Comme prévu, nous nous réveillons sous la pluie. Ce qui ne motive pas spécialement à se lever... Le petit dej dans la voiture s'avère spécialement bucolique. Et le démontage de tente humide et tachée de boue ne peut que nous mettre en joie. Ajoutons à cela la partie de Tetris à base de bagages crado et vous obtenez une matinée des plus agréables.
Cependant on se rend compte que nous avons eu de la chance. Beaucoup. Parce qu'après 15 minutes de route, le paysage change radicalement. On vient de faire un bond quantique et de se retrouver en
...hiver.
...hiver.
La brume danse autour des sommets blanchis de neige, les sapins croulent sous des nuées de poudreuse. C'est complètement surréaliste. Rappelez vous qu'on était en t-shirts la plupart du temps, les jours précédents : la température a juste décidé de perdre 18 degrés d'un seul coup. Grosse pensée pour les gens qui dorment sous tente et ont retrouvé un duvet d'un autre type au réveil...
Du coup, on a fait une bataille de boules de neige en plein mois d'août. Normal. Latitude à peu près équivalente à celle de Dublin, pour vous faire une idée.
On s'arrête à quelques reprises pour faire de surréalistes photos.
Puis c'est l'heure de la pause dej. Comme nous n'avons pas eu la possibilité de préparer les sandwiches sur notre table de camp trempée, on espère pouvoir se poser dans une cafète, leur acheter des soupes et cafés, et faire et manger nos baguettes (luxe!!) au jambon en plus. À peine arrivés, on se fait chasser comme des malpropres, alors que l'endroit est à moitié vide. Le proprio a failli nous accepter mais est revenu sur sa décision "vous comprenez, je ne peux pas vous laisser faire ça ". Bah oui gros pu, c'est sûrement une excellente décision de faire dégager 6 personnes qui auraient dépensé minimum 10 balles chacun dans ta concession... Surtout qu'ils se retrouvent dans le froid et la neige, finissent à devoir préparer des sandwiches dans une voiture et vont avoir une folle envie de te donner une bonne réputation. Donc si vous passez dans les environs un jour, je vous invite à aller pourrir les chiottes de la cafétéria au niveau du croisement avec la rivière Saskatchewan, peu avant l'entrée du parc Jasper.
Finalement, on s'en est quand même sortis. Et sommes repartis vers Calgary. Petit arrêt au Lac Moraine afin de voir à quel point son paysage a été transformé par la neige. Étant donné la brume, pas simple de faire la comparaison. Et le froid ne nous donne pas massivement envie de nous attarder...
À un moment, Alec commence à avoir mal au crâne. Comme d'hab, je propose mes ibuprofenes. Là il éclate de rire instantanément. Il s'avère que je n'avais pas investi dans de simples cachets, mais dans des médicaments PM: en plus de leur potentiel anti-douleur, ils aident également au sommeil. Donc en gros je drogue tout le monde depuis le début de ce séjour: Lyse la veille, Raphaël à Vancouver, moi même le premier jour vers Port Angeles !
Le reste de la route (cinq heures, tout de même) est conduit avec maestria par Marion alors que je dors comme un loir (merdique, le loir) à l'arrière. Nous voici arrivés à l'hôtel à Calgary. Au programme: récurage, un dernier resto tous ensemble, un 'ro dodo puis nous reprenons nos vols chacun de notre côté.
Un 20 août un peu spécial...
Il y avait du rab' de yaourt au menu, là-haut. Faut croire.
Adieux au lac Moraine...
On savoure notre chance d'avoir profité du parc par beau temps pour la grande majorité du séjour !

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