vendredi 15 mai 2015

25/02/2015 Il n'y a que Vail qui vaille

Haaaa, ça m'avait manqué ces jeux de mots moisis en titre. Pas vous ? 
Comment ça, "Non !!!" ?

Je l'avais souligné plutôt, Février a été le mois des voyages. Quoi de plus naturel qu'il se termine avec un périple fort fort lointain ? Pour la première fois de ma vie, j'ai ainsi passé la ligne médiane des Zunitaide Statèces pour me retrouver dans le Colorado.

Le plan : 4 jours dans les montagnes Rocheuses, dont trois à skier, logement à huit dans un chalet. A cette proposition, le coeur bondit et rugit "YES !!! Fonce ma grande !!". Le portefeuille bondit et rugit "Mais ça va pas dans ta teu-tête !?? Je sais que tu n'es pas finaude, seulement arrête d'oublier le "D" dans découvert, nom d'un ornithorynque mercurien !"

Ignorant soigneusement l'interpellation insultante de cet accessoire pécuniaire, qui décidément l'ouvre un peu trop pour amas de peau de vache décédée (sauf la partie avec le mammifère monotrème : je suis évidemment favorable à leur émancipation galactique), je passe un second mois de l'année haut en gastronomie et bas en ressources financières.

Fort heureusement, je sais que la paie des VIE tombe souvent autour du 25, je devrais donc pouvoir être requinquée avant de partir à la neige et de pouvoir tout claquer avant même que mars soit commencé. Elle est pas belle, la vie ?

Nous covoiturons joyeusement vers l'aéroport avec Louis et Ayaz, transportés par leur coloc Syed qui ne se joint malheureusement pas à nous mais qui fait adorablement office de taxi. Ayaz, en bon canadien, est souriant, car il ne sait pas encore ce qui l'attend.... 
96 heures entouré de sept français. Sept français dont les traditions montagnardes consistent à manger du fromage qui pue à toutes les sauces, alors que lui-même n'aime pas ça. Sept français qui savent parler anglais... mais qui préfèrent fort égoïstement leur langue maternelle. Oui, vous pouvez revoir votre définition de l'enfer.

Tout le monde se rejoint joyeusement à l'aéroport, pour prendre l'avion avec Southwest. Cette compagnie est ultra populaire pour les vacances au ski étant donné qu'ils offrent deux bagages en soute gratuits. Comme quasi tout les participants avaient leur matos de glisse, ça devient très intéressant.

Pour la première fois, je profite de mon casque insonorisant Zik dans l'avion. Je dois bien avouer que c'est du bonheur à tartiner, et si cet espace a été plus ou moins dépourvu de publicité jusqu'à présent, je peux vous dire que c'est un produit que j'aurais acheté si on ne me l'avait pas offert !

Nous débarquons à....


(Préparez-vous)


La ville de....


 DENVER

LE DERNIER DINOSAURE. C'EST MON AMI ET BIEN PLUS ENCORE (??) !
DENVER
LE DERNIER DINOSAURE. Vient d'un monde jamais vuuuuuuuuuuuuuuuuu encore.

Etant donné que j'étais la seule à avoir cette chanson en tête tout le séjour (dans un groupe 8 personnes de notre génération !!! Ces pauvres petits n'ont pas eu d'enfance !), je me venge en vous pourrissant par blog interposé.


Atterrissage à 22h, le temps de prendre les voitures, faire les courses pour le séjour, et de rouler jusqu'à notre destination montagnarde de Vail, nous y serons au mieux à 2h30 du mat'. Outch.

Et je ne crois pas si bien outcher, puisqu'à l'arrivée à l'agence de location, on nous informe qu'à cause des chutes de neige importantes, l'autoroute vers l'ouest est purement et simplement fermée.

Qu'est ce qu'on fait ? Hotel ? Tentative ? Chargeons déjà les voitures avec tout le matériel, ça devrait nous occuper deux minutes!

Ou alors cinquante.
Mine de rien, deux paires de skis et trois snowboards, avec les chaussures qui vont avec, ça prend un paquet de place. Ajoutons à cela les bagages volumineux à base de combis moumoutées, et de quoi nourrir huit personnes pendant quatre jours, et il n'y a plus d'espace pour les gens.
Donc on change de voiture pour prendre une normale et un méga mastodonte à quatre roues motrices. Nom de code : Suburban.
Non, les personnes sur la droite ne sont pas naines. 
C'est juste la tuture qui est gigantesque.

