mercredi 2 juillet 2014

01/07/2014 Les temps changent



Et contrairement à l'ami Solaar, je ne regrette ni les jupes-culottes, ni la cantine.

C'est marrant, lorsqu'il y a 10 ans (... ouh diantrebigre...) , je quittais la maison pour aller faire mes études, je n'ai pas ressenti de sentiment énorme de libération. Ma mère était cool (oui mam', tu l'es toujours), donc contrairement à d'autres je n'étais pas en quête poussée d'indépendance et de l'air pur du changement.
Vous me direz, c'était en prépa donc les perspectives qui s'offraient à moi n'étaient pas non plus délirantes. Il n'empêche que chaque samedi midi, j'étais bien contente de prendre mon petit TER pour rentrer à Lille et profiter de la baraqua; plutôt que de profiter de mon autonomie de jeune étudiante dans la fleur de l'âge.


Du coup je suis un peu passée à côté de l'émancipation si chère à la jeunesse, à l'époque (wouhou, comme ça fait dix ans on peut parler d'époque !). Grand manquement dans ma vie que le destin s'est empressé de me faire rattraper dans mon VIE.

Parce que oui, ce premier mois aux US, quand bien même l'accueil qui m'a été réservé a été plus qu'au top, c'était une retombée en enfance. On m'a filé la becquée d'appart, on a changé ma couche de voiture, on m'a fait les conduites pour les courses. Et bref, maintenant que je suis une grande fille qui subvient à ses besoins elle-même, il faut bien avouer que c'est très gênant.

Donc voilà, dans mon post précédent j'écrivais que j'avais enfin la possibilité de me déplacer toute seule, lâchant ainsi une jambe à Julie, Rachida et tous les autres (enfin sauf quand il s'agit de transporter des gros trucs. Pour l'occasion je peux ressortir mon costume de quémandeuse du métro, avec la voix trainante qui va avec !). Et depuis hier, je viens de lacher la seconde jambe de Julie, lui permettant ainsi de vadrouiller joyeusement dans les champs de blé et de profiter pleinement de sa maison.

Car oui, public en délire fou qui l'aura compris : depuis hier soir j'ai ma propre coloc que je vais m'empresser de te faire visiter. Et si te es sage, tu sauras dans peu de temps comment se fesse-t-il s'il est manchot que je n'aie pas bougé plus tôt.

Je vais donc... pardon : j'habite donc dès à présent à Berkley.

Wahou, genre Berkley la ville trop cool en Californie près de San Francisco avec son campus trop célèbre qui met les coeurs à vif !?
Alors, d'une ça s'écrit Berkeley celle-là,
De deux tu confonds tout, c'était Hartley coeurs à vif. Et c'était un lycée. Et c'était en Australie. Et pis je vois pas trop ce que cette série à la con...ception douteuse vient foutre là,
De trois, bah y'a Lanfeust par exemple.

 "Mais tu vas arrêter d'accuser les autres de tes propres conneries !?"

Non, Berkley c'est une toute petite ville juste à l'est de Southfield (là où ça se rapproche des banlieues un peu chic). Truc qui fait flipper : sur google, le premier résultat dit "5ème ville la plus safe du Michigan", preuve que les gens cherchent vraiment la sécurité par ici.
Je connais déjà 3 personnes qui habitent à moins de 10 minutes à pieds de mon nouveau chez-moi (including Julie), donc c'est top moumoutte les petits chats.

A propos de petits chats, je viens d'avoir une promo, puisque d'un seul (Tux, le chat de Julie), je passe à deux : mon coloc Justin (ahaha, bonne blague. Non vraiment, c'est très original d'avoir pensé à M. Bieber comme ça - ou Bridoux si tu as un accent pourri) est un ami des félins. Vous aurez des photos des trois plus tard.

