Comme un chacun sait, le 4 juillet aux Etats-Unis commémore l'indépendance du pays. Subséquemment, comme pour toute fête nationale, nous avons passé le week-end à nous recueillir à l'idée de ces braves libérateurs, qui ont parfois donné leur vie pour la naissance d'une nation.
Bon, en vrai non. En vrai on a juste profité du vendredi férié pour bourlinguer dans le Michigan.
Destinations : Port Austin, Tawas City, et Alpena. En gros, le long de la côte est.
Un joli tour de moufle
Petite intro déjà sur la difficulté à trouver des logements pour ces dates, les plus prisées de toute l'année. Tous, mais alors vraiment tous les gens du Michigan vont "Up North", dans leurs maisons de campagne, chez la famille, chez des amis, où en location de cottages. Par conséquent, à l'arrache que nous étions, nous fûmes confrontés à de nombreux échecs lors de nos tentatives de réservations.
Déjà, tout ce qui était bookable en ligne : complètement épuisé.
Du coup nous avons dû faire comme au bon vieux temps : des listings de cottages/campings dans chaque ville, répartition des appels par zone, puis décrocher le téléphone, et demander si on peut rester, se faire envoyer chier, et recommencer. Bonheur et joie dans les chaumières.
Au final on a trouvé in-extremis. Fiou.
Petite anecdote qui prouve que je suis quelqu'un d'ultra organisé : un mois plus tôt, j'avais réservé deux places pour le concert de Pink Martini avec Lyse, le 2 juillet au soir. Quand on m'a proposé un week-end le 4 juillet, j'ai dit "mais bien sûr que oui !". Et ce n'est que deux jours avant que j'ai réalisé qu'avec un jeudi ferié, ça faisait commencer le week-end le... 2 juillet au soir.
Adieu mes petites boissons préférées de James Bond roses. Une prochaine fois peut-être.
Nous partons en MadMobile le jeudi, avec Alain, Marion et Robin. Précisons de suite que la clim' de la tuture est dans un état peu reluisant et que nous allons donc avoir le luxe de rouler dans un sauna ambulant.
Kara, dont je ne pense pas avoir parlé jusqu'ici, et que je présenterai donc rapidement : amie américaine qui bosse chez un véto et femme d'un français ex-VIE Faurecia (Romain), nous rejoindra le lendemain soir puisqu'elle a la chance de bosser le vendredi férié. Choisissez des professions qui sauvent des vies, qu'ils disaient.
(Pour les mauvais qui ne se souviennent pas des autres protagonistes, cherchez Holland et Toronto/Niagara d'avril).
Comme nous avons "choisi" l'option camping pour le premier soir, le coffre est blindé à craquer. Toutefois ce sera la première expérience d'Alain en la matière, il faut donc lui en foutre plein la vue.
Très jolie coopération pour monter les tentes, le jeune homme mérite un 9/10 de la part de Jacques Martin en personne
Bonne surprise : le camping nous avait précisé deux fois qu'on n'aurait ni douches ni électricité sur site. Et donc, on a disposé des deux. Après une soirée (trop) fraiche au coin du feu, dodo time, et on se réveille de (trop) bonne heure pour démonter les tentes et partir faire du kayak.
Mauvaise surprise : la résa que nous avons, c'est pour des kayaks doubles, et la balade que nous avions prévu au Turnip Rock n'est prévue que pour les kayaks simples. Or, nous ne sommes venus dans cette ville que pour voir cette foutue caillasse. Qui d'ailleurs n'est accessible qu'à la rame, étant entourée de propriétés privées.
Filous que nous sommes, nous prétendons que nous allons suivre les conseils du club et faire le trip pour les nuls, mais en vrai contourner le port et aller voir notre Rocher Navet préféré.
(Comme le contournement du port est le segment le plus compliqué de l'expédition, la boutique aurait vraiment dû nous laisser partir de nous mêmes :D)
Bon et maintenant je vais écourter car on vient de me signaler dans l'oreillette que je m'étendais trop en ces blanches pages du web.
La partie "diversion" de la promenade est sympa quand même...
avec des jolis rochers plats qui se prêteraient bien à une sieste si nous n'avions pas un but caché
De délicieux sandwiches sur une plage paradisiaque et accueillante en guide de pique nique pour nous requinquer
(irony inside : les sandwiches étaient ultra bateau et fades alors
qu'on les a attendus 30 longues minutes. Un petit vieux nous a fixés avec insistance tout du
long de notre repas, et sa femme est venue nous expliquer qu'on s'était
posés sur une plage privée. Oups.)
C'est un coin vraiment sympa, le seul souci c'est que comme toute la côte est privée, et que c'est très touristique, les proprios ont été obligés de saccager les rochers à grands coups de panneaux "No trespassing". Bonjour le paradis.
