mardi 9 septembre 2014

09/09/2014 Toronto tôt

(Originellement posté le 12/10/2014)

Ce titre est un hommage à Nagui en ch'ti, sans qui mes dents seraient moins bien brossées à l'heure qu'il est.

J'ai tellement de retard sur ce blog que je crains d'être enceinte de plusieurs articles je vais faire du vite-fait-pas-très-bien-fait. Désolée à mes lecteurs. Comme annoncé à l'article précédent, j'ai pas mal bougé ces derniers temps (non, je ne suis pas devenue danseuse), et subséquemment vous allez avoir de la lecture.
Evidemment, on ne peut jamais compter sur le boulot pour s'aligner sur la vie privée, et je dois donc rédiger ces quelques mots depuis chez moi ! Diantre, on n'arrête pas l'absence de progrès.

Le 9 septembre dernier, après un anniversaire bien fêté auprès de la communauté VIE-iste du comté d'Oakland, Michigan, j'ai eu la chance de prendre le volant à 5h du matin pour aller récupérer une bande d'irréductibles nordistes en vadrouille à l'aéroport de Toronto. 
Ils ont beau être irréductibles, je peux quand même mettre leur photo en tout petit. 

Vu mon état d'éveil, j'espérais (et m'attendais à) une route confortable sans trop de circulation. C'est sans compter sur les habitudes matinales de ces enfoirés braves américains qui m'ont bien fait flipper lors de la prise de l'autoroute près de chez moi. Rappelons à nos gentils européens civilisés que les gens outre atlantique 1/Ne savent pas ce qu'est un clignotant. Encore moins qu'à Paris. 2/Doublent des deux côtés. 3/Ne doivent rien apprendre des distances de sécurités. Mixez les trois pour un cocktail bien musclé sur leurs routes à 4 voies avec des sorties tous les cinq cent mètres.

Bref, avec trois heures de sommeil, ce fut un réveil sympathique qui précéda la plus longue route de ma vie en tant que conductrice. 


Les retrouvailles furent bouleversantes : malgré un échec de terminal et un chantage à tue-tête de célébration d'anniversaire de leur part, je n'ai pas fui. C'est dire si j'étais contente de les voir. Spécialement la valise de Florence qui a failli ne pas être des nôtres pour cause d'... oubli dans le car Air France.

Puis direction notre appart' à Toronto. Ne connaissant pas la ville, nous nous sommes retrouvés dans un coin super chelou avec des squatteurs de rue par dizaine présents dès 6 heures du soir. Autant dire que l'odeur champêtre qui nous accompagnait lors de nos allées et venues n'était pas sans rappeler Solidays. Ce point mis à part, l'accueil était parfait, et nous avons pu bien nous balader.

Toronto est une ville très sympa, avec plein de variété. A noter que Montreal était originellement la plus grand métropole du Canada, et que Toronto est passée devant petit à petit grâce à une immigration massive des quatre coins du monde à partir de 1951. Ce qui en fait l'une des villes les plus cosmopolites du monde à l'heure actuelle. C'est une grande ville mais qui ne souffre pas du syndrôme du stress accru. Bref, il fait assez bon y vivre.

Le premier jour fut dédié à la visite de la ville. A vrai dire le second aussi, mais commençons doucement, voulez-vous ?
Yep, doucement, comme ça.

Donc nous avons commencé par nous balader dans le centre, qui réussit une alliance vieux/nouveau assez joliment.







Après un resto en centre ville (où on a croisé une copine VIE de Detroit, merci le Routard !), nos gambettes nous ont emmenés au financial District, puis sur le port des bords du lac (qui ressemble évidemment à un océan, vous devriez vous y faire depuis le temps que je m'en ébaubis). Puis vers le centre Eaton, un centre commercial plutôt joli avec une gigantesque verrière.
Pourquoi tant d'hilarité ? Parce que le mode panoramique du téléphone de Sylvain m'a mutilée. Tu parles de potes.