Sans plus de salamalecs (ce n'est pas un Pokemon basé sur Terence), les photos:
Vue de l'extérieur. C'est la seconde sur la gauche.
 L'entrée de devant donne sur escalier + salon
 Le bureau de Justin 
où il planifie activement sa tournée en Corée du Nord
 Le reste du salon avec un bout de Jayce (le chat)
 La cuisine est au fond du couloir
(Couloir qui donne aussi sur des toilettes et une énorme cave)
 Vue de la cuisine
 Autre vue de la cuisine. La porte donne sur une cour commune à toutes les petites maisons mitoyennes, dans laquelle on a un chouette parking.
Et à l'étage, ma chambre. Je vous arrête tout de suite, les murs ne sont pas en biais, c'est juste la fonction "photosphere" de mon téléphone pour que vous ayez un bon aperçu.
On remarquera que j'ai deux meubles (dont un appartenant à Julie, et un à Justin \o/)


Donc voilou. Mon coloc a l'air sympa et plutôt relax.

Globalement en quatre jours ça fait de gros changements. Et autant dire que ce n'est pas déplaisant d'être enfin autonome.
Merci destin, ça me fait super plaisir de voir que je suis une ado comme les autres... Avec juste un poil de retard.

samedi 28 juin 2014

27/06/2014 Les voies de l'administration sont impénétrables

(Originellement posté le 30/06/2014)

Ceci est la suite de mon post de vendredi soir. Si vous êtes perdus entre Sleeping Bear Dunes, ces posts là, et la jolie ville de Montcuq, je ne peux rien pour vous : c'est la vie, même sur mon blog je m'affirme en tant que bordélique.

Revenons-en à cet article. Pourquoi tant d'engouement, de félicité et d'intarissables exclamations de profonde joie, me demanderez-vous ? Je vais tenter de vous expliquer...

 Lors de mon introduction à la vie ici, j'ai précisé que tout était grand, très grand. Je le réaffirme ici. A tel point que tout se fait en voiture, mais tout. Même aller voir des amis qui habitent à même pas dix minutes à pieds (et ceux-ci sont rares, tant la région "proche Detroit" est étendue).
Pourquoi ? Parce que les américains sont des feignasses ?
Nope, ça c'est la conséquence.

La cause première, c'est que tout a été pensé pour les engins motorisés, ici, et pas des smarts : les pick-ups, 4x4 et autres monster trucks sont légion. Les routes sont gigantesques, et les limitations de vitesse qui vont avec sont par conséquent très élevées. Sans compter la quasi inexistence de passages piétons, voire carrément de trottoir.

Vous le voyez le joli passage piéton ?
Le magnifique trottoir ?
Et encore, ça c'est une petite route de bloc résidentiel, et c'est l'été... On peut encore marcher sur les pelouses des gens.

Petits exemples.
  • Un midi, j'ai dû aller retirer des sous à la Bank of America la plus proche de mon travail. Estimation maps : 30 minutes à pieds. Trop facile, me dis-je, vu que c'est l'estimation pour des gens qui marchent à deux à l'heure et que je me débrouille pas mal. 
          Sauf que... L'estimation ne prend pas en compte le temps de traverser les routes à 6 voies sans passage clouté. Résultat, j'ai mis 1h20 A/R pour aller retirer quelques frackin' dollars. Et j'ai bigrement flippé.

  • Il m'est arrivé de marcher de jour pendant 30 minutes sans voir aucun piéton. 
  • Je n'ai croisé quelqu'un sur un passage piéton qu'une seule fois en un mois.
  • En roulant à vélo sur le côté de la route, il n'est pas rare de se faire klaxonner agressivement.
Ajoutez à cela le fait que tout existe en "drive", là bas, c'est à dire le MacDo (comme chez nous), mais aussi le starbucks et tous les équivalents, certains grands magasins, et même les banques qui ont un service drive !
Donc tout est fait pour améliorer l'accessibilité en voiture, ce qui est chouette... Sauf que ça provoque l'oubli total des autres moyens de transports chez l'américain moyen. Et vous verrez plus tard que son apprentissage de la conduite ici n'étant pas optimal, il faut rester sur la défense en permanence.


Ajoutez aussi à cela l'absence totale de transports en commun dans la région. Enfin je suis mauvaise langue, il y a peut-être deux lignes de bus à 10 miles à la ronde, qui sont réputées très irrégulières. Et qui si elles l'étaient passeraient au mieux 1 fois par heure. Autant dire que ça, c'est du service.

