lundi 20 juillet 2015

30/05/2015 - Le campus bleu adossé à la colline

Samedi matin, nous nous permettons une grasse matinée de ouf. C'est à dire : réveil 9 heures. C'est donc officiel, cette visite ne sera pas placée sous le signe du repos. Et à vrai dire, c'est pas mal ce qu'on recherchait Mathilde et moi : yay !

On commence la journée doucement, en allant visiter la très résidentielle Alameda Island, au sud d'Oakland.
Encore une fois, petite carte pour que vous puissiez suivre...

 Celle-ci a le bon goût d'abriter un restaurant à brunch au nom francophone raté : Café Jolie. On remballe notre Bescherelle pour y réserver, et ceux-ci nous indiquent une petite attente. Parfait, il y a justement un marché à côté.
Fraises, Cerises, Myrtilles et autres fruits frais y sont légion. 
Que va-t-on acheter ?? Du hummus, pardi ! (Quelle influence cette Rachou ;-))
 Comme de bien entendu, le petit dej des champions sera gras, sucré, et over délicieux !

 Rien de tel qu'un petit passage à la plage ensoleillée pour une pause post-prandiale

Ensuite, Syed nous quitte pour l'après-midi, car il déménage ce jour-là (avec Mathilde, nous le soupçonnons de nous éviter ;-)), avec l'aide de son frère.
Rachida décide de nous faire visiter Berkeley, ce qui ne me dépaysera potentiellement pas des masses : j'y habite presque. 
Sauf qu'évidemment, Berkley Michigan n'a pas grand rapport avec Berkeley Californie...

Par exemple, on assiste rarement à des cérémonies Aztèques par chez moi.

 Pas non plus de campus de fou où l'on peut circuler en toute liberté...
 ...et coiffé d'une tour à horloge monumentale (3ème plus grande du monde)...
 ...habitée de carillons qui feraient frémir d'envie ce bon Presquemodo...
...et donnant une fort jolie vue sur le gigantesque campus et la baie.
 Pour vous donner une idée de l'énormité de cette ville estudiantine, quelques infos :
- Plus de 35 000 étudiants y sont scolarisés chaque année
- On y trouve, en plus des bâtiments de cours "classiques" et bibliothèques :
    - des stades
    - des musées
    - un théâtre

Autant dire que l'IIE et son magnifique bar leur collent la honte (ha non). Bon par contre j'imagine que le coût d'une scolarité flamboie également au firmament...

En tout cas il y a moyen d'y faire une balade plutôt sympa. Puis de continuer, car le reste de l'agglomération nous appelle !

Rachida décide de se la jouer Guide Touristique de Choc, et de faire le grand tour de la baie pour nous faire circuler sur le Golden Gate (que nous sommes légèrement déçues de n'avoir entraperçu que dans la brume hier). En plus au nord de celui-ci, il y a une superbe route qui fournit des points de vue surélevés. Avec le beau ciel bleu du jour, ça devrait le faire, non ??

Uhmmmm... Bah non.
A noter que ce petit pont de bois métal joue un peu à la diva : tant que nous roulions, il était à moitié visible. Dès le moment où nous réussîmes à se garer, *pouf*, disparu. Sûre qu'il a un contrat avec le brouillard.
Qu'à cela ne tienne, nous nous dirigeons vers un endroit qui voudra de nous. Et a le bon goût de porter le même nom. Golden Gate Park, nous voici !

Bizarrement peu célèbre, ce parc fait pourtant 412 hectares, soit 20% de surface de plus que l'ultrèmement réputé Central Park. Je vous joins la photo aérienne que je viens de récupérer sur Wikipedia, parce qu'elle claque sa moumoute.
~5km de long au sein d'une métropole comme SF, c'est légèrement impressionnant.
En plus de cela, il regorge d'attractions de ouf :
- Plusieurs musées
- Une plage
- Un jardin japonais (malheureusement payant)
- Un conservatoire de fleurs
- Un stade
- Des moulins
- Plusieurs lacs artificiels, dont un comportant...
- Une île un peu montagneuse à grimpouiller agilement
- DES BISONS !!