Le soir, le ciel a été notre limite puisque nous avons dîné dans la CN Tower et son resto panoramique-tournant. Qui donne une vue malade sur la ville et ses environs en plus de bien nourrir ses clients.
 Toronto baille naïte
Il y a une zone avec sol en verre où on voit le plancher des vaches 300m plus bas. Ca peut filer le vertige. Heureusement, nous n'avions pas amené nos 42 ours polaires de compagnie.
La bête. Qui est plutôt Belle.
  






"Fun" fact du soir : j'avais oublié d'éteindre une lumière dans la voiture. J'ai donc eu la joie de faire un aller-retour dans notre quartier juste avant d'aller manger. Grand moment de bonheur au milieu des junkies et autres paumés. Attendre le tram une bonne quinzaine de minutes près d'un dealer et d'une vieille bizarre qui ramassait les mégots de clopes pas tout à fait finis par terre fut un bonheur sans nom. Et c'est une nana qui a vécu à Valenciennes, Evry, au Kremlin-Bicêtre, dans les quartiers pas les plus beaux du 19ème et du 20ème, et maintenant près de Détroit qui vous dit ça. Diantre, que j'ai du goût dans ma sélection de lieux de vie.
En tout cas ces braves petits m'ont gâtée à notre retour à l'appartement avec les jeux de qualité que sont Hanabi et Zombies.



Le lendemain, direction le quartier hipster de la ville : Kensington Market. Bourré de petites boutiques bariolées, de restos végétariens, de vente de seconde main, de tags colorés, de mignonnes maisons en bois; c'est un vrai temple pour la balade.
 





Suite à ça, nous retournons près de la côté pour prendre un Ferry qui nous conduit aux Toronto Islands, qu'on m'a décrit comme un Havre de nature charmante. Ce qui est bel et bien le cas, mais malheureusement le temps n'est pas vraiment au rendez-vous pour en profiter au mieux.
Heureusement, des activités nous attendent pour pallier à cela !
 Etape 1 (non, je n'interpelle personne !) : photo avec la skyline sur le ferry.
 Etape 2 : Trouver la ferme à l'entrée de l'île.
 Etape 3, 4, 5, et 6 : Devenir gaga devant les animaux et leurs petites papates

 
Etapes 7 et 8 : Attendre 15 minutes que Charlotte et ses petites papattes se mettent en branle. Puis la mitrailler

 Etape 9 : Poser sur la chaise tellement grande qu'elle n'a forcément été faite que pour ça


Etape 10 : Revanche des animaux qui s'acharnent sur le plus faible d'entre nous l'homme musclé du groupe
Etape 11 : Mongoliser sur le pont interdit aux piétons vu que nous sommes seuls sur l'île


 Etape 12 : Faire des tags par terre comme des sagouins martyriseurs de paysages
Etape 13 : Suivre les poteaux indicateurs près de la mer
 Etape 14 : Se prendre une saucée et en profiter pour inaugurer Hanabi sous le porche d'une charmante chapelle qui se baladait par là
Etape 15 : Montrer à Rabbi Jacob qu'il n'a qu'à bien se tenir devant la silhouette de Toronto

 Etape 16 : Se faire bouyave à un battle de Piano par un petit papy en poncho qui se baladait par là en attendant le ferry. S'extasier devant la beauté du papier peint.



Etape 17 : Reprendre la route sous les sunlights des toron-tropiques (qui ont oublié la composante "chaleur" des moussons)

Pour le soir, nous décidons d'aller à la Distillerie, ancienne industrie reconvertie en endroit hype avec moult galeries d'art, restaurants, bars... Sauf qu'il tombe des averses pas possibles en inéquation totale avec une visite en profondeur. On se jette dans le premier resto qui vient... où a lieu un gros repas de séminaire d'une boîte quelconque. On pourrait profiter de leur buffer à volonté, sauf que nos fringues trempées comme une carpe nous désignent comme des touristes. On se fait rediriger vers un autre resto, mais, ne le trouvant pas dans les 20 secondes qui suivent, on s'engouffre dans un autre endroit. Chicos. Les pulls à capuche et fringues de rando dénotent un peu mais on s'en balance, on veut juste arrêter les trombes qui nous tombent dessus.


