l'entrée de l'île.
 Etape 3, 4, 5, et 6 : Devenir gaga devant les animaux et leurs petites papates

 
Etapes 7 et 8 : Attendre 15 minutes que Charlotte et ses petites papattes se mettent en branle. Puis la mitrailler

 Etape 9 : Poser sur la chaise tellement grande qu'elle n'a forcément été faite que pour ça


Etape 10 : Revanche des animaux qui s'acharnent sur le plus faible d'entre nous l'homme musclé du groupe
Etape 11 : Mongoliser sur le pont interdit aux piétons vu que nous sommes seuls sur l'île


 Etape 12 : Faire des tags par terre comme des sagouins martyriseurs de paysages
Etape 13 : Suivre les poteaux indicateurs près de la mer
 Etape 14 : Se prendre une saucée et en profiter pour inaugurer Hanabi sous le porche d'une charmante chapelle qui se baladait par là
Etape 15 : Montrer à Rabbi Jacob qu'il n'a qu'à bien se tenir devant la silhouette de Toronto

 Etape 16 : Se faire bouyave à un battle de Piano par un petit papy en poncho qui se baladait par là en attendant le ferry. S'extasier devant la beauté du papier peint.



Etape 17 : Reprendre la route sous les sunlights des toron-tropiques (qui ont oublié la composante "chaleur" des moussons)

Pour le soir, nous décidons d'aller à la Distillerie, ancienne industrie reconvertie en endroit hype avec moult galeries d'art, restaurants, bars... Sauf qu'il tombe des averses pas possibles en inéquation totale avec une visite en profondeur. On se jette dans le premier resto qui vient... où a lieu un gros repas de séminaire d'une boîte quelconque. On pourrait profiter de leur buffer à volonté, sauf que nos fringues trempées comme une carpe nous désignent comme des touristes. On se fait rediriger vers un autre resto, mais, ne le trouvant pas dans les 20 secondes qui suivent, on s'engouffre dans un autre endroit. Chicos. Les pulls à capuche et fringues de rando dénotent un peu mais on s'en balance, on veut juste arrêter les trombes qui nous tombent dessus.


 
Moules et frites... Steph ne se refait pas.
 Le pas-pont (non Maurice, reste dans ta tombe) des arts local

 Repus et fourbus, nous rentrons à l'appart avant de quitter Toronto le lendemain matin.

mardi 2 septembre 2014

Teasers...

(Originellement posté le 03/10/2014)

En 2014, 


Elle revient dans les salles...

Après avoir bravé Detroit, Chicago, Boston, New York et écrit des articles à couper le souffle les journées de travail de ses lecteurs, elle cherche de nouvelles choses à raconter.

Alors que la crise d'inspiration la taraude, ses amis sont viennent massivement l'aider à l'aide d'anti-page blanche magiques.

Tout d'abord, la re-rencontre, qui lui redonnera l'envie de tapoter le clavier, tel un torrent torréfiant !

Le courage revient, permettant d'affronter n'importe quel ...
 (Il paraît en effet que les assidus du bridge sont souvent morts. Mais ceci est une blague de vieux.)

 Torrent qui se muera en cascade où elle n'appréciera ni zombie loutre, ni hagard rat.

 Il lui faudra affronter des monstres jaunes à six pattes afin de survivre ...

Il lui faudra résister aux avances d'un chauffeur de taxi effrayant...


Heureusement, elle pourra compter sur son buddy-coloc pour la réénergiser avec des pommes naturelles, en un mot comme en Mill. Le déguisement en beignet de ces délicieuses pommes ne sera d'ailleurs pas pour lui déplaire.

Mais nous sommes dans un teaser ! De terribles épreuves l'attendent. 
La première, celle qui l'empêche d'écrire depuis deux semaines, c'est un gros volatile coloré qui répète bêtement tout ce qu'on lui dit.

Parrot logo eps vector download


Car OUI ! Après avoir été payée à ne pas faire grand chose durant des mois (coucou grand frère chéri (celui qui n'habite pas en Suisse). Je sais heureusement que tu n'as pas le temps de lire mes aneries)), notre narratrice est enfin surbookée de travail. Ce qui l'empêche malheureusement d'utiliser ses journées et l'argent de vos impôts pour vous raconter sa vie.


Mais la deuxième épreuve, la pire terreur à laquelle puisse être confrontée un ingénieur en informatique, celle qui fait naître un désarroi terrible au fin fond du creux de son âme en peine, qui l'empêche de dormir la nuit par tant de cruauté gratuite, celle qui fait naître dans son tympan mille crissements sur tableau noir (j'espère que vous avez l'ouïe mentale aussi développée que moi car mon don de projection ultime me faire entendre ces saloperies assez distinctement), c'est....

Allons, séchez donc les larmes d'effroi qui naissent à la vue de cette infâme perspective. Je serai forte.
Ce sera difficile.
Il y aura du sang (ou en tout cas un liquide rouge qui circulera dans mon organisme) et des pleurs (ou en tout cas de l'eau salée)
Mais je saurai résister à cette semaine effroyable... sans aucune connexion à internet.



(Et après ça, promis juré, je rattrape pour de vrai mon retard sur ce blogounet)