En tant que professionnels de l'optimisation, nous lançons une première équipée aux courses pendant que les autres tentent de négocier et de charger nos fournitures. On ne sait pas si on pourra dormir au chalet, donc tant qu'à faire, autant s'occuper !

La route est toujours bloquée lorsque tout est prêt. On se dit qu'on peut déjà tenter le début du trajet, et trouver un motel pourrave sur le bord de la route quand on arrivera au niveau où ça s'arrête. Bon, le truc c'est qu'un petit check nous informe qu'il n'y en aura pas du tout, passé un certain point. On ignore ce renseignement, inconscients que nous sommes, et roulez jeunesse !

Les conditions ne sont pas optimales : il neige comme si tous les ours polaires victimes de la fonte des glaces avaient filé leur pelage en offrande aux nuages. Qui nous les rebalancent copieusement à la gueule. Fort heureusement, nous sommes aux US. Ici, les routes de montagne sont des autoroutes bien droites. Mère nature, ainsi que les bagnoles qui n'encaissent pas la pente à 15° tout du long, elles n'ont qu'à aller se faire voir ailleurs ! Le gros 4x4 a une inertie de ouf et nos conducteurs ne sont pas totalement rassurés...

Après deux heures de route, petite vérification : l'un des barrages routiers lié à un accident n'est plus là, mais celui devant Vail persiste et signe. Groumpf. Pas le choix, nous continuons.
A trois heures, nous l'atteignons. Et là, magie magie, deux déneigeuses viennent d'arriver et nous déroulent le tapis gris. Jamais été si contente de rouler à 30 à l'heure derrière ces bestioles.

Finalement, complètement crevés, nous parvenons au chalet à 4h (soit 6h du mat' en zone de Détroit). C'est donc l'heure parfaite pour aller s'écraser comme des merdes sur nos matelas ranger les courses et placer les affaires pour le lendemain ! Youhou !! Heureusement, à huit, on parvient à optimiser comme il faut, et il ne nous faut pas longtemps pour rejoindre Morphée...


... quatre heures plus tard, le réveil est très très très très douloureux.
Cependant, la fatigue s'amenuise (juste un chouïa, faut pas déconner non plus !) en admirant un peu les alentours : la maison est gigantesque, du jamais vu en montagne pour des européens. 3 chambres dont une suite parentale énorme, 2 salles de bains, un grand hall, un beau salon-salle-à-manger avec une cheminée, une petite cuisine reliée à ce dernier, et évidemment un gros garage (nous sommes bien aux US !).
Et bonus, la vue depuis le salon est plutôt choupinette
 Toute la troupe au matin du premier jour. Fraicheur de vivre.
 Dernier rang : Nicolas, Louis et Adrien
Second rang : Marie, Ayaz, Yves et Mathilde
Devant : Quentin

Tout le monde a son matos, sauf Mathilde, Quentin et moi. Direction Vail village pour récupérer nos réservations. Une super navette gratuite est mise à notre disposition par la ville. On n'a pas trop idée de l'endroit exact où descendre, heureusement les locaux sont adorables et nous indiquent la boutique généreusement. J'ai bien sûr pris le package des petites frappes, et remarque que mes compagnons ont opté pour les skis de pro. Qui plus est, ils connaissent tous les modèles et sont capables d'en demander des spécifiques par rapport à leur façon de descendre.

Uhm. Ca sent le sapin, là, où c'est moi ?

Notre équipement récupéré, nous marchons à la station, et décidons d'un commun accord de commencer par nous échauffer doucement sur des pistes mignonnettes. Haaaa, parfait.

Bon, je constate très rapidement qu'on n'a pas la même définition de "s'échauffer doucement". Quentin, qui s'est pété la cheville il y a six semaines (sur un trampoline, coucou Steph ! Mais sans alcool ;-)), et qui n'était pas sûr de pouvoir venir il y a encore trois jours, dévale une bleue non damée en quelques secondes. Mathilde a cette façon de skier très fluide, quasi artistique des gens qui ont grandi près de la montagne et en ont profité toute leur vie. Alliée à une vitesse de pointe proche de celle de Quentin, sinon ce ne serait pas drôle.