 
Moules et frites... Steph ne se refait pas.
 Le pas-pont (non Maurice, reste dans ta tombe) des arts local

 Repus et fourbus, nous rentrons à l'appart avant de quitter Toronto le lendemain matin.

mardi 2 septembre 2014

Teasers...

(Originellement posté le 03/10/2014)

En 2014, 


Elle revient dans les salles...

Après avoir bravé Detroit, Chicago, Boston, New York et écrit des articles à couper le souffle les journées de travail de ses lecteurs, elle cherche de nouvelles choses à raconter.

Alors que la crise d'inspiration la taraude, ses amis sont viennent massivement l'aider à l'aide d'anti-page blanche magiques.

Tout d'abord, la re-rencontre, qui lui redonnera l'envie de tapoter le clavier, tel un torrent torréfiant !

Le courage revient, permettant d'affronter n'importe quel ...
 (Il paraît en effet que les assidus du bridge sont souvent morts. Mais ceci est une blague de vieux.)

 Torrent qui se muera en cascade où elle n'appréciera ni zombie loutre, ni hagard rat.

 Il lui faudra affronter des monstres jaunes à six pattes afin de survivre ...

Il lui faudra résister aux avances d'un chauffeur de taxi effrayant...


Heureusement, elle pourra compter sur son buddy-coloc pour la réénergiser avec des pommes naturelles, en un mot comme en Mill. Le déguisement en beignet de ces délicieuses pommes ne sera d'ailleurs pas pour lui déplaire.

Mais nous sommes dans un teaser ! De terribles épreuves l'attendent. 
La première, celle qui l'empêche d'écrire depuis deux semaines, c'est un gros volatile coloré qui répète bêtement tout ce qu'on lui dit.

Parrot logo eps vector download


Car OUI ! Après avoir été payée à ne pas faire grand chose durant des mois (coucou grand frère chéri (celui qui n'habite pas en Suisse). Je sais heureusement que tu n'as pas le temps de lire mes aneries)), notre narratrice est enfin surbookée de travail. Ce qui l'empêche malheureusement d'utiliser ses journées et l'argent de vos impôts pour vous raconter sa vie.


Mais la deuxième épreuve, la pire terreur à laquelle puisse être confrontée un ingénieur en informatique, celle qui fait naître un désarroi terrible au fin fond du creux de son âme en peine, qui l'empêche de dormir la nuit par tant de cruauté gratuite, celle qui fait naître dans son tympan mille crissements sur tableau noir (j'espère que vous avez l'ouïe mentale aussi développée que moi car mon don de projection ultime me faire entendre ces saloperies assez distinctement), c'est....

Allons, séchez donc les larmes d'effroi qui naissent à la vue de cette infâme perspective. Je serai forte.
Ce sera difficile.
Il y aura du sang (ou en tout cas un liquide rouge qui circulera dans mon organisme) et des pleurs (ou en tout cas de l'eau salée)
Mais je saurai résister à cette semaine effroyable... sans aucune connexion à internet.



(Et après ça, promis juré, je rattrape pour de vrai mon retard sur ce blogounet)

samedi 30 août 2014

30/08/2014 La ville sous laquelle dormait Newton

(Originellement posté le 16/09/2014)  

Les plus fringants perspicaces astucieux l'auront deviné via mon dernier article, je suis allée à New York, New York il y a peu. Bravo à eux, ils gagnent un guide du petit détective mortellement chiant dédicacé par l'Inspecteur Derrick. A propos, info culturelle du jour, savez vous que la chanson de Sinatra de ce nom n'est pas liée à un effet de mode ou de bégaiement, c'est simplement qu'il énonce la ville, puis l'état. Comme quand je dis que je vis près de Detroit, Michigan.
Info culturelle de demain, cette chanson n'est en fait pas de Sinatra. Bam. C'est de Kander & Ebb, et la première interprète était Liza Minelli pour le film de Scorsese du même nom (New York New York, le nom. Bah oui, "Liza Minelli" ça ferait plus magasin de chaussures des Simpsons).

