dimanche 19 juillet 2015

29/05/2015 - Les maisons bleues adossées aux collines

Dans les villes iconiques américaines, les plus attractives sont à mon sens :
- New York,
- San Francisco,
- La Nouvelle-Orléans.

Tout le monde a une liste un peu différente, évidemment, mais en choisissant ce VIE, je me devais de les visiter toutes trois absolument (et me serais focalisée dessus si je n'avais disposée des merveilleuses vacances françaises que le monde nous envie un peu plus chaque jour). En tant que fidèle lecteur ou lectrice de ce blog, vous savez déjà que deux d'entre elles ont déjà subi mon inquisitrice et souvent extatique présence. Le temps d'attaquer la Californie était donc venu.

D'autant qu'en février, Rachida déménageait près de cette capitale des hipsters et du monde logiciel qu'est San Francisco, rapidement suivie par Syed : quoi de mieux que des retrouvailles pour rendre un voyage encore plus attrayant ??

Il s'avère que je ne suis pas la seule au monde à avoir de bonnes idées (hé non, désolée de vous décevoir), car Mathilde (pote VIE chez Faurecia) cuisait également envie d'allier l'agréable à l'agréable. Ainsi fut fait, notre escapade se ferait à deux.

Généreusement emmenées à l'aéroport par sa presqu'oloc Emilie, nous prenons le vol du jeudi 28 soir pour Oakland, de l'autre côté de la baie de SF, où habite notre adorable hôtesse (parfois aussi surnommée "la fille la plus souriante du monde").

Le plan de la zone, parce que ce n'est pas évident de se rendre compte sans jamais y être allé.

Ce week-end sera placé sous le signe des retrouvailles, puisque non contents de revoir Rachou et Sysy, j'apprends 2 semaines avant de partir que Ludo sera en train de faire son gros road trip en Californie/Nevada/Arizona/Utah, et passe justement 2 jours à SF en commun avec moi. Il y a également Romain (Sita) et Gaëtan (Grotoro), deux potes d'école d'ingé, qui habitent dans les parages.
Déjà, c'est énorme, mais fus-je arrivée deux jours avant, je croisais deux autres amis de l'IIE. Incroyable.

Après un voyage tranquille, nous sommes accueillies par la superbe Honda Accord quasi-vintage à démarrage à distance que non connaissons bien, et sa non moins vintage superbe conductrice. Grosses papotes, moyen trajet, et petites négociations plus tard, nous voilà prêtes à pioncer dans le salon pour attaquer SF le lendemain matin. Rachou et Syed n'ont pas nos congés : ils bosseront les jours de semaine, mais nous pourrons profiter de leur présence samedi et dimanche. 

Vendredi matin, donc, nous voilà parées... à mettre Rachida en retard pour sa réunion en tentant de partir en même temps qu'elle, ce qui nous fait louper le bus de peu. Oups. Sympa les copines.

Quelques merveilleux moments de transports en commun et un adieu à la bosseuse plus tard, nous voilà prêtes à bourlinguer dans la mystique ville qui a vu naître la fête à la maison  Armistead Maupin ou Jack London, entre autres. Ce simple fait a quelque chose d'envoûtant, qui nous met d'emblée de bonne humeur malgré un réveil tôtif. 

San Francisco étant gigantesque, nous décidons de procéder méthodiquement, histoire de grouper les quartiers proches ensemble.  Ce n'est pas une mince affaire : cette métropole regorge de micro-voisinnages limités à un demi bloc, et évidemment tous valent le coup d'oeil.
Une carte des quartiers principaux, pour que vous pouviez suivre à peu près nos déambulations.
Et là, comme d'hab, j'ai épilogué (plus exactement prologué). Sauf qu'en ce moment je n'ai pas trop le temps, donc passons en mode roman photos !

Départ du croisement Powell/Market, d'où partent tous les cable cars.
Une file de touristes longue comme le bras (de mer) attendent pour tester ce moyen de transport si endémique. 
Nous sommes vendredi matin. Nous sommes donc dans une vraie ville qui attire les gens. Ca change !


Pas de solution de facilité pour nous : Mathilde et moi, on a décidé qu'on aller grimper. Nob Hill, à nous trois !

Ai-je signalé que SF est très, très vallonnée ? Ca risque de devenir le refrain de ces posts...

Deux lieux communs de la ville : les (bons) cafés, et les demi-arbres.
 La dynastie Xing est apparemment à l'origine de la plupart des transports de la ville.
 La porte de la Grace Cathedral est ouvragée de manière impressionnante
 Rue ultra-typique de San Francisco : des maisons colorées semblables (mais pas deux pareilles !), de la pente, les voitures avec les roues inclinées vers le trottoir au cas où le frein à main partirait en cahuète.