Moi aussi je skie de façon artistique. Plutôt dans un mouvement abstrait, par contre. Proche du cubisme.
*   *
*

Petite rétrospective : petite, j'avais la chance de partir au ski assez régulièrement. Disons tous les deux ans. Sauf qu'en bonne enfant ingrate que j'étais, je n'aimais pas ça. Les cours me gavaient, j'étais toujours bonne dernière, et comme nous y allions hors saison (merci à ma santé fragile qui me valait des prescriptions de ce genre !), les autres élèves étaient tous anglais. Donc la communication et le fun avec les autres enfants, pas trop ça. Ajoutez à cela le fait que ma patauderie naturelle m'empêtrait dans mes skis dès que nous devions les porter : le matin, je tentais toujours de trouver une excuse pour éviter d'y aller. 
Puis j'ai arrêté d'aller aux cours, croyant que ça allait m'aider à apprécier la discipline. J'étais toujours nulle, et j'en avais d'autant plus conscience que je skiais avec mes tueurs de cousins qui collectionnent les coupes et autres décorations chamoisines métalliques.
Puis il y a eu l'IIE, et on m'a convaincue de rejoindre les autres au ski, parce qu'ils manquaient de participants. A force, j'ai marché. Et là, génial !! Tout mon groupe avait un niveau moyen, comme moi, on appréciait les mêmes types de descentes, on se faisait le même genre de petite frayeurs, bref on se gavait dans notre médiocrité et c'était parfait ! Quelques expériences de ce genre m'ont convaincue qu'en fin de compte j'aimais le ski.

*
*   *

Mais cette première journée, diantre, que ce fut dur. Après avoir rejoint le reste du groupe, nous faisons deux petites bleues bien damées. Du bonheur : il fait beau, la neige est splendide de fraîcheur, les pistes sont larges et très peu peuplées, on profite tous. Et là vient la petite phrase innocente : "on va sur l'autre versant" ?
Bah oui, tiens, pourquoi pas, varions les plaisirs !


J'ai l'impression que Mathilde, derrière l'appareil, cherche à nous faire passer un message... Mais lequel ??


Sauf que l'autre versant, c'est l'antre profonde de l'enfer. Toutes les pistes sont d'un noir de jais. Et n'ont manifestement pas vu de dameuse depuis une vingtaine d'années. Les cinq experts se font plaisir dans la poudreuse, les deux niveaux moyens snowboard galèrent légèrement, alors que la niveau moyen en ski, loin loin derrière, est vraiment à la peine.

Suite à cela, je m'arrange pour éviter les noires. Je m'ignorais si raciste.

Le plan des pistes du versant principal


Petit point sur la station Vail, et les rocheuses en général : c'est amusant, car le paysage est très différent de l'idée caractéristique des chaînes de montagnes que l'on se fait en Europe (basée sur les Alpes). Ici, très peu de pics : tous les monts sont très hauts (altitude de la station de base : 2500m), mais ne se découpent pas les uns par rapport aux autres, donnant l'impression d'un gros amas de collines surélevées comparé à la silhouette saccadée typique de nos montagnes. 
La conséquence, c'est que les flancs sont assez doux, et du coup les pistes praticables sont très larges. De ce fait, le balisage le long de la descente est quasi absent : il est très dur de sortir de la piste. Perso, par mauvais temps, ça me manquait quand même.

Les courbes assez douces des Rocheuses

Technologiquement, j'ai trouvé qu'ils utilisaient nombre de télésièges comparé à ce que j'observe par chez nous, et ceux-ci sont très rarement débridés (décidément, les sports d'hiver sont le temple de la discrimination raciale !! Sans doute pour ça qu'il y a environ 80% de blancs qui les pratiquent ?). Très peu de tire fesses, aucun tapis roulant. Les télécabines sont surtout utilisés pour t'emmener d'une station à l'autre ou d'un parking en contrebas vers le rond-point des pistes. 

Leur catégorisation ne comprend que trois couleurs : vert, bleu, et noir. Leurs noires simples correspondent plus ou moins à nos rouges, alors que les doubles sont à l'image de nos noires. De toute façon, d'après moi, la pire piste, si elle est damée, sera plus simple qu'une bleue  laissée à l'abandon.