Je sais que ce jeu de mots ne marche pas en anglais, mais j'm'en fous, j'avais envie.
Je sais qu'il ne marche pas en français non plus. Bande de chipoteurs.

Et là je suis heureuse, parce que je m'étais dit que je n'allais pour une fois pas faire un article fleuve de description de week-end, mais je n'en suis qu'à l'énonciation du lieu et j'ai déjà tapoté une demi page. Mon prof de philo de prépa et son slogan "Rigueur, précision, concision" seraient fiers de moi.

Bref. Le premier lundi de septembre aux Etats-Unis est leur Fête du travail, soit l'équivalent de notre premier mai (à noter : les US ont le bon goût de toujours caler les jours fériés pendant des jours ouvrés, donc même s'il y en a moins qu'à la maison, il n'y a pas d'année où l'on se sent volé dans les tréfonds de son âme car 4 de ces jours merveilleux tombent en week-end) (kikoo mes deux premières années de boulot) (je mets de parenthèses si je veux) (elles peuvent même faire une petite danse des parenthèses ()))())()())())()) qui en perturbera plus d'un vu qu'il n'y a pas autant d'ouvrantes que de fermantes) (surtout les développeurs) (à propos du premier mai, c'est rigolo que les américains la fêtent en septembre, parce que ça commémore la grève généralisée de leurs syndicats à eux le 1er mai 1886) (même si évidemment nous autres français on avait déjà instauré des fêtes du travail avant, c'est ce jour là qui a gravé leur date dans le marbre) (ok j'arrête) (Rigueur, précision, concision).

Pour en revenir à nos moutons, ça fait un super week-end de trois jours où quasi tous les américains partent, vu que c'est aussi la dernière occasion de partir de l'été. Et en général les gens quittent le bureau vers 3h, ces jours là, avec évidemment une grosse productivité à la clé.

Bref, pas au courant du tout de ce système au moment de ma réservation de billets, je m'envole vers la grosse pomme à 21h au terme d'un travail acharné pour ma société chérie (la forme Grosgus ?).

Je retrouve avec bonheur la chaleur suffocante et odoriférante du métro, ses rats, ses gens bizarres et ses attentes interminables. (Je précise que cette dernière phrase n'est pas ironique. J'aime le métro, je suis comme ça, réussir à tenir mon bouquin entre deux doigts avec un angle improbable entre deux gros dégueulasses transpirants m'inspire de la joie.)

  Ode à la vie
 
Je retrouve également avec bonheur (mais moins, faut pas abuser) Ludo, un pote d'école qui est parti en VIE le même jour que moi, mais pour une destination bien moins glamour, il faut l'admettre. Ils ont eu le bon goût de m'attendre avec un pote à lui (Billy) avant de s'encanailler dans les bars New-Yorkais.

Sexy chinatown
 
Déposer mes affaires chez lui est l'occasion de découvrir Chinatown, et, par là-même, le fait que Chinatown sent à peu près la même odeur que les algues enrobant les makis. C'est à dire que... ça pue, tout simplement. L'avantage de ce quartier c'est qu'il est au coeur de Manhattan, proche d'endroits qui bougent, et que c'est moins cher que la plupart des voisinages environnants (c'est à dire qu'une chambre ne coûte que trois bras par mois). Grâce à la splendide carte des bons coins de New York, on enchaîne les tentatives de bars. Certains sont pleins, certains sont payants, certains sont bruyants. On s'en fiche, dans cette ville il suffit de faire 30 mètres pour trouver un nouvel endroit !

