mercredi 10 juin 2015

17/04/2015 Canyons en Utah - Partie 2

Nous voici donc sur l'interstate 15, où Laetitia a pris les commandes de notre petite Yaris voiture de loc de choc. Les paysages changent, on passe du désert à la montagne très rapidement, et à partir de là on se gave virtuellement.
Sur la route, pala palalala
Premier arrêt : Zion National Park.
Je ne sais pas pour vous, mais la simple évocation de ce nom me met du Bob Marley dans la tête. D'ailleurs j'ai vérifié, et "Iron Lion Zion" n'a absolument rien à voir avec cet endroit. Dommage. L'avantage, c'est que les filles sont aussi pourrissables que moi par ce genre de persistance cérébrale et du coup on meumeumme tous du reggae à tour de bras.

 On dirait qu'il faisait moche, comme ça, mais c'est juste qu'on a attendu le soir pour faire nos touristes

Etant donné la route du matin, et le fait qu'on devra se remettre sur l'asphalte le soir, notre temps de visite pour ce vendredi est limité. On se "contente" donc de petites balades. Je n'ai pas fréquenté beaucoup de parcs naturels en France, mais ceux des US sont ultra bien foutus : on te fournit toujours un micro-guide à l'entrée (gratuite ce jour-là : youpi !), avec les différentes activités possibles, une carte des randonnées et une courte description, tout ce dont tu peux avoir besoin.

Une route traverse le parc (et nous permettra plus tard d'accéder à la suite de notre voyage), mais le côté le plus imposant avec les randonnées est accessible uniquement en navette.

A partir de là, je vous laisse en tête à tête avec les photos (on en a fait des millions, la sélection est rude).

La spécialité locale : Tartare de Grès Rouge Imposant et sa fameuse vinaigrette au bleu

 Egalement au menu : les Weeping Rocks. 
Phénomène intéressant : ces roches "pleurent" toute l'année. Il faut 1000 ans pour que l'eau traverse le grès "Navajo" poreux du dessus (fun fact : grès se dit "sandstone" en anglais, ce qui est assez parlant : la pierre de Zion a réellement un touché de sable). Elle est stoppée par une couche de grès Kayenta moins poreuse, ce qui la fait couler ainsi le long des parois.
C'était compliqué de prendre des photos dans ce parc à cause de la masse rocheuse qui nous entourait continuellement : si on fait le point sur les gens, le ciel paraît gris et triste.
 Si on fait le point sur le ciel, les personnages deviennent ternes ! 
En tout cas, à l'oeil nu, ça déchirait.

De cet endroit (plus ou moins) partait une rando à moitié aquatique "The Narrows" où on se balade dans le canyon à flanc de falaise avec de l'eau jusqu'à mi-cuisse. Sans temps ou équipement adéquat, nous y renonçons mais j'en ai entendu beaucoup de bien : à noter pour les futurs visiteurs !

 Le parc est REMPLI d'écureuils. D'ailleurs ils sont obligés de mettre des pubs dans les navettes pour avertir de ne pas nourrir ces charmantes bestioles, sans quoi elles se déshabituent au milieu sauvage et deviennent vulnérables.

Des cailloux, des cailloux, toujours des cailloux
(en tant que membre officiel du fan club des Rochers à travers le monde, je les contemplais du haut de mon petit nuage)

Assez de strates pour faire pleurer de joie un géologue...
 Seconde balade, plus en hauteur : l'Emerald Pool Trail.

 Bon bah. C'est beau.

 Par ici aussi, l'eau sourdait des pierres, à tel point que Ju s'est pris une petite douche Tahiti à un moment


 En plus il y avait une végétation de dingue, provoquant une saturation de Rouges/Verts/Bleus digne d'un écran LCD

 Le trio gagnant : Laeti, Ju, la Montagne

 Pendant ce temps (à Vera Cruz), je fais mumuse avec les copains rochers

Deux piquets tout droits

 Là, il va falloir imaginer le ciel bleu

 La lumière baisse, il va falloir songer à retourner à la voiture...

 D'abord, petite vue sur les Patriarches, les trois plus grands monts des environs, qui dominent côte à côte le parc.

 Puis, passage animalier avec cette dinde qui ne doute de rien et stoppe le trafic des navettes pendant cinq bonnes minutes.
 Et juste à côté, une biche et son faon gambadent joyeusement

 La lumière du soir n'est pas immonde quand nous arrivons sur le parking...

 J'irais jusqu'à dire potable.
Et au moment où nous nous apprêtons à démarrer, on voit un groupe de trois mecs qui courent comme des dératés vers le véhicule qui jouxte le nôtre.
Ils sont rejoints par leurs potes sous peu. Le but : se prendre en photo avec le coucher de soleil.

 On ne peut leur en vouloir...
Ensuite, certains d'entre eux montent sur le toit du bus.
Ca attise notre curiosité : ils n'ont pas l'air assez jeunes pour être encore scolarisés.
Du coup, Ju leur demande mine de rien.

En fait l'un d'eux a acheté un bus scolaire, et ils l'ont aménagé pour vivre dedans ! Ce sont des voisins (Ontario) qui font habituellement des boulots saisonniers et profitent de l'entre deux pour faire un tour des US tous ensembles. Truc de fou.

Tant qu'à être là, on demande aussi mine de rien si on peut pas nous aussi profiter de la vue ?

 Et c'est parti pour les photos improbables !

 Julie sort même son drône (mais chut, c'est interdit) pour les filmer et on cause un peu. Seulement on doit tous reprendre la route vers notre prochaine destination, donc go back véhicules.

Une dernière petite photo avant de quitter Zion...

Plus tard que prévu, nous décollons donc pour Bryce Canyon. Un peu claquées, on ne s'était pas rendu compte qu'il y aurait très peu d'endroits ouverts pour manger après 21h dans l'Utah. Après un échec de cognition à une proposition de Laetitia qui avait repéré un bouge qui servait encore, on se cogne à une dizaine d'échecs successifs.
Finalement, on trouve une station d'essence bien paumée avec un micro-frigo dans lequel traînent trois sandwichs au thon rescapés. Ce sera notre festin.

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