lundi 5 janvier 2015

22/11/2014 Mont-Réal, quand tombe l'hiver...

Bon bon bon... On dirait qu'on est en 2015 ! Wahou ! Vous êtes toujours là ? Merci et bienvenue ! Bonne année, et bonne santé aussi, c'est important la santé.
Je sais pas pour vous, mais ne voyant personne qui porte ses poches sur l'envers ou, bien pire, personne ne circulant en hoverboard, je suis quelque peu déçue par ce lancement annuel (ouais, j'adore faire des références à des films que j'ai pas vus). Aussi vous proposé-je un petit retour en 2014 (ouais, j'adore également trouver des excuses pourries pour contrevenir à mon retard dans l'écriture).

Les plus courageux d'entre vous (peut-être les plus oisifs ?) qui ont été jusques-au-bout de mon dernier article ont compris que j'ai fait un petit pèlerinage en terre québecoise il y a peu en novembre dernier. Fichtre qu'il est facile de prendre du retard sur ce blog, tout spécialement en période de non-glande approfondie.

Je ne visitais pas cette ville uniquement pour me pâmer devant le charisme à l'Irlandaise. La Russie et l'Egypte étaient également au programme puisque je renouais avec Olga et Mina, deux amis de France ayant émigré au Canada (sans doute pour chiner dans des maroquineries et manger des glaces à l'italienne ou du chili con carne en sirotant un monaco). Aussi, depuis les US, au Nord vais-je et finis-je(?) ce paragraphe super cosmopolite avant de vous endormir.

Cosmopolite, Montreal l'est, ce que je n'ignorais pas pour être venue y vivre quelques mois à la fin de mes études, en 2009. C'étaient donc également des retrouvailles attendrissantes avec cette ville Franco-Anglaise assez unique en son genre.

Mina ayant fait le choix incompréhensible de ne pas assister au concert de Damien Rice, il (oui, c'est un garçon. Prénom d'un ancien souverain Egyptien légendaire) nous attendait pendant le temps du concert et a eu tout le temps de s'interroger sur sa merveilleusement longue durée. Nous quittâmes le Metropolis, valise en main, vers minuit (j'ai d'ailleurs bien failli ne pas récupérer mon bien, mon ticket de vestiaire s'étant égaré - à croire qu'il voulait aller voir le spectacle de plus près (non, je n'ai pas fini de vous saouler avec Damien Rice, héhéhé), mais le gentil monsieur a reconnu la madame toute stressée avec sa valisette et m'a laissée partir sans encombres et avec bagages. Merci à toi, adorable spécimen de l'incroyablement aimable faune Québecoise).


 Quand même, c'était Superman en personne qui - subjugué - avait invité notre brave chanteur folk à venir se produire

De causerie en causerie avec Olga, nous nous retrouvons dans le métro Montrealais, haut lieu de rigoloterie mondiale. Non pas qu'ils mettent des blagues dans leurs rames, simplement j'ai un sens de l'humour suffisamment naze pour pouffer en entendant des noms à consonance locale comme Angrignon, Honoré Beaugrand, Plamondon, De La Savane ou Lionel Groulx. Et c'est également le lieu à plus haute concentration d'accent québequois du monde, ce qui en fait une attraction à classifier au patrimoine mondial de l'Unesco. Sérieusement, qu'est ce qui fait que nous autres français trouvons cet accent si amusant ? Aucune idée, mais tabernac' c'est ben rafraîchissant à écouter, à c'soir.

Nous dégustons des délices de la gastronomie locale en arrivant chez mes hôtes : chips et pizza. Et y'a pas à dire, rien de mieux qu'un repas sain pour bien attaquer le week-end !
Ils me montrent ensuite ce qui sera l'attraction du week-end - et pour eux, l'attraction de plusieurs années : leur imprimante 3D. En effet, ces aventuriers modernes se lancent dans la création d'entreprise, et celle-ci tournera autour des objets imprimés.
Mina m'explique donc qu'il a créé sa bestiole tout seul comme un grand, et que ces petites choses nécessitent un calibrage extrêmement précis (ça lui a pris beaucoup plus de temps de faire les réglages pour avoir un rendu fidèle que d'assembler les parties). 
Mon âme d'enfant, adepte de légos et autres jouets un peu geek, ne peut qu'être incroyablement séduite devant ce bijou technologique.

 La bête.
(Non Mina, je ne parle pas de toi)
Pour fêter ça, nous décidons qu'ils me fassent visiter leurs locaux le lendemain, histoire de voir de quoi la titine est capable. Mine de rien, il se fait bigrement tard et nous migrons donc vers Morphée City à grands renforts de ronflements. (En fait à ma connaissance notre sommeil ne fut pas si sonore mais je trouvais que la phrase sonnait bien, donc c'est comme ça et ne me cherchez pas : je suis loin).