 L'avantage des collines, c'est que ça prodigue des vues vertigineuses
 On redescend vers l'excellent et gratuit musée Port-Salut
  ...où l'on apprend que le cable car est un moyen de circulation complètement unique en son genre !!
Tout est mis en mouvement là, dans cette salle. Les conducteurs "pincent" juste le câble pour avancer.
 Au sommet de Nob Hill, première vue sur Alcatraz.
Le micro-climat de San Francisco n'est pas un mythe : tout ce brouillard nous cache le Golden Gate !

 Nous enchaînons en gravissant Russian Hill, ici sur la très mignonne Macondray Lane,
 Rendue célèbre sous le nom de Barbary Lane dans "Les chroniques de San Francisco"
(Moi non plus je ne connaissais pas, c'est ma soeur qui me les a recommandés avant d'y aller)

Puis redescente par Lombard Street, "crookedest street on earth", une rue si pentue que les designers ont dû y ajouter des virages. 
Et également des fleurs de partout (ha, on me fait signe que ça, c'est plutôt pour attirer les touristes. Et ça marche du tonnerre de Brest)


 L'avantage des villes vallonnées : c'est reposant vues splendides à chaque coin de rue
 Redescente par North Beach, quartier aux jolies petites rues commerçantes colorées...
 ...et aux gens funkys.
Et on remonte, vers Telegraph Hill cette fois-ci ! (Les mollets chauffent déjà vilainement)
 Arrivées au niveau de la Coit Tower (notez l'heureuse absence de tréma); moment d'émotion :
Pour la première fois, après une matinée entière à se demander si chaque pont que nous observions n'était pas le fameux symbole...
Vue sur le Golden Gate !!
Ou plutôt le Gol Ga, vu que le brouillard nous cache sa moitié


 On remonte ensuite vers le port, avec un petit arrêt au niveau du Pier39, ultra touristique grâce à ses """échoppes traditionnelles""" et ses otaries

Puis, on se dirige vers l'ouest pour retrouver Ludo et Billy et aller voir le Golden Gate ensemble.
Le petit souci, c'est qu'on a très (très) largement sous-estimé la distance qui nous sépare de l'entrée du Presidio.
On finit par les rejoindre : à la bourre, fourbues, et frigorifiées (le vent ne fait pas semblant de souffler).
Parfait pour attaquer les "quelques petits mètres" qui nous séparent de la légendaire construction.
 C'est quand même pas tous les jours qu'on pose devant un monument de cet acabit, faisons bonne figure
A la base nous avions prévu de le traverser de part en part. Mais en fait, ...non.

(Petite pause sans photo : Nous constatons ensuite que les bus de SF sont aussi clairs que ceux de Paris. A chaque fois que nous essayions de monter dans l'un d'entre eux, le chauffeur nous disait "ah mais non, j'vais pas là, par contre le 10 et le 70 oui !". Et quand on prenait le 10 : "ha mais non, prenez le 94 ou le 27". Grand moment.

Nous finissons par réussir à retourner en centre ville. C'est la fin de la journée, et nous allons retrouver Rachida et Syed. Ceux-ci nous emmènent vers leur ville de résidence d'Oakland, où nous participons à un évènement vachement sympa : la nuit au musée. 

Ben Stiller nous y accueille avec tous ses copains inanimés Le Oakland Museum of California y organise des soirées portes ouvertes tous les vendredis, avec en outre des food trucks, un bar et des concerts. Tout le monde danse, l'ambiance est top.
 A l'intérieur du musée, Ludo part en monologue sur le glouton, animal à éviter à tout prix.
Le vieux monsieur en blanc avait un charisme tout particulier...
Nous finissons la soirée au Jack London Square, sur une terrasse de ouf avec un énorme feu. Ludo et Billy rentrent par le dernier métro en centre ville. Nous n'avons pas cette contrainte, mais, un peu claqués (par la semaine de boulot pour les uns, par l'épopée de propulsion pédestre pour les autres), nous n'y resterons pas trop tard non plus.

3 commentaires:

  1. qu'entends tu par charisme particulier ? hein ?

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  2. Qu'il avait l'air d'un ex-hippie toujours aussi high, et que ça se ressentait dans ses mouvements tai-chi-esques

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  3. Pourquoi faut éviter le glouton?

    Il a un nom si rigoulo

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