 Billy et Ludo, les mecs à l'air le plus intelligent du monde

Le lendemain, changement d'ambiance, je retrouve mes cousins qui viennent d'emménager (3 jours avant !) avec leurs deux filles dans un quartier proche de l'Empire State Building. Je prévois de partir à l'avance malgré la petite nuit pour trouver des fleurs sur la route, mais grâce à une classique confusion West/East sur le numéro de rue, j'y arrive à la bourre et sans rien.
Quartier mignon avec plein de petites maisons "à l'anglaise"

Retrouvailles sympa avec ces grands voyageurs, et le petit accident amusant : ma cousine se sert du four pour faire griller des toasts. Le four est très trop efficace et au bout de 30 secondes, l'appart est empli de fumée. Les alarmes assourdissantes retentissent. On tente de les arrêter mais sans succès. Au bout de deux très longues minutes le silence revient. Ouf, on va pouvoir prendre ce petit dej sur le toit de leur immeuble !
Sauf que, bruits dans l'escalier, porte qui s'ouvre : les pompiers New Yorkais entrent dans l'appart avec tout leur matos, prêts à éteindre l'énorme incendie qui vient de se déclarer. Réplique culte d'Anne-Laure "Désolée, je suis un peu meilleure cuisinière que ça, d'habitude...". Rires, photos, et surtout HALLUCINATION totale de notre part : les gentils sapeurs ont ramené deux camions et bloqué la rue pour 3 muffins anglais cramés. On sait pas si c'est une fausse manip quand on a tenté d'éteindre les détecteurs de fumée, mais en tout cas les impôts doivent être sacrément élevés dans le coin.

Vue imprenable du toit-terrasse sur la rue et ses camions de pompiers

Suite à un délicieux brunch en terrasse, je retrouve Ludo & Billy au Guggenheim pour un peu de culture.
 
 Ce musée a la particularité d'avoir une architecture en spirale : on progresse dans l'exposition en montant un sol légèrement incliné qui fait le contour du bâtiment.

L'expo principale concerne le futurisme, un mouvement dont j'ignore tout, mais qui porte bien ce nom puisqu'il veut justement incarner... le mouvement et la dynamique. J'aime assez ce que je découvre, même si leur manifeste est haïssable au possible par endroits.
Plus tard, on m'a appris que l'exposition "dans la spirale" est en fait temporaire, et les galeries sur le côté ont elles les collections permanentes (avec du Kandinsky et des impressionnistes notamment)

Comme je vous aime bien et je veux prouver que je suis une dingue qui ne respecte pas les consignes de ne pas prendre de photos, vous avez droit à quelques tableaux futuristes que j'ai appréciés.



Suite à ça, Ludo et moi nous rendons à LA (non, pas Los Angeles, ne hurlez pas, j'utilise simplement un procédé d'emphase à base de gras et de majuscules) raison de mon voyage à NYC : Flushing Meadows, aussi appelés les internationaux de tennis américains, aussi appelé US Open. Ce qui me permet de passer un excellent moment, d'apprendre le tennis à Ludo, et -beaucoup plus important- de compléter ma collection de casquettes de Grand Chelem. Futurs appartements, prenez garde, je vais massacrer vos murs à grands coups de couvre-chefs ! 

Autres goodies en vente à l'USO. Mais je me refuse aux canards aux US !

 J'ai l'air con mais je m'en fous-euh.

Après un double mixte en gros plan et à un match de filles plutôt pas mal entre Eugénie Bouchard (dont le doux patronyme nous inspire d'aussi doux encouragements) et Zahlavova Strycova (plus communément appelée "la russe") (mais en fait elle est tchèque), on assiste à un duel génial entre Robredo et Kyrgios. Ca joue bien, il y a une belle opposition de styles, et comme il se fait tard, les gens se cassent et nous permettent de nous rapprocher. Parfait match pour conclure ma première tournée des majeurs. Bientôt celle des pouces ? (avec Tsonga) (cette dernière "blague" est incompréhensible pour les non-amateurs de tennis. Bien fait pour vous.)

Les nocturnes de l'US Open se terminent à 1h du mat', mais on est dans la ville qui ne dort pas. Alors bien évidemment, on ne va pas aller faire nos faibles !
On se rend donc à Brooklyn pour aller voir un DJ set dans un club un peu underground avec une ambiance bien particulière d'entrepôt désaffecté. Ça rappellerait presque la maison.

Les tags visibles depuis la méga terrasse de la boîte

On rate un métro à cause de manque de crédit, on décide de faire nos riches à rentrer en taxi, et bim, dodo bien mérité.

La journée du dimanche est un peu plus calme. Le matin, alors que je suis censée me lever pour une visite guidée de studios et galeries d'artistes dans Lower East Side, l'appel du canap' est trop fort. Balades dans les sympathiques quartiers de Little Italy et vers Washington Square où on retrouve Billy pour une foire d'artisanat de rue. Sauf qu'il commence à dracher comme vache qui pleut des cordes et que les gens remballent leurs stands. On se fait tremper comme des soupes polonaises (kikoo Steph) et on finit par se poser dans un random Chipotle parce que les torrents qui tombent du ciel (c'est donc de là que vient l'adjectif torrentiel !!) ne sont pas à notre goût.

 
Washington Square, très touristique avec plein de spectacles de rue

Ca finit par se calmer, et s'ensuit une balade sympa dans les quartiers de Greenwich et West Village.
 Le Café Wha, une scène ouverte qui a vu débuter des noms comme Bob Dylan, Jimi Hendrix, the Temptations, the Supremes, Bruce Springsteen, ou encore Kool&The Gang.

Les noms "village" ne sont pas usurpés dans ces coins, puisque l'atmosphère est vraiment celle d'une petite et charmante bourgade accessible, bien loin du gigantisme ambiant du financial district.

On se sépare pour la fin d'aprem, avant de se retrouver à Time's square pour dîner avec des colocs de Ludo. Occasion parfaite pour moi pour refaire un tour à Central Park, dont je n'ai pas vu la moitié inférieure lors de ma dernière visite en 2009.

 Et en fait j'y arrive au crépuscule, donc je n'ai toujours pas vu grand chose de l'endroit...
 Mince. Il faudra que je revienne.

Le dîner, on le prend chez Ellen's Stardust, un diner connu de Time's square (il y a toujours la queue) pour sa déco typique des sixties et ses serveurs qui interprètent des titres connus et font l'animation pendant le repas. A noter que ce sont des personnes qui ont échoué de peu aux recrutements pour les comédies musicales de broadway, donc la qualité des voix est au rendez-vous !
 
Il est ensuite temps pour nous de compléter un peu mieux la carte de Ludo.

Premier arrêt, le Ice Bar "Minus 5" qui vous gèle le cortex dans un cadre enchanteur (mais onéreux) tout en glace. A noter qu'encore une fois j'ai fait ma rebelle puisque les appareils photos étaient interdits (de façon à revendre ensuite les prises de vue)

 Dernier arrêt, un bar jazzy de East Village. On a eu beau arriver à 3h30, il y avait encore du monde et on a vu pas moins de 3 groupes différents sur scène. En outre ils proposent de jouer au babyfoot, au ping pong et autres jeux de palets.

Lundi et déjà le dernier jour du périple ! Bien écourté par un lever assez tardif cette fois encore. On traverse le pont de Brooklyn en contemplant sa vue imprenable sur la skyline du financial district. S'ensuit une déambulation dans les rues cossues de Brooklyn Heights et un brunch en terrasse dans une chaleur assez étouffante qui invite à se limiter à des fruits (je devrais aller vivre dans un pays tropical non climatisé pour perdre tout appétit).

Haut lieu de tourisme... Plutôt mérité.

Et voilà comment se clôt un excellent week-end ! Avec un léger stress à l'aéroport et en voiture, puisque d'énormes orages dans la zone de Détroit (Encore. Ouaip.) ont failli annuler mon vol, l'ont finalement "juste" retardé de deux heures, et ont inondé l'autoroute me ramenant chez moi, provoquant une demi-heure supplémentaire de retard. Autant dire que ma fraicheur le lendemain n'avait d'égal que ma motivation. Au moins ce fut l'occasion pour moi d'être pour une fois rigoureuse, précise et concise.