Samedi, réveil tardif, et les âmes assoiffées de culture que nous sommes ne résistons pas à l'appel du Musée des Beaux Arts de Montreal (parce qu'ils ne passaient pas encore Dumb & Dumber to au ciné). Ainsi revêtons nous nos plus beaux atours afin de ne point créer de contraste trop déshonorant en ce lieu gorgé de beauté. Puis, tâtant de la température extérieure, nous remontons et enfilons moult damarts, doudounes, cagoules et autres moufles. L'art ne se veut-il pas accessible aux plus humbles ?

Cette photo est censée mettre en avant la cohabitation des différents styles architecturaux Montrealais (Moderne/Ancien/Classieux) et mon amour pour celle-ci avec le coeur.
Sauf que le rendu du dit coeur ressemble un peu trop à une paire de gonades pour cela puisse être pris au sérieux...


Donc nous découvrons l'expressionnisme à l'exposition "De Van Gogh à Kandinsky" avec pas mal de textes de mise en contexte très intéressants que j'ai bien entendu oublié depuis le temps. Mais en résumé, les mecs au début du siècle dernier, ils étaient un peu dingues en termes d'inventions artistiques. Et les Français/résidents Français étaient en grande partie responsables de cet élan, cocorico ! Fait intéressant et méconnu (en tout cas de moi), les musées allemands furent les premiers à les reconnaître, donc au départ ils exposaient surtout en teutonie...

Les photos étaient interdites donc je ne vous en tartine pas, mais ils avaient un paquet de toiles fameuses d'artistes non moins célèbres (Van Gogh et Kandinsky, oui, bravo à toi au cinquième rang ! Encore que le second n'était que peu représenté -au grand dam d'Olga, fan de la première heure. Mais aussi pas mal de Gauguins, Cézannes, Rousseaus, etc... Jolie collection ! Mais ultra bondée, ce qui gênait un peu l'observation profonde que nous aurions pu vouloir faire. Un petit aperçu est disponible sur la page du musée indiquée un peu plus haut.

Mouaha, évidemment que j'ai fait ma rebelle. Plan aérien de ce que serait l'expo universelle de 1900.

Olga accompagne sa signature du livre d'or d'un petit dessin : wouhou, je connais une fille exposée dans un musée international !



Il y avait également une expo gratuite sur Warhol et le pop-art que nous nous empressâmes d'aller explorer. Autant dire qu'on changeait totalement d'univers, avec les murs entièrement peints de vaches roses et couverts de tableaux et magazines aux formes répétées et couleurs flashy. Très sympa aussi.

En plus de ses tableaux célèbres, Warhol a également beaucoup bossé sur des illustrations de magazine et dans la pub.


J'avoue à ma grande honte que c'était le premier musée que je visitais en Terre de Caribous, vu que j'étais fauchée comme les blés lors de mon stage non payé en 2009. Ce qui m'avait conduite à la nécessité de procéder à des économies en certains domaines (bon et aussi, j'étais peut-être un tantinet moins dans une phase de vie "adulte responsable et culturée").

Après tant d'expressionnisme impressionnant, rien de tel qu'une petite balade "digestive" de par les rues du centre de Montréal. Nous avons échangé de bonnes adresses avec les résidents locaux, Olga & Mina me montrant leurs cafés préférés tandis que je reconnaissais de ci de là des établissements fréquentés lors de mon passage dans la métropole Québecoise. Qui avait d'ailleurs beaucoup changé en cinq ans, et ça ne m'a pas facilité la tâche ! C'est quand même avec plaisir que je marchais à nouveau dans le quartier de Guy-Concordia et son université où j'avais eu l'occasion de glander, découvrir facebook et twitter, faire un maximum de Uno sur IRC parce que mes camarades de labo étaient de foutus asociaux m'épanouir en travaillant sur un projet hautement intéressant de recherche opérationnelle qui occupait le plus clair de mon temps.