Ajoutez à cela la non proximité des services (supermarché le plus proche à 30 minutes à pieds) et surtout des endroits où faire des démarches administratives, induisant la nécessité de demander à un ou une collègue de faire les conduites. Ce qui a un délicieux goût de nostalgie, rappelant le doux temps de l'adolescende où papa/maman nous emmenaient joyeusement aux activités sportives. Sauf que papa/maman, ils vous ont fait, ils vous ont elevé, et c'est même eux qui vous ont inscrit aux dites activités. Donc on a moins de scrupules à demander.
Les collègues, surtout des collègues qu'on connait depuis... Bah... moins d'un mois, c'est des gens adorables mais ça reste des étrangers à qui on fait perdre leur temps.

... Donc vous comprendrez pourquoi j'ai claqué 2500€ dans le passage de mon permis en début d'année, avec le succès tout relatif que l'on sait. Auto-écoles & préfecture de Paris, je vous love avec trois grands E, deux grands M, un grand R, un grand D, et une émission de "Des chiffres et des lettres".

En résumé, ici, pour être normal, il faut avoir une tête, deux bras, deux jambes et quatre roues. Sinon, ça confine au handicap.

Pour obtenir ces quatre roues, rien de plus simple : passer son permis est enfantin. Il suffit d'aller au secretary of state avec son numéro de sécu.

Numéro de ... quoi ? Mais je croyais qu'ils n'avaient pas de sécu les US-iens.
Bon, d'une part c'est pas tout à fait vrai. D'autre part, ici il n'y a pas de carte d'identité. Ce qui en fait office, c'est ton numéro de sécurité sociale, identifiant unique qui leur sert partout. Le passeport, tu peux te le mettre ailleurs, ça ne vaut pas grand chose en ces contrées.

D'accord, alors je vais le demander, ça doit pas être bien compliqué, si ?

(Si vous n'avez pas envie de lire la partie suivante qui est en gros une description de galérienne pas très amusante, descendez jusqu'à Samothrace)

Version officielle qu'on m'a donné avant mon arrivée :
- tu arrives, tu attends 10 jours d'être entrée dans les registres (c'est une opération manuelle), et on te le donne.

Le 10 juin, donc, j'arrive la bouche en coeur au bureau de la sécu. Ou plutôt : le 10 juin, je fais chier deux gentils collègues pour qu'ils me déposent au bureau de la sécu (à 20 minutes de bagnole du bureau). Celui-ci étant dans une zone craignos, ils décident de rester avec moi. Ce qui est très gentil et me met très très à l'aise.

Oh, des panneaux avec du texte pour faire passer le temps...
Ah. La déco est un peu différente de chez nous.

Chance, je n'ai que 20 minutes d'attente. Au terme desquelles j'apprends que mon dossier n'a pas encore été traité, la procédure peut prendre jusqu'à quatre semaines; et que j'ai le choix entre revenir plus tard ou alors elle remplit mon dossier maintenant et ce sera directement expédié chez moi.

Euh. QUATRE semaines o_O ? Je me dis que diantre c'est beaucoup trop, mais que peut-être que mon type particulier de visa me permettra de perdre moins de temps. Ca saoule déjà pas mal de ne pas avoir mon papier de suite...
En tout cas le choix entre re-faire chier les collègues potentiellement tous les deux jours pendant 1 mois ou recevoir le truc chez Julie directement me paraît net : j'opte pour la solution n°2.

Deux jours plus tard, je reçois un e-mail de SEVIS, organisme gouvernemental dédié aux visas d'échange (qui porte bien son nom).
Bonne nouvelle : mes infos ont été vérifiées, dans deux jours ouvrés je peux prétendre à un numéro de sécurité sociale. J'apprends au passage que ce qui a entraîné cette vérification, c'est le renvoi d'autres papiers  sur lequel on ne m'avait pas du tout pressée (genre "à faire dans le mois qui suit ton arrivée"). J'aurais pu attendre encore beaucoup plus.

J'appelle le mardi suivant, parce que le lundi je suis à sleeping bear dunes. Je passe sur le standard téléphonique à tiroirs, l'attente interminable, le fait que l'opératrice n'écoutait pas ce que je disais et la difficulté d'épeler mon nom pour le résultat de l'appel : broucouille, comme on dit par chez nous.