Sachant que je n'avais qu'un peu plus d'une heure à passer sur place (avant de rejoindre Ludo et Billy et qu'on parte à l'aventure dans le sud), je n'ai pas vu la moitié de ces attractions. Donc je préviens mes visiteurs de décembre que je VEUX VOIR LES BISONS.

On s'est concentrées sur le centre du parc, avec un coup d’œil à l'Académie des sciences, et évidemment de l'ascension de colline.
 Photo 100% naturelle et réussie du premier coup
 Heureusement, la pose cliché n'était pas payante
J'abandonne les filles en retrouvant Ludo et Billy
 (Du coup j'aurai fait la petite île deux fois)
(Mais pas les mignons bisons)
Décidément, même les parcs de cette ville font les mollets !
 Ensuite, il s'agit de rejoindre l'appart' où logent nos deux New-Yorkais, pour prendre leur voiture et voguer vers Sunnyvale où vivent Buffy et Willow les chasseresses de vampires Romain et Laura, pas croisés depuis une éternité !
On est très heureux d'avoir une bagnole, parce qu'atteindre la ville en transports en commun depuis downtown San Francisco aurait pris 2h30. Là, vu le faible desservissement de l'ouest de la ville, on arrive quand même bien à la bourre.
Nos deux hôtes sont crevés, car ils déménageaient toute la journée (décidément, ils se seront passé le mot !). N'empêche qu'entre eux, pas vus depuis une sombre soirée karaoké dans un bar PMU de Londres en 2010, et Gaëtan - perdu de recherche depuis début 2009 (voire 2008 ?) -, l'ambiance est aux réminiscences à la con.
Merci à Laura & Billy pour les photales !
Gaëtan doit nous laisser, on se dirige vers le centre ville pour manger un morceau. Le souci c'est qu'à 23h, quasiment tout est fermé. On est tellement prêts à pleurer qu'on se rapproche d'un resto dont le nom est "Ouin ouin"
(Ha non, vino vino. C'est à l'envers. Bar à vins plutôt chouette)
On abandonne Romain peu après minuit : je dois retrouver les autres dans le centre-ville. Ceux-ci étaient de sortie dans Mission District. Gros souci : j'étais censée arriver grand max à 1h, et je n'ai absolument plus de batterie pour communiquer avec eux sur mon téléphone US. J'envoie un texto avec le français, mais Mathilde ne peut pas y répondre (communications restreintes). Ca plus ma somnolence dans la tuture (merci à Billy de nous avoir conduits !!), on galère un peu à trouver le point de rendez-vous. Ces âmes généreuses n'ont pas l'air de trop m'en vouloir et je les en remercie.

Après des adieux aux New-Yorkais que nous ne reverrons pas, nous embarquons dans la Rachou-mobile pour rentrer vers Oakland.... et tombons en panne au bout de deux minutes. Le voyant "FAIS LE PLEIN, CA URGE" de la voiture avait expiré sans rien dire à personne. La chance que nous avons c'est que, d'une part, il est tard et la circulation est loin d'être intense ; et d'autre part nous sommes dans l'un des rares secteurs plats de San Francisco. Faire avancer la bête sur l'une des classiques côtes de la ville aurait relevé de l'impossible.
 Et qu'ça pousse ! Dans Downtown, s'il-vous-plaît ! Je n'avais pas fait ça depuis ma plus tendre enfance et les chariots à charbon dans la mine le retour de vacances avec batterie à plat.
On demande autour de nous où est la station essence la plus proche, on nous fait tourner en bourrique...
...et enfin : VICTOIRE ! Heureusement que les Syed et Faizan étaient avec nous, je sais pas si Mathilde et moi eussions pu être aussi efficaces juste à deux !
A partir de là, le chemin du retour ne connaît plus de heurts, et nous pouvons rentrer tranquillement à la maison.

1 commentaire:

  1. Moi aussi JE VEUX voir les bisons!!!

    Vous serez sommés de faire grande quantité de fotox.

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