vendredi 21 août 2015

19/07/2015 Jasper

Après une deuxième nuit très fraiche mais heureusement non pluvieuse aux abords de Lake Louise, nous démontons les tentes et préparons le pique nique.
Pendant ce temps, une équipe de géomètres experts dirigés par Raphaël, réussit à faire rentrer tout notre barda dans la voiture. Good job, ce n'était vraiment pas gagné. Et la caméra de recul de la voiture va s'avérer des plus nécessaires car les bagages atteignent le plafond.

En route vers le Nord, vers Jasper National Park, pour de nouveaux horizons.
Le premier arrêt se fait au niveau du très célèbre Lac Peyto, avec sa fameuse silhouette cyan en forme de tete de chien de traineau. Peut-être même un peu trop célèbre: des cars larguent des touristes par dizaine et il est compliqué d'admirer la beauté du lieu dans la quiétude des hordes de barbares en furie qui veulent absolument jouer des coudes pour avoir leur photo.
Lyse, Alec et moi nous aventurons un peu plus bas sur un sentier abrupt pour disposer d'un meilleur point de vue. 

Le minivan repart un long moment avant d'atteindre le glacier Athabasca devant lequel nous avons l'intention de déjeuner. Cependant nous n'avions pas prévu la force du vent, qui nous fait opter pour un court  détour par l'Office du tourisme local , de l'autre côté de la route, où nous avons la possibilité de disposer de tables un peu plus abritées. Par ailleurs des activités assez uniques sont proposées: observer le glacier de dessus avec une plateforme transparente ou, encore mieux, louer un guide et un attirail adapté afin d'évoluer à même l'étendue gelée ! Plus que le coût assez onéreux, c'est la longueur de la file d'attente qui nous rebute. Nous allons nous contenter de marcher quasi jusqu'au pied du glacier pour admirer la bête (non, toujours pas d'ours).

C'est vraiment une vue assez incroyable et grandiose qui s'offre à nous, et sans les panneaux "sérieux, ne vous approchez pas sans guide, il y a des morts tous les ans, et c'est un peu pénible pour les secours de s'acharner à récupérer des gens décédés d'hypothermie deux heures plus tôt ", je pense que nous aurions tenté d'aller encore plus près pour nous casser la binette majestueusement sur toute cette eau solide.

La journée ne s'arrête pas, loin de là, et nous repartons pour contempler les chutes de Sunwapta, au débit encore une fois fichtrement balaise, et calées dans un décor que répudierait sans doute Valérie Damidot.
Encore plus tard, nous approchons des chutes Athabasca (certainement alimentées par le glacier du même nom, néanmoins je n'ai pas effectué de vérification) qui ont creusé des gorges impressionnantes dans la roche, conférant même un aspect argileux à celle-ci par endroits, tant le passage de l'eau à cette force a un pouvoir érosif. Qui plus est, la couleur de la rivière, d'un bleu ciel laiteux, finit de me faire oublier la teinte normale que devrait avoir l'eau dans la nature... Et le tout trône au beau milieu de roches rouges qui, pour moi, suffiraient à valoir le détour. Je perds un peu les autres et patiente siesteusement près de la voiture. 

Finalement, nous atteignons la ville de Jasper, bourgade centrale du parc éponyme. Quelques courses plus tard, nous prenons place au camp Wapiti et le montons. On peut dire que le lieu porte bien son nom : à peine descendus de voiture, nous remarquons un énorme Wapiti femelle sur l'emplacement d'à coté. Qui, manifestement mécontent de notre présence, manque tour à tour de charger Marion et Raphael, puis continue à faire sa star ailleurs dans le camping.

Alec et Lyse sont aux commandes de la cuisine et du feu. Qui commence donc par une petite leçon de bucheronnage de la part de notre américain, hyper au fait des différents types de bois et des goûts qu'ils peuvent conférer à la nourriture. Je tente de couper une buche à la hache sans grand succès par cause de trop plein de respect pour le bois (et pas parce que mes bras sont tout faibles, bande de vils médisants).
Nous nous délectons d'ailes de poulet rôties au grill et de petits légumes en papillotes, ça change des hot dogs !
Un petit jeu plus tard, il est temps d'aller se pieuter. Évidemment, le temps n'a pas décidé de maintenir une température stable pendant la nuit et on se pèle comme de d'habitude. 

 
Ti tududi tududu, dudi dududu, dudu didu du du.
   
Scoop : Milou s'est fait une teinture 
 
De gauche à droite : Raphaël, Robin, Lyse, Alec, Marion 
 
Non content d'être majestueux, ce glacier est entouré de mont gelés plus impressionnants les uns que les autres
Les chutes Athabasca 
L'un des chaudrons géants creusés petit à petit par ces pressions aquatiques énormes 
 
Sunwapta
 
Vue vers le ciel depuis le banc où je m'affale comme une marmotte Olympique
Tiens, bonjour madame la