Le vol pour Calgary se déroule sans accroc... pour la plupart d'entre nous.
Alec se voit refuser l'entrée du sien parce qu'il est en train de faire refaire son passeport, et que malgré les précautions prises pour embarquer, la compagnie aérienne refuse. Il doit donc traverser la douane entre Détroit et Windsor pour prendre ensuite un vol domestique Canada.
Du coup il n'arrivera qu'à 18h, ce qui ne marche pas très bien avec notre programme du jour. Heureusement il y a des bus qui peuvent le rapprocher.
Mais déjà nous retrouvons Lyse ! La fête ! Ce sont ses dernières vacances ici avant de rentrer en France, bien méritées après une semaine éreintante. (Reminder pour les gens perdus : 1 -> Vous êtes ici, 2 -> Lyse, vous en avez déjà entendu parler par le passé, par exemple pour Thanksgiving ou à Memorial Day.)
Cependant, un léger mic mac se présente : nous étions finalement censés prendre deux voitures, mais Marion et Robin se sont fait surclasser en minivan. Ce sera tendu pour 6 personnes et leurs bagages de camping mais.... fichtre c'est tentant... est-ce tentable ? Allez on y va !!
Et hop, en route pour l'un des plus beaux conglomérats de parcs nationaux du monde, le clou de notre voyage.
Premier arrêt dans Banff, aux Lacs Vermillon, après deux heures de route. Le paysage est déjà bien montagneux, on commence à distinguer des neiges éternelles. Le temps est correct mais très nuageux, ce qui donne une luminosité pourrave à mes photos.
Ensuite nous repartons pour le Lac Moraine, une véritable institution du parc. La couleur du plan d'eau, surnaturelle, surprend dès que le regard se pose dessus. Même si on ne fait que tourner la tête très rapidement, le cerveau redevient incrédule 1 seconde après, quand les yeux retournent vers le lac. Une fois encore, les photos ne rendent pas justice à la magnificence du lieu.
Après une mignonne balade sur les rives, la logistique nous rattrape: il nous faut encore faire les courses, s'enregistrer au camp, monter les tentes, faire un feu, récupérer Alec (Rappel, toujours pour les gens paumés : bravo, vous avez au moins une main, et j'ai déjà mentionné ce protagoniste lors du week-end à Tobermory) et préparer la popote.
Premier soulagement: il est possible d'utiliser le grill, l'Alberta ne souffrant pas des mêmes restrictions incendiaires que l'État de Washington.
Avec ça, évidemment, il nous faut une déconvenue: nous n'avons droit qu'à deux tentes par emplacement. La tente d'Alec est grande et pourra abriter quatre d'entre nous mais nous allons devoir attendre son arrivée pour la monter. La team Lyse, Robin et Marion fait les courses et va chercher Alec pendant que Raphaël et moi montons la première tente et tentons de faire partir un feu avec le bois mouillé dont nous disposons. Heureusement, des voisins nous aident avec un brandon brûlant qui permettent de le faire partir.
Après une route balaise, les autres nous rejoignent, et nous nous délectons de patates cuites en alu et de saucisses. Ça nous donne des forces pour monter la dernière tente, et hop, au dodo.
Sauf que bon, les températures tombent très vite pendant la nuit et on se pèle donc assez violemment. Il se met également à légèrement pleuvoir, ce qui trempe en partie les affaires. Pas simple de se réveiller efficacement.
Le convoi se met en marche. Direction : le lac Moraine. Ouaip. Encore. Il y a une balade là bas qu'on n'a pas encore faite vers les lacs de la Consolation, et un autre point non négligeable : le soleil resplendit. Démultipliant la profondeur des couleurs du lac, je vous laisse apprécier en bas de l'article.
La rando s'effectue sur un sentier propice aux ours : il est interdit d'y circuler à moins de quatre à la fois. Deux touristes sino-americains se joignent à nous afin d'éviter la prune considérable (5000 balles ! ça déconne pas trop au pays de Céline) qui résulterait du non respect de la règle. Mes espoirs sont au plus haut mais je tue le suspense directement : pas de gros mammifère aperçu pour l'instant. Sniff.
En revanche on voit des écureuils locaux qui ressemblent à de gros gros chipmunks (le nom québécois de spermophile à mante dorée nous laisse perplexe), des pika, des chipmunks (normaux), et plein plein de bestioles à deux pattes munis de casquettes et appareils photo.
On arrive aux lacs avec un finish de fou dans les rochers. Comme la vue, une fois est vraiment coutume lors de ce trip, est magnifique et apaisante, nous pique-niquons sur place.
Puis retour, et nouvelle séance picturale car la lumière éclaire encore mieux le lac.
Le prochain arrêt, c'est le Lac Louise, aussi dans les parages de là où se trouve notre camp. Sa concentration en "farine de roches montagneuses " (je ne pense pas encore avoir vu de vrai nom scientifique) étant plus forte, sa couleur tire plus sur le vert légèrement laiteux. Lui conférant un air plus glaciaire, et tout aussi hors de ce monde. Évidemment, nous ne sommes pas les seuls touristes, surtout qu'ils ont créé un soi-disant château sur l'un des bords (qui, à notre avis, dénature pas mal l'espace).
Pause photo de rigueur avant de remonter dans notre minivan, pilotés par Marion vers le parc Yoho pour y admirer un ingénieux système de tunnels en spirale permettant aux interminables trains de marchandises de s'aventurer dans les rocheuses, puis aux chutes Takkakaw (2ème plus hautes du Canada) qui bondissent des montagnes avec un débit impressionnant.
Le dernier arrêt du jour se fera au lac Émeraude. J'arrête avec le speech sur les teintes invraisemblables de la pièce d'eau. Mais n'empêche... on bave.
Des gens très intelligents ont installé une terrasse donnant sur le lac qui nous fait de l'œil... Aussi, après un début de tour de lac, Lyse, Alec, Raphaël et moi-même faisons demi tour pour y étancher notre soif, pendant que Marion et Robin le terminent courageusement.
Suite à ça, il est temps de revenir au bercail. D'abord nous faisons deux trois courses, puis c'est Night Out avec un bon dîner dans un pub.
Après une session décrassage et avoir enfilé quatre couches de vêtements, nous nous effondrons massivement. Totalement grisés à l'idée de la partie de Tetris grandeur nature qui nous attend le lendemain.
Notre mastodonte de compagnie : le Ford Flex
Lacs Vermillon avec le Mont Rundle au fond
Premier passage au Lac Moraine
Second passage au Lac Moraine
Léontine, Alec, Lyse, Marion, Robin, Raphaël
Sur la rando vers les lacs de la consolation
L'un des lacs en question
Encore Moraine, parce qu'il est simplement impossible de s'en lasser
Le lac Louise et son merveilleux château
On entraperçoit le petit train qui serpente vers l'entrée du tunnel
Ici, l'explication du système, qui a pour but de réduire la pente qu'auront à affronter les wagons
Takakkaw Falls
Emerald Lake
Le pub !







Chelou mais mignonnet ce chateau
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