Oui, c'est à quel sujet ? Une corde pour se pendre ? Je vous la tricote.

Le lendemain, impossible de les joindre (30 minutes d'attente avec une musique en MIDI ignoble). Le surlendemain, au deuxième essai, je tombe sur une standardiste un peu plus désireuse de m'aider. On galère à trouver s'ils ont mis "Adeline" en nom composé ou en deuxième prénom. Finalement, elle me retrouve. Mon dossier est toujours en attente. Je ne comprends pas, je lui dis que normalement ça devrait être ok depuis vendredi dernier.

Elle se renseigne, et là j'apprends que j'ai commis une erreur fatale :
Le fait d'avoir demandé à la nénette du bureau de la sécu de saisir le dossier pour éviter de revenir a provoqué une procédure manuelle qui peut prendre jusqu'à 4 semaines. Si je n'avais pas demandé ça, ils auraient juste eu à vérifier mon numéro SEVIS sur internet et emballé c'était pesé. Là, tout va être fait par courrier et par vérifications successives. Et aucun moyen de re-switcher sur l'autre façon de vérifier une fois que c'est lancé... Bien entendu, on s'était bien gardé de me le dire.

Tout ceci arrive la veille du départ de Julie en voyage boulot/vacances. Mes nouvelles mamans-voitures deviennent donc Christian, David, Delphine et Rachida. Qui n'iront jamais lire ce post mais que je remercie infiniment.

Je rappelle le lundi suivant. Toujours en attente. Le mercredi je tente de les appeler 4 fois sans succès. Je m'endors avec leur musique de merde dans la tête.
Le jeudi, je retente d'appeler 4 fois, encore une fois pas moyen de les atteindre. En plus la sécu a des horaires de merdre, comme dirait Ubu (9h-15h tous les jours sauf le mercredi... 9h-midi).
Je rappelle sans y croire à 14h56. Après 15 minutes d'attente, j'entends une voie fatiguée au bout du fil.
Enfin !!! J'avais cru que tout le monde s'était tiré une balle là-bas, après ces 4 heures au téléphone sans entendre d'autre son que leur musique pourrave entrecoupée de "Thank you for your patience. We look forward to talking to you."
Et là, j'apprends que c'est BON. Enfin c'est bon !!! J'existe !!!!

Il aura fallu y laisser deux bras et l'intégralité de mon neurone et demi, mais VICTOIRE !

Et à partir de là, c'est la folie. Je requiers l'aide de maman Rachida vendredi midi. On va à la sécu ensemble, 30 minutes plus tard on en sort avec le Graal.
De là, Rachida me dépose au Secretary of State (espèce de préfecture locale) et retourne au taf.

Salle d'attente avec une cinquantaine de personnes, on prend un ticket qui a la bonne idée de nous indiquer une estimation de temps d'attente (~1h30). Ce qui permet d'aller faire un tour, d'acheter à manger et de trouver un coin tranquille pour le repas.
Une photo de l'intérieur du SoS. Je n'en ai pas pris beaucoup parce que... ça se fait pas trop.

Je finis par passer avec une dame adorable qui accepte mes preuves de résidence malgré leur côté pas terrible. Là où ça change très agréablement de la France c'est qu'on s'inscrit pour le permis, ça provoque de suite :
- Revue des papiers et entrée dans le système officiel
- Test de vision
- Passage du code. Hé ouais. Le jour même. Vous voyez les gens assis tout au fond à droite de la photo. Ils sont en train de le passer.
A ce propos, celui-ci est une vaste blague. Déjà ils sont gentils, il faut avoir 40/50. Leur "livre de code" est juste un gros fichier pdf dont la moitié consiste à expliquer les formalités administratives. Quasi pas de valeurs numériques à apprendre, pas de cas d'expcetions, aucun piège, c'est un QCM à 3 choix, un seul à choisir. Et bon, certaines questions sont oufs.
"Mes enfants me demandent de changer la radio alors que la circulation est intense"
a - Je change la radio.
b - J'attends d'être arrivé dans un endroit calme pour changer la radio.
c - J'ouvre la boîte à gants pour chercher un CD et leur diffuser.