Ils utilisent également des forfaits magnétiques, sauf qu'ils ne le scannent qu'au bas des pistes : ils estiment que si tu arrives à monter plus haut, tu es obligé de passer par là. Et faut croire qu'ils ne font pas trop de stats sur les itinéraires des gens.

Parlons-en, des forfaits. C'est CHER. Vilainement. Pour trois jours de ski, 336$. Sachant que la station possède 31 remontées mécaniques. A titre comparatif, un pass 3 Vallées de la même durée coûte au maximum 168€. Pour 200 remontées mécaniques.
En gros, aux US, il faut vraiment le vouloir, pour skier. On va dire que c'est à moitié compensé par le fait que les logements soient moins chers...

Revenons à nos moutons (dont la peau laineuse rappelle la neige, c'est quand même bien fait). Dans l'aprem, il se met à faire moins beau. Nous continuons pourtant à skier au début. Vers trois heures, le cocktail 4 heures de sommeil + poudreuse de partout + transition violente vers l'altitude + reprise d'une activité physique intensive + visibilité maintenant très réduite (+ dans mon cas : passer la journée à suivre des gens balaises, crève bien ancrée, et combi trop serrée qui m'empêchent de respirer) lève son tribut sur nous. On est excessivement morts, crevés, rincés, exténués. 
Louis et moi les pires. 
Le trajet à pieds vers la navette manque de me voir tomber dans les vapes tant je galère à respirer. J'évolue à deux à l'heure. J'ai beau voir que le bus arrive, impossible d'accélérer, je le fais donc louper aux autres.

On finit quand même par récupérer la navette qui nous amène à la maison. Au programme : détente max. Pour cela, on a la recette parfaite.

Pour commencer : Musique et Feu de cheminée dans les canaps

Puis, direction le jacuzz', commun à l'ensemble des chalets du bloc, mais vide. Qui est excessivement génial.
Enfin... peut-être un chouïa trop chaud...

... Mais comme ça tombe bien ! Il est relié à une piscine extérieure bien fraiche qui est en partie à l'intérieur et dispose d'un couloir vers l'extérieur.

Et même une mini cheminée au gaz dehors. Du rêve.
Louis, ci-dessus, fait bien illusion de douce tranquillité. En vrai il se pèle les miches, et surtout les pieds : il fait moins 20 et le sol est FROID.

Adrien et moi nous collons à la popote. Comme la journée a été dure, on opte pour un plat facile. Bien nous en prend : la cuisine, trop mignonne par son côté vintage grâce à ses appareils ménagers des années 60, s'avère horriblement lente à chauffer quoi que ce soit. Bouillir l'eau des pâtes nous prend une heure et demi. Comme les gens insistent qu'ils ont faim, nous mettons deux kilos d'un coup. Erreur fatale : les pâtes au fond crament et coagulent, alors que celles du dessus restent trop croquantes. Nous arrivons ainsi à créer une nouvelle saveur : les nouilles fumées.
Verdict : un goût intéressant aussi bien qu'inattendu (traduction : c'est dégueulasse !). Malgré la bolo maison mitonnée avec soin.
Nous avons réussi à rater des pâtes. -10 points pour la gastronomie française. J'ai honte.

Et maintenant que j'ai bien épilogué, les journées suivantes en images !

Le lendemain, Ayaz, Louis et moi a.k.a. "Le club des moyens" décidons d'aller tester les pistes de Breckenridge, une station à une heure de route à laquelle notre forfait donne également accès.
Pour cela, nous nous levons à une heure indécente. La récupération ne sera pas de la partie aujourd'hui non plus !
 

 Le gros avantage (ou inconvénient, voyez les choses comme il vous plaît) de descendre des pistes avec des snowboarders, c'est qu'ils doivent remettre leurs fix' à chaque fois, procurant des pauses parfois bienvenues.

(Et aussi ça donne l'impression d'être trop rapide sur les plats, et utile quand on les aide à s'en dépétrer)

 Le temps est au beau fixe... Ha non, il nous neige sur la gueule toute la journée.
 