Le chemin du retour est ultra crevant, avec un contournement du port à effectuer face aux vagues, ce coup-ci. Or celles-ci prennent un malin plaisir à envoyer le bateau de travers, cap vers l'horizon. C'est chaud patate. Tout ça parce que, à un moment dans le passé, deux boulets ont réussi à s'ensabler avec des kayaks doubles... On ne les remercie pas.
Après ça, il est temps de prendre la voiture, et de s'acheminer vers notre destination au gré de la route. L'endroit où on dort ? Au Gres. C'est marrant pour ça le Michigan, énormément de noms sont français puisque les colons venaient de par chez nous. Par contre ce n'est pas souvent pas évident à prononcer (exemple : rivière AuSable => Ossèbeul river).
On galère un peu à trouver un endroit pour manger, emmenés par google dans une sorte de parc aquatique fantôme en lieu et place de la pizzeria qui nous intéresse, mais tout finit bien.
Kara nous rejoint, au taquet pour le reste du trajet !
Le lendemain matin, départ (tôtif) pour Alpena. On arrive à la dernière minute pour faire un tour en bateau permettant de voir des épaves. La ville est mignonne, cependant le yacht "à fond de verre" nous déçoit un peu : il y a deux petits postes où l'on peut voir le fond avec les bateaux immergés. C'est sympa, sans plus. Et toujours une bonne occasion de mitrailler. (Sachant qu'Alain est surnommé "Le Grand Senseï du Filtre", devinez laquelle de ces photos est de lui ?)
Coucou Marion et Kara ! (rien à voir avec Simon et Odile)
Coucou les monsieurs dans l'hélico !
Coucou les animaniacs !
COUCOU LES GENS QUI DORMENT !
Coucou les gens qui sont réveillés !
Coucou, tu veux voir ma b...arque ?
On ne dirait pas trop comme ça, mais il faisait une chaleur de plomb, la sieste avait un côté bien tentant lors de cette balade le long de la côte.
S'ensuivit une bonne balade dans Alpena, agrémentée de fraises du marché. Une bonne bouffe et une hésitation à faire un tour d'hélico plus tard (35$ les 5 minutes. Court mais vraiment cheap !), nous retrouvons les voitures - pardon : la voiture et le hammam - pour retourner doucement vers le sud. Arrêt à East Tawas où nous marchons gaiement dans le sable sans se sentir coupables.
Admirez au passage le concours de sculpture sur sable de la ville de toute beauté.
Dans Tawas State Point Park, tout est neuf et tout est sauvage.
Y sont pas mimis ?
(bis)
D'aucuns se baigneront même courageusement. Parmi eux, certains
homonymes d'un renard des bois choperont une otite et un blocage de dos
plutôt pas glops. Malgré quoi nous continuons notre évolution vers Tawas City, où se déroulera le feu d'artifice.
D'ailleurs c'est très sympa : de là où nous sommes, nous avons vu sur toute la baie (l'intérieur du pouce et de l'index, cf carte là haut). Du coup on voit des douzaines de petits feux d'artifices au loin avant que le nôtre ne démarre.
C'est zouli tout plein mais on se pèle le séant, donc à peine le spectacle terminé, hop, debout et retour au bercail !! (Au passage, radasses que nous sommes : nous avons dormi à 5 dans une seule chambre de motel, avec le matelas gonflable par terre. Vive les week-ends pas chers !)
D'autant que le lendemain, encore une fois il faut se lever tôt car nous sommes boulangers banette inscrits pour une balade en kayak le long de la fameuse rivière AuSable, à Oscoda.
Et alors là, les loups, je ne veux pas me la péter mais on l'a TORCHÉE, cette rivière. Ils prévoient la demi-journée pour la faire (on avait jusqu'à 17h pour rendre l'équipement - en même temps, souvenez-vous mon excursion kayak du précédent independance day, vous comprendrez le pourquoi du comment), et il me semble qu'en 2h30 - à 11h30 - nous étions au bout.
En prenant le temps de faire des photos, en faisant des pauses et tout, hein...
...en plus à la fin nous gardons la pêche !!
(bon ok si, je me la pète)
(remarquez au passage qu'Alain est également "Selfie Master",
il arrive à bien cadrer à chaque fois !!)
On mange dans un bar/brasserie super sombre d'Oscoda avant de se remettre à rouler. L'un des glaciers repérés sur la route s'appelle "Marion's". Nous ne pouvons pas faire l'impasse, il faut s'y arrêter pour le dessert. Aussi nous gavons nous comme il faut avant de rentrer au bercail.
Ça, cumulé avec le soleil qui tape fort, rend la route bien crevante pour la voiture du four. Je n'ai jamais mieux porté mon nom. C'est donc frais comme des gardons desséchés que nous rejoignons la région de Detroit pour des adieux émouvants.

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