Sérieusement ! Je n'invente rien. Donc on a cinq questions de ce genre, super blague. On a les questions sur les panneaux, ultime blague. Ca fait déjà 15 points gratos. J'ai eu la chance de pouvoir lire le test de Julie avant de passer : plus de la moitié des question en commun ! Et le reste est globalement du bon sens. J'ai lu leur pdf une seule fois et en travers et c'était largement suffisant.

Autre point génial : on te le corrige sous les yeux. Et pire, si tu as suffisamment deux de QI pour avoir faux, tu peux le repasser de suite.
Donc voilà, 3h30 après ma réception de mon numéro de sécu, j'avais un permis provisoire, qui correspond à la conduite accompagnée en France (en moins restrictif, je peux conduire avec n'importe qui de plus de 21 ans ayant un permis valide).

Pour faire ma chiante, je leur ai demandé un petit truc en plus, j'ai donc repassé un test et obtenu le droit de conduire ça, mon petit craquage de la semaine dernière :


Donc ayé. Je suis indépendante. Et bordel, à 27 ans, ça fait un bien fou.
Les scooters ici sont un peu comme des vélos, donc il faut évidemment faire ultra gaffe.

Mais c'est fou de voir la différence, quand même. En France, en passant le code de manière ultra ultra accélérée, j'ai pu l'avoir en un mois et pour environ 700€.
Ici, j'ai payé 25$ mon permis provisoire et 8$ mon permis de scooter. Les deux obtenus en l'espace de 3h30. Et je n'ai pas besoin de prendre trouzmille heures de conduites facturées à deux bras l'heure : ce n'est pas obligatoire pour le plus de 18 ans même si grandement recommandé.

Après, clairement, leur code n'est pas adapté à nos petites routes, mais un semblant de juste milieu me paraît possible et très très souhaitable.

Heureuse, j'ai pu rentrer à pieds au bureau. Et traverser cette route (je vous rassure, j'ai cherché un passage piéton. Et j'ai à peine dû marcher un mile pour en voir un).

vendredi 27 juin 2014

27/06/2014 Today is a good day !

Ouaip. Y'a des jours comme ça  qui sont pourris. D'autres qui sont top. Là, nulle doute qu'on à affaire à un top en dupliquette.

Déjà, c'est le cinq moisiversaire de Marat Safin. Alors on chante tous un joyeux moisiversaire à Marat. 
Même toi, là-bas dans le fond. 
Comment ça t'es muet ? Y'a pas d'excuse qui tienne. T'as qu'à l'écrire sur une partition. Voilààà.
(Accessoirement, c'est aussi celui de mon frère et d'un tas de gens. Evenements qui n'arrivent pas à la cheville du premier.)

En plus, c'est vendredi, et le vendredi, de manière générale, c'est cool.
En plus on est un vendredi où il fait un temps de fou !!! Alors ça pour une journée sous de bon auspices (non grand-tante paulette, je ne parle pas de toi), c'est un bon augure (non, le leader de U2 n'est pas devenu suédois).
En plus, j'ai réussi ma vegan week ! Jamais autant cuisiné que cette semaine. Et mine de rien c'était assez bon. David s'est fait avoir ce matin en mangeant un macaron avec ingrédients écrit en français, il n'a pas capté le blanc d'oeuf. Huk huk huk. Kong et Tim ont tenu, mais Tim l'a fait à sa manière très particulière chips-lasagnes-pizzas au fromage.

Et surtout, surtout, aujourd'hui je suis le papillon qui a percé sa chrysalide, je suis Robinson qui rencontre Vendredi, je suis une midinette qui vient de gagner une place pour voir Justin Bieber dans sa loge, je suis le mec qui a fini un iron man en tractant son fils, je suis gladiator qui se rend compte qu'en fait sa femme et son fils ne sont pas morts, je suis Dave qui aurait du charisme, bref je suis joie et achèvement.

Non, je ne vous annonce pas une naissance prochaine, ne vous en faites pas... Mais plus de précisions soon !




lundi 23 juin 2014

23/06/2014 Vegan week !



Bon, j'avais l'intention de faire les articles dans l'ordre, mais celui là ça peut être rigolo de le poster maintenant.