Par contre, ici, ils kiffent la dameuse bien plus qu'à Vail (station privilégiée des bons skieurs), et du coup nous sommes super à l'aise sur les pistes. 
Sans compter que nous allons à la même allure, bref, n'en déplaise au mauvais temps, nous passons une excellente journée ! 
 
 
Grâce à une superbe combo d'erreurs de parcours de la part de Louis et moi, nous nous retrouvons sur cette piste mignonne qui slalomme entre les chalets. Sympa. Sauf qu'au bout de la piste : rien. La route.
On devra marcher 20 minutes avec tout notre barda (et toujours cette combi serrante) pour rejoindre le télécabine.

Heureusement, Laetitia m'a prêté son "écharpe" en néoprène magique pour lutter contre le froid. Ultra efficace.
Le petit café amélioré que nous prenons constitue également une aide efficace contre les éléments.

Je suis mauvaise langue, nous avons eu quelques éclaircies.
Truc rigolo à Breckenridge : il y a 5 micro-vallées sur ce versant-ci. Usuellement, les gens trouvent des noms poétiques et naturels pour appeler celles-ci. 
Ici, non, c'est format à l'américaine pratique et pragmatique : on va les numéroter ! 
 
En fin d'aprem, après avoir parcouru les pistes comme des petits fous, nous rentrons au bercail.
 
Où nous apprenons que les autres n'ont pas eu un flocon de la journée. Deg. Regardez plutôt !




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Petit point météo.
Avant, je croyais que nos services, en France, étaient nuls à chier.
Depuis que je suis aux US, je commence à vouer un culte à nos chères Catherine Lagarde et autres Sébastien Folin, parce que leur précision est dix fois meilleure que celle de n'importe quel service météorologique d'ici.
Tous les matins, on regardait le temps qu'il allait faire.
Tous les matins, les indications contrastaient avec ce qu'on se récupérait vraiment en journée. 
Sérieux, leurs informations sont valables uniquement à quelques heures près. Et c'est également vrai dans le Michigan.
*    *
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Le soir, rebelote hot-tub, piscine, détente et tout le tintouin.
 
Afin d'avoir un repas valable cette fois-ci, nous nous rendons à Vail village après l'apéro, dans un resto bien classouille dont le prix est à l'image de la qualité de la nourriture. 
(Et pour info, le portefeuille a encore une fois manifesté son mécontentement.)
 Joli mélange de matériaux traditionnel et de composition moderne pour la déco
La maison se dénomme Lancelot, si ce n'est pas chevaleresque, ça. 
Et, ironiquement, leur viande est à se damner.

Après ce merveilleux repas, nous nous retrouvons à devoir attendre la navette pour une grosse demi-heure. Ainsi soit-il, nous la en ferons bon usage en visitant le petit village de Vail.
 On peut saluer l'effort de mettre des choupis bâtiments aux allures très alpines, et d'avoir fait paver les rues, ça donne un véritable air de village piéton, très rare aux US !!

 Bon...
... il faut admettre que la déco est parfois légèrement kitsch, mais c'est fun. Et puis nos stations de ski sont rarement en reste avec cet esprit, admettons-le.
Au final, c'est quand même très agréable de s'y balader !
 
 
 Un dodo plus tard, nous amorçons déjà le dernier jour. Wahou, times flies.
 
 

 Après quelques pistes de chauffe, tout le monde est motivé pour passer la journée sur l'autre versant. Tout le monde, non ? Le souvenir cuisant de cette descente horrible empêtrée dans la poudreuse du premier jour, alliée à une crève qui ne s'améliore pas le moins du monde, me donne envie de rester sur les pistes plus raisonnables.
 
Mon trop beau-nnet, mon masque-mouche et moi nous la jouons donc perso.

Je skie à mon rythme pour la demi-journée, et vers 1h je me sens complètement claquée, quasi autant que le premier jour. Du coup je décide de rendre mes affaires de loc et de déambuler quelques instants dans Vail pour tenter de me munir de cartes postales.

Après dix magasins de souvenirs non pourvus, je finis par en trouver ! Et des vieillottes, avec ça ! Fichtre, les Etats-Uniens n'ont pas l'air d'écrire beaucoup à leurs proches.

