Pour ce dernier dimanche de mai, Syed et Rachida nous ont concocté un programme aux petits oignons. Mathilde et moi nous laissons transporter aveuglément vers le Grand Sud où ils nous emmènent.
À l'ordre du jour : culture geek, grand air, malbouffe, bonne bouffe aussi, animaux fainéants, et côte dénaturée.
Ceux qui en ont déduit que nous avons survolé des bunkers de plage albaniens en hoverboard, ingérant tour à tour hot dogs et souris d'agneau, tout en transportant des paresseux : vous avez bien évidemment raison. Ou pas.
Nous commençons donc ce périple en l'an de grâce MMXV, le dimanche qui aurait correspondu au 12 Prairial du calendrier révolutionnaire.
En guise de prairie, nous allons visiter un garage. Les gens qui ont tout compris. Mais pas n'importe lequel ! Celui qui fut le prémisse, la fondation, l'axiome même de la Silicon Valley : le ètchpi garrèdge. Là où deux étudiants, en 1938, décidèrent de suivre les conseils de leur professeur Frederic Terman, qui poussait ses jeunes à monter leurs propres boîtes plutôt que d'aller se faire embaucher dans des entreprises établies. Le nom des petiots ? William Hewlett et David Packard, qui ont ainsi fondé la fameuse société William David.
Après ces quelques photos hommage, nous circulons un peu dans toutes ces villes de la Silicon Valley : Palo Alto, Mountain View, Seins de Pamela Anderson... Petit arrêt chez Gougueule, pour les remercier de stocker si gentiment toutes les données du monde et d'avoir la possibilité de faire un putsch global quand ils veulent.
Et ensuite la voiture repart vers l'une des institutions de la région, où ont d'ailleurs étudié (ou enseigné) les trois protagonistes mentionnés trois paragraphes plus haut : l'Université de Stanford.
On découvre avec surprise qu'il est possible d'avoir un campus plus grand que celui de Berkeley. Celui de Stanford est si étendu qu'il faut une voiture pour y circuler. Ouf, on en a une à disposition.
L'université a une histoire assez triste : les parents l'ont fondée après la mort de leur fils Leland, atteint d'une fièvre typhoïde à l'âge de 15 ans. Ils décident de créer une école gratuite (enfin, plus maintenant héhéhé) pour donner à d'autres la chance que leur rejeton n'a pas eue.
L'un des musées à l'intérieur présente une sélection pour le moins éclectique, avec entre autres plusieurs galeries dédiées à cet auguste sculpteur qu'est Rodin.
Plein plein de belles œuvres, mais ce qui m'assomme le plus, c'est de découvrir que cette sculpture de bois :
L'artiste, Deborah Butterfield, a effectivement commencé par récupérer des branches et les assembler en équidé. Après, elle a moulé tout autour, et cramé le moule : le bois a brûlé. Elle a nettoyé les cendres, versé du métal dans le moule, et ensuite a appelé Marraine la bonne fée pour que celle-ci redonne un aspect bois au bronze. Le rendu est plus vrai que nature : bluffant. (Il a fallu que mon sac à dos m'empêche d'aller voir une des galeries pour que je me penche à fond sur l'ami d'Omar Sharif (T_T), et que je lise la pancarte dédiée à l’œuvre. Sans quoi je n'aurais jamais réalisé qu'il s'agissait d'une imitation.)
Le gigantisme de l'université nous met à la bourre sur le planning : nous avions prévu d'arriver à notre prochaine destination en début d'après-midi, or il est déjà 15h et il nous reste une heure de route.
Passage par In-N-Out burgers pour un snack, LA référence fast-food de Californie, que j'ai personnellement trouvé très moyenne (Five Guys FTW).
Et nous arrivons donc à notre objectif, au doux nom paradisiaque.... Santa (yeah yeah) Cruz. Je sais pas pour vous, mais rien qu'à l'évocation de cette ville, déjà, j'ai cette musique qui m'arrive dans la tête (qualité pourrave, vous me pardonnez, c'est trop gentil !). Je m'imaginais la station balnéaire trop mignonne, avec des petites cabanes de bois, des palmiers de partout, des gens qui nagent et bronzent joyeusement, un vendeur ambulant à l'authenticité douteuse qui tente de vendre des glaces et des paréos, et surtout une longue plage de sable blanc et fin, restée un minimum sauvage.
Évidemment, c'était oublier que je suis dans un coin ultra touristique des Etats-Unis. Dure est la chute lorsque je constate qu'il ont charcuté leur plage avec un parc d'attractions ET un énorme centre commercial spécialisé en casinos et salles d'arcade. Le bâtiment en question n'a évidemment quasiment pas de fenêtres : qui voudrait admirer un truc aussi naze que l'océan Pacifique ?
Donc là, nous faisons très fort : on ne voit ni le panneau historique, ni le garage.
Mais bon, y'a une maison. Faites fonctionner votre imagination !
