Le lendemain matin, nos trois protagonistes se lèvent, prêtent à en découdre. Ainsi sortent-elles leurs aiguilles à tricoter de leur paquetage, et foncent dans un magasin de pull-overs qui traînait par là. Ainsi revêtent-elles leurs costumes de castorettes juniorettes, prennent un petit déjeuner des championnes au resto le plus proche (remarquez-vous à quel point cette expression est rarement utilisée pour un repas sain et riches en fibres et beaucoup plus fréquemment pour un festival de gras sucré ?), achètent un casse dalle, et c'est démarrent d'un pas décidé (de leur Toyota) vers Bryce Canyon.
La déco ne déroge pas à la règle du kitsch des motels pourris.
Le menu ne déroge pas à la règle du fat des petits dej de champions
Après avoir reçu le guide du parc, Laetitia, Julie et Marie sont parées pour la randonnée. Elles choisissent une grande boucle de guerrières de la piste, combinant des sentiers de durée non négligeable dont certains sont qualifiés de difficile.
C'est donc pleines de courage, avec un équipement digne des plus grandes expéditions qu'elles s'engagent vers le Sunrise point, point de départ de la randonnée de l'extrème : Queen's Path + Navajo loop + Peekaboo loop. S'attendant à affronter les éléments pendant de longues heures, de devoir petit à petit entrer en osmose avec la nature environnante avant d'apercevoir le panorama qui constituera leur récompense ultime, elles parviennent d'un bon pas à ce début de sentier et...
"Je... Mais keûmment ???", s'exclament-elles en chœur, après avoir passé 5 secondes bouche-bée.
Il s'avère que Bryce Canyon est le site de rando des feignasses par excellence : les points de vue accessibles en voiture sont déjà au Panthéon des plus beaux paysages du monde. Welcome to 'meuwica.
Néanmoins, leurs racines européennes s'avèrent être à l'image de celles des arbres locaux : baladeuses. C'est donc parti pour une tournée au sein de ces inimaginables amas de pierre rouge.
Très vite, elles cèdent à l'appel de la technologie et se mettent à mitrailler numériquement tout ce qui les entoure.
Les appareils électroniques ne sont pas les seuls à provoquer des cris du cœur : la vadrouille en hors-piste sera à l'ordre du jour.
Entre deux cache-caches avec les géants de pierre...
... la faune locale ne peut qu'être admirée ...
... tout comme le sont les murs rougis qui nous entourent.
Au fil de leur progression, les randonneuses apprennent que ces formations s'appellent des "Hoodoos" (ou également "cheminées de fées", "demoiselles coiffées", "pyramides de terre")
Les colonnes sont constituées de strates (plusieurs couches de sol
superposées) composées de roches friables (calcaire par exemple)...
... alors
que leur sommet est composé d'une couche de protection (par exemple une
couche de grès ou une grosse pierre plus dure) bien plus résistante à
l'érosion.
Ce casque de protection protège de l'érosion les couches
friables positionnées en dessous tandis que les couches voisines
disparaissent au fil du temps.
En résumé, ça crée une sorte de parc d'attraction naturel et beau à pleurer.
Les pérégrinations ne sont pas sans danger, comme le prouve cet arc-en-ciel sur le mollet de Julie (très probablement causé par l'excursion sur le toit du bus, la veille. Aucun regret.)
C'est la mi-avril, il fait un temps superbe qui amène nos amies à penser que randonner en ces lieux au milieu de l'été doit être mortel.
Autre avantage : il reste de la neige, donnant à l'oeil des paysages encore plus irréels...
... et au cerveau des possibilités créatives pas dégueulasses ...
...uhm. Cerveau est peut-être un bien grand mot.
On dirait qu'ça n'la gène pas d's'allonger dans la neige (HEY!).
Après une pause dej glamour bien méritée suite à toutes ces dépenses cérébrales et physiques, c'est trois comparses requinquées qui se remettent en route. Et que ça saute !
Après de nombreuses...
... nombreuses...
...nombreuses...
...pauses photos...
...(dont certaines avec mise en abîme)...
...(car nos randonneuses, comme précédemment illustré, sont créatives dans l'âme)...
...enfin bref, un paquet,...
...et encore vous n'en voyez pas la moitié,...
...(avouez tout de même que ce cadre est propice à servir de cadre)...
...(d'ailleurs le fond d'écran de ce blog a été modifié en concordance)...
...
...où même les chipmunks locaux s'incrustent...
...où la flore décide de faire son originale...
...où la pose est parfois une pause...
...où les photographes constatent que même le paysage est d'humeur potache...
...après toutes ces photos, donc, nos commères arrivent enfin au bout de la grande boucle !
Avec une montée finale qui mériterait un maillot à poix.
Suite à cette épopée les menant à Sunset Point, on pourrait penser qu'elles vont s'effondrer et dormir jusqu'au lendemain matin. Que nenni, cette mise en appétit les incite à aller gambader près des autres points de vue du canyon. Encore une fois, c'est très laid.
Les héroïnes tentent de faire leurs malignes.
Et subséquemment tombent dans la ravine.
L'environnement peut changer du tout au tout en l'espace de 20 mètres.
Plus elles vont haut, plus l'armée de soldats de pierre à perte de vue se fait imposante.
Enfin le soleil commence à se coucher...
...allongeant les ombres...
...désertant les roches (et la chaleur ambiante ne perd pas de temps à déserter non plus).
Il est temps de dire au revoir pour ce soir !
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