Pendant ce temps, les autres découvrent le concept de BonnedameDeNeige, au détriment de Mathilde... Ce sont les deux dernières semaines de celle-ci aux US, sûr qu'on va lui manquer, après ça ;-)

Il faut bien admettre que la montagne est magnifique, du côté des bowls, où le côté sauvage ressort encore plus. Mais pourquoi sont-ils si élitistes ??

Tout le monde est à la baraque vers cinq heures pour notre rendez-vous quotidien (on aura rapidement pris le pli, bizarrement) au jacuzzi !

Vous commencez à connaître la chanson, mais le bonus de ce soir, c'était à la cuisine qu'il nous attendait !
Non négligeable, le bonus :
 Du reblochon. 
Aux US. 
Vous ne pouvez pas réaliser toute l'émotion que cela procure. 

 Les patates que vous voyez ici ont mis une éternité à cuire avec les moyens du bord. Il faut le vouloir pour manger savoyard.

Et TADAM ! La tartiflette magico-délicieuse sort du four (oui ?). Un grand moment pour les sept expatriés français. Ayaz, de son côté, s'est préparé une omelette et nous dévisage bizarrement...

On n'est pas bien, là ? Pour un peu je me croirais à Méribel.
(Et ceci constituerait la totalité de l'appartement)

C'est la fin du séjour, il nous faut aller faire notre deuil. Pour cela, back to Vail où nous allons dans un bar ambiancé.
Côté bar/boîte.

Côté lounge.
Ce flou que vous apercevez n'a bien entendu pour causes que la lumière tamisée et mes inclinations artistiques. (Et ces deux là sont celles sur lesquelles les dégâts sont minimaux...)

Nous rentrons à la maison vers 3h. Il serait raisonnable d'aller dormir. C'est pour cela qu'on lance un jeu à la con dont j'ai oublié le nom, mais qui s'apparente un peu à time's up niveau ambiance:

Un joueur a un portable avec l'app sur le front. L'app écrit un mot, représentant une action ou un objet. Les gens de l'équipe vont mimer jusqu'à ce que la personne trouve ou passe (d'un mouvement de tête vers le haut ou vers le bas, vous imaginez bien qu'on se plantait TOUT.LE.TEMPS.), une minute par tour.

Evidemment, ce fut l'occasion de nombreux fous-rires et contresens (on jouait en anglais). Au bout d'un moment, tout le monde commence plus ou moins à s'écrouler de fatigue, et nous allons nous pieuter pour la dernière fois. Craignant grandement le rangement du lendemain : il faut qu'on ait quitté la maison à 10h.

Réveil douloureux, bien sûr. Et finalement, comme tout le monde met la main à la pâte, on est super efficaces et pile poil dans les temps.
Après une grosse route et une bonne bouffe, nous faisons nos adieux à Mathilde qui s'envole ce soir-là pour ses dernières vacances à San Francisco avant de retourner au pays. 
 
 
Puis direction l'aéroport, où les files d'attentes pour Southwest est impressionnante. On ne comprend même pas laquelle va où tant elles sont longues et entremélées. Un moment, on pense qu'on n'arrivera pas à temps pour embarquer. Finalement, on arrive à enregistrer tous nos bagages in extremis grâce à un retard de l'avion. 
Le vol est silencieux comme jamais, on entend bien les mouches ronfler (à moins qu'il ne s'agisse pas de mouches !?). 
 
Arrivés à Detroit à 1h, Syed (en pyjama trop classe) nous récupère gentiment. Le réveil du lendemain pour la reprise du boulot sera encore une fois bien douloureux (c'est que ça devient une habitude !). Mais ce long week-end aura bien valu le coup : détente, bonne bouffe (uhm, majoritairement), sport, neige fraiche et grosse ambiance constituent la recette idéale !!
 
 
 
PS : Ayé ! J'ai fini février... à la mi mai. Bon.
PPS : Ayé ! J'ai mon extension de Visa ! See you in december, frenchies :-) !

2 commentaires:

  1. T'inquiète paupiette, un jour on ira skier ensemble, comme ça tu te sentiras super forte :)

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  2. T'as été super courageuse quand même pour tenter les vilaines noires :p

    mais c'est clair que comme dit Flo, tu dois avoir un niveau tout à fait correct^^ On te montrera qui sont les pros du chasse-neige!

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