Après ces quelques photos hommage, nous circulons un peu dans toutes ces villes de la Silicon Valley : Palo Alto, Mountain View, Seins de Pamela Anderson... Petit arrêt chez Gougueule, pour les remercier de stocker si gentiment toutes les données du monde et d'avoir la possibilité de faire un putsch global quand ils veulent.
Nous sommes ici. Ha bah la boîte le sait déjà grâce à nos téléphones !
Et ensuite la voiture repart vers l'une des institutions de la région, où ont d'ailleurs étudié (ou enseigné) les trois protagonistes mentionnés trois paragraphes plus haut : l'Université de Stanford.
Hé oui, des cartes touristiques avec zones
On découvre avec surprise qu'il est possible d'avoir un campus plus grand que celui de Berkeley. Celui de Stanford est si étendu qu'il faut une voiture pour y circuler. Ouf, on en a une à disposition.
L'université a une histoire assez triste : les parents l'ont fondée après la mort de leur fils Leland, atteint d'une fièvre typhoïde à l'âge de 15 ans. Ils décident de créer une école gratuite (enfin, plus maintenant héhéhé) pour donner à d'autres la chance que leur rejeton n'a pas eue.
L'un des musées à l'intérieur présente une sélection pour le moins éclectique, avec entre autres plusieurs galeries dédiées à cet auguste sculpteur qu'est Rodin.
Un paquet de scènes étaient dédiées aux Portes de l'Enfer, une sculpture phare de l'artiste
Quoi qu'il ne soit pas unique, le penseur continue de claquer !
Plein plein de belles œuvres, mais ce qui m'assomme le plus, c'est de découvrir que cette sculpture de bois :
... est en fait en bronze !
Le gigantisme de l'université nous met à la bourre sur le planning : nous avions prévu d'arriver à notre prochaine destination en début d'après-midi, or il est déjà 15h et il nous reste une heure de route.
Passage par In-N-Out burgers pour un snack, LA référence fast-food de Californie, que j'ai personnellement trouvé très moyenne (Five Guys FTW).
Et nous arrivons donc à notre objectif, au doux nom paradisiaque.... Santa (yeah yeah) Cruz. Je sais pas pour vous, mais rien qu'à l'évocation de cette ville, déjà, j'ai cette musique qui m'arrive dans la tête (qualité pourrave, vous me pardonnez, c'est trop gentil !). Je m'imaginais la station balnéaire trop mignonne, avec des petites cabanes de bois, des palmiers de partout, des gens qui nagent et bronzent joyeusement, un vendeur ambulant à l'authenticité douteuse qui tente de vendre des glaces et des paréos, et surtout une longue plage de sable blanc et fin, restée un minimum sauvage.
Évidemment, c'était oublier que je suis dans un coin ultra touristique des Etats-Unis. Dure est la chute lorsque je constate qu'il ont charcuté leur plage avec un parc d'attractions ET un énorme centre commercial spécialisé en casinos et salles d'arcade. Le bâtiment en question n'a évidemment quasiment pas de fenêtres : qui voudrait admirer un truc aussi naze que l'océan Pacifique ?
On peut littéoralement dire qu'il y en a pour tous les goûts.
Bref, nous nous baladons sur la jetée, tout à nos réflexions réactionnaires, et dégustons de bons produits frais de la mer à la baraque à frites (& plus) locale.
La simplicité de la fraîcheur !
Il y a du vent, le bruit de l'océan, de la pitance délectable, de la compagnie au top et même des otaries.
On se moque, on se moque, mais elles ont trimé pour se hisser jusque là, les bougresses
Que demander de plus ? Ha oui, une petite partie de GranTurismo en arcade dans une pièce sombre avec de la musique à fond.
Après quelques instants contemplatifs sur la plage (sans déconner, ça devrait être obligatoire !), nous décidons de nous mêler à la faune locale. Continuant sur la voie des gourmets, nous allons curieusement visiter l'énorme fête foraine permanente établie à même le sable. Nos expérimentations vont comporter :
- de la glace en billes
- des churros fourrés au chocolat
- des oréos frits
- une sorte de sandwich sucré : deux cookies abritant une couche de crème glacée.
Yumm, on se serait crus à la tour d'argent.
En revanche on n'a pas réussi à se motiver pour le bacon recouvert de chocolat.
Au passage, j'ai cassé l'écran de mon téléphone de manière fort stupide : dans une main, je tenais à la fois des emballages à jeter et mon portable. L'équilibre n'était pas bon, il a fallu laisser tomber quelque chose. Devinez ce que ma main a choisi ?
Quoi qu'il en soit, après cette journée au grand air, il a commencé à se faire tard, nous nous sommes donc redirigés vers Oakland. Faut pas oublier que nos deux loulous travaillaient le lendemain, et il nous restait un paquet d'exploration sur la planche !

La malédiction des tels continue!!! :(
RépondreSupprimerSinon le bacon au chocolat ne donne pas envie en effet... Remarque je crois que je préfèrerais ça, au dentifrice gout bacon..