Ceci n'est pas le quatrième volet en japonais de la campagne d'Obama, rangez vos mangas bande de bakas. (<- "Yon" signifie 4 en nippon, je me rends compte que cette "blague" exclut un paquet de gens. Leslie t'as intérêt à avoir compris du premier coup.)
Ceci est le récit d'une aventure purement américaine, car en cette mi-avril 2015, je me frotte au grand-ouest et qui dit farwest dit daltons lucky luke ruée vers l'or j'sais pas moi, rantanplan ? CANYONS ! Ha mais oui, d'où ce titre débile !!
Julie ayant un show professionnel la semaine précédente à Las Vegas, elle nous propose, à Laetitia et moi, de la rejoindre afin de rendre notre première visite à la terre rouge de l'occident US.
Evidemment, avec la première nuit d'hôtel aux frais de la princesse Perroquette en plus de la perspective de randonnées grandioses dans Zion et Bryce, nous acceptons avec engouement. Alors que nous empaquetons nos bagages de manière margouline pour éviter de refiler trop de thunes à spirit...
- STOP.
...Marie STOP.
Arrête-moi ça tout de suite, tu es passée en narration extensive !
- Ha mais fichtre, c'est que ces petits appendices que j'ai au bout des mains ont leur vie propre avec le clavier, qu'y puis-je donc ??
- T'es censée les maîtriser. Colle des photos, tiens, ça t'occupera au lieu de raconter le moindre balbutiement que tu émets !
- Erf, mais alors je ne les emmerde pas avec la manière dont j'ai pourri Julie au challenge podomètre de la semaine en faisant des tours de marche ultra-rapide dans l'aéroport comme une psychopathe ?
- ...on dirait que tu viens de le faire. De toute façon tes lecteurs s'en foutent. Et ils ne savent pas que t'as un fitbit ou que tu fais des défis de nombre de pas hebdomadaire.
- Hé ben, qui est-ce qui digresse maintenant ??
- Chiottes, j'me suis fait Hue comme un Robert. Bon, on abrège pour la suite, alors ?
- Chiottes, j'me suis fait Hue comme un Robert. Bon, on abrège pour la suite, alors ?
- S'il-nous-plaît.
(Ce mono-dialogue interne vous a été offert par Docteur Jekyll et Mister Hyde©, sponsor officiel de la double personnalité since 1886)
Nous atterrissons donc dans le lieu de perdition le plus célèbre du monde le jeudi 16 au soir, louons une voiture, et rejoignons Julie à l'hôtel où elle a logé cette semaine. Cette soirée sera la seule dans la ville des casinos, aussi une visite extensive est-elle prévue. On se pré-chauffe les baskets avant les crapahutages avancés des jours suivants.
Nous commençons par le Circus Circus, en face de notre hôtel (le Riviera, qui a fermé depuis) :
Une vraie fête foraine à l'intérieur !
Nos pas nous emmènent ensuite vers la section européenne...
...à commencer par le Vénitian, très impressionnant
(ces cons ont quand même fait un faux ciel et un canal en intérieur)
Ils arrivent même à imiter les couleurs du couchant. Je ne suis jamais allée sur la place St Marc, mais on m'a assuré que ce n'en est pas loin.
La galerie marchande près du Venitian, avec une fontaine-cascade plein de centimes (un jour je me reconvertirai en balayeuse de fontaines)
Heeeey !! C'est chez nouuuuus !
(Enfin ça manque d'hôtel aux couleurs belges pour Ju. Imaginez un peu : un atomium, un manneken piss géant... du rêve !)
Juste en face du Paris, le fameux Bellagio
A l'intérieur du Paris, ils ont soigné les décors.
Même les toilettes ont des airs châtelains.
Ouf. La moquette est dégueu. On est bien aux US.
L'arc de triomphe nous illumine (un peu trop d'ailleurs)
Et paf, 15 minutes plus tard nous sommes au New York New York
On n'arrête plus les progrès du concorde.
Et donc tous ces hôtels se situent sur une immense rue : le Strip.
Au loin on aperçoit Excalibur, dans un tout autre style. Ca fait déjà trois heures qu'on déambule, nous décidons de ne pas aller plus loin pour être prêtes pour le lendemain.
Donc voilà, on aura arpenté la ville en long sans s'arrêter pour de vrai dans les casinos, sauf pour regarder un peu les décors. Et clairement, si je n'ai pas d'attraction particulière pour cette ville, il faut bien dire que c'est bluffant. Surtout que je ne vous colle pas la moitié des complexes.
Assez bluffant en tout cas pour se renseigner un peu sur son histoire.
(Voix d'André Dussolier, parce que j'ai regardé Amélie Poulain la semaine dernière)
Las Vegas n'est à l'origine qu'un simple lieu-dit marécageux alimenté par des sources artésiennes jaillissant au milieu du désert, découvert en 1829 par une caravane espagnole. Puis bon, il y a du passage : fermiers, soldats, ecclésiastiques. Grâce aux sources d'eau, Las Vegas devient une étape sur la route entre Los Angeles et Albuquerque. Une voie de chemin de fer y passe, le village est fondé officiellement en 1905.
Deux événements contribuent au développement de la ville au début des années 30 : l'aménagement du barrage Hoover, situé à une cinquantaine de kilomètres au sud et la légalisation des jeux d'argent en 1931.
La prostitution se développe et la ville gagne en notoriété lorsque des investisseurs (notamment des grandes figures de la mafia) construisent des hôtels-casinos dans le centre-ville.
Ces premiers casinos sont maintenant désuets (les panneaux lumineux à ampoules ont leur petit charme), et constituent le centre historique de Vegas. Celui-ci devient trop restreint pour la seconde vague de construction d’hôtels à la fin des années 80, d'où la décision de se déplacer sur le strip (qui d'ailleurs est pour la plupart situé dans la ville de Paradise, et non dans Las Vegas !). Entre temps, la ville a bien établi ses deux surnoms : City without Clocks (les hôtels sont dépourvus de fenêtres ou d'horloges pour faire perdre la notion du temps aux joueurs) et Sin City (parce qu'on y trouve de super truites et saumons).
(Fin de voix d'André Dussolier, pour toi qui avais continué pendant tous ces mignons paragraphes... c'est à dire personne)
Et c'est cette vague là qui apporte la démesure ultime dont nous avons été témoins : les constructeurs de casinos se battent dans une course à la grandeur et l'originalité, produisant des résultats assez saisissants. Forcément, ça attire beaucoup de touristes : curieux en tout genres, enterrements de vie de garçon/fille, fous du jeu, party people... Mais aussi plein de spectacles (cette chère - à tous les sens du terme - Céline Dion y passe le plus clair de son temps, semblerait-il), et également des salons professionnels (comme le CES qui rassemble des millions de personne chaque mois de janvier).
Bref, je suis contente de ne pas y être restée trop longtemps, néanmoins je suis contente d'avoir vu à quoi ça ressemblait !
Vendredi, réveil (dur) à 9h, et hop hop hop, on roule vers Zion National Parc pour se prendre encore plus de spectacle dans la vue.
ça me rappelle des sacrés souvenirs de nuit blanche!
RépondreSupprimerJ'espère que t'a tenté ta chance ;)
Si on compte les 1$ misés centime par centime sur une machine à sous (=> c'est chiant), oui. D'ailleurs j'ai gagné 20% de mon bien !!
SupprimerSinon rien de funky : on n'avait pas trop le temps de faire autre chose que tracer la route !!