David, un collègue, a lancé l'idée de s'essayer à une semaine végétalienne. Les végétaliens, ce sont ces inconscients qui, non contents d'oter viande et poissons de leur alimentation, éliminent également tout ce qui provient des animaux : lait et ses dérivés, miel, oeufs...

Pour voir les effets sur la santé, d'une part, pour faire un peu attention aux aliments qu'on ingère, d'autre part... Mais surtout pour le fun.

C'est l'équipe OEM (la mienne donc) seulement qui tente l'expérience. On sera 4, dont Tim qui est un américain pur et dur dans ses habitudes. Comprendre : Pizza, burgers, et... c'est à peu près tout. Enfin je suis mauvaise langue, il peut faire un effort et manger mexicain. Bref, ça n'a pas été facile de le convaincre et on le laisse faire végétarien uniquement. 

On pense prendre des paris sur la date où il craquera... Mais c'est pas certain vu qu'il pense être capable de tenir frites + pizzas au fromage toute la semaine !

Du coup j'ai cherché des recettes végétaliennes à l'air sympa; et ce week-end j'ai fait plein de courses (ce qui alimentera - fort à propos - de prochains posts). 
Note pour les gens qui pensent aller aux US un jour : y'a plein de trucs totalement introuvables, genre des feuilles de brick. Et quand on n'a pas de moyen de déplacement rapide, se taper 40 minutes de vélo pour faire ce constat, rien de tel.

Bref, en avant première, voici ce que j'ai concocté à mes gentils coworkers pour demain :

http://danslacuisinededjanisse.files.wordpress.com/2013/02/p1000097.jpg
 Roulés de tortillas au pesto de tomates et épinards (remplace les samossas aux épinards que j'avais prévus). Je vous montre la photo du site parce que je n'ai pas encore coupé les miens.


© PIGUT - Raviolis vegan châtaignes sauce champignons 
Raviolis farcis aux oignons & beans avec une sauce aux champignons (normalement c'était aux chataîgnes... jamais trouvées). Je vous montre la photo du site parce que... les miens ont l'air dégueu !
Potatoes aux épices. Je vous montre la photo du site parce que... MAIS NON C'EST LES MIENNES !!

Souhaitez-moi bon courage, que le houmous soit avec moi (je tiens à préciser que j'ai mangé plein de fromage de chèvre à 23h50, juste parce qu'il le fallait).

mardi 17 juin 2014

17/06/2014 Sleeping bear dunes 3/3

(Originellement posté le 07/07/2014)

Bon, j'ai la flemme de faire un vrai post complet avec du heure par heure et j'ai mangé ceça et j'ai fait pipi dans les bois et blablabli. Surtout que ça commence à dater !

Du coup pour ce dernier jour de sleeping bear dunes, un très petit résumé et plein de photos (celles de Julie sont mieux mais je les ai pas là, tant pis !)

Heather et Ken devaient partir tôt, donc le lundi, après démontage des tentes, on s'est fait le scenic drive avec Julie; qui est la principale attraction de sleeping bear dunes. En gros, une chouette route avec quelques arrêts point de vue/petit sentier de balade. Suivi par un arrêt à un lac plus petit que le Michigan et donc plus chaud (miam).









 Bray dunes ! Mais avec du beau temps et une verdure de fou

 Ca n'a pas l'air comme ça, mais ça met une heure de remonter depuis la plage... Et encore ce jour là c'était plus simple vu qu'il avait pleuvu la veille.
 Un lac. Si. Moi non plus.











 Y'a vraiment des gens nuls à cache cache, je vous assure...


Fun fact : cet hiver, qui était le pire de l'histoire du Michigan, tout le lac était gelé. Vous imaginez ? Perso ça me dépasse.










 Et voilà le petit lacounet de l'aprem, avec un tout petit canal au fond qui le relie au lac Michigan.
La différence de température est édifiante, on passe de 21 à 15 (je parle de degrés, bande de coquinous)


 Les animaux locaux ont une forme de X





Et voilou ! Fin du trip camping, avec un trajet de retour plutôt pépère.
A bientôt pour un nouveau post sur... un trip camping !