Selfie presque pas foireuse dans un petit café local

Quelques emplettes plus tard, nous voici au QG de 3DBranches, la boîte nouvellement créée par nos deux multi-expatriés. Leur local est très chouette, situé au sein de l'Alliance Française (qui a dû oublier de checker leur acte de naissance ;-)), donc hyper central et leur prodiguant pas mal de visibilité. Ils me montrent un paquet d'impressions différentes, et j'obtiens également quelques détails techniques que j'ai bien entendu parfaitement retenus depuis.
Puis vient le moment amusant du scan, hautement millimétré : Mina tenait le Kinect à la main tandis que je tournoyais sur un siège à roulettes qui tendait à basculer et se déplacer de son propre chef. Autant dire qu'on a dû s'y reprendre à plusieurs fois, mais c'était sympa de servir de cobaye à leur future attraction avant qu'elle devienne moins artisanale (je risque même de servir de modèle de vente sur leur site, vous imaginez ? Hé ouais, Gisèle Bundchen et Charlize Theron n'ont qu'à bien se tenir !).
Deutsche Qualität.

Nos pérégrinations nous conduisent ensuite vers un restaurant bien franchouillard au sein du Plateau où le parfum enivrant et délicat du fromage affiné envahit nos narines dès le trottoir (= ça puait. Joie.). Autant dire que l'américaine cheddarisée que je suis avait des petites étoiles dans les yeux au moment de commander une fondue savoyarde. Pas besoin d'entremets compliqués ou de fine gastronomie pour parler à mon coeur-estomac : prendre un paquet de fromton, le fiche dans une casserole, touiller, et tremper des bouts de pain. Ô perfection culinaire. En dégustant, je repense au texto que m'envoya l'ami François au moment de mon départ "Fondue Savoyarde, je te fais cadeau de ces mots que tu n'entendras plus avant longtemps". Dans ta gueule, François, j'ai boustifaillé la spécialité Suisse sur le continent Américain. Hé bim.
La maison a même le bon goût de nous offrir un trou normand.  Bref, soirée agréable qui fait bien plaisir et s'inscrit parfaitement dans la décadence de fin d'année.

En rentrant, Mina lance l'impression de ... ma tronche (je ne vous cache pas que c'est très bizarre). Il faut savoir que le procédé prend super longtemps donc il est impératif de le lancer avant de dormir sans quoi je ne pourrai pas repartir avec mon mini-moi. Un dodo plus tard, Olga et moi partons à la piscine afin de lutter un peu contre ce fromage qui s'est installé à l'insu de notre plein gré en terre cellulaire. Nous récupérons Mina, ma valise et mon modèle réduit généreusement offert lors d'une escale à leur appartement avant de repartir en balade.

Si vous n'avez jamais vu d'impression 3D, sachez que cette mignonne machine est ultra hypnotisante.


L'après-midi sera vouée à la ré-exploration de l'avenue du Mont-Royal, l'une des grandes rues effervescentes du quartier Français. Ambiance géniale, avec plein de petits commerces en enfilade, et des souvenirs made in Marie dont tout le monde se foutait qui ajoutaient un petit grain de sel à la visite : "Ohhhh, j'avais acheté ma couverture ici", "Ohhh, c'est le café où j'avais regardé PHM se faire exploser par Federer pendant Roland Garros", "Ooooh, c'est le premier parc où j'ai vu quelqu'un se servir d'un sachet spécial crottes de chien" et autres réminiscences hautement importantes dans l'histoire de l'humanité furent légion.

Petite rue typiquement Montréalaise avec ses escaliers extérieurs partout. Il y a des raisons historiques à ça, mais n'empêche que ça doit être diablement casse-gueule avec la neige verglacée du petit matin.

Puis, le week-end s'étant écoulé de manière sournoisement rapide en cette bonne compagnie, il fut temps de reprendre l'avion. Avec un vol retour nettement moins éprouvant que son petit camarade, on l'en remercie.
Olga, Mina, merci encore pour votre accueil ! Au plaisir de vous revoir rapidement :-) !

4 commentaires:

  1. Mais oui une paire de gosses tabernac !!!

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  2. Ah! AAAAH!!!! Voici donc le musée que je déteste...
    Lors de ma culturation parisienne il y a quelques mois, quelle ne fut pas ma déception en allant voir l'expo sur Van Gogh... mes toiles préférées n'y étaient pas!
    C'est inadmissible qu'il soit exposé ailleurs! :o

    Et sinon je l'ai ratée, ou bien n'as-tu pas mis ta trogne imprimée en 3D?

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    1. Y'avait pas non plus masse masse de Van Gogh, mais il y en avait des chouettes :-)

      Sinon, on voit un bout de ma trombine sur l'avant-dernière photo. Comme tu réclames, tu as le droit de la voir en entier ici : https://drive.google.com/file/d/0B6gVey3iiGDONEZEN0RQM1BTQzg/view?usp=sharing

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  3. merci pour la tof en grand! Dis moi tu as l'air d'en être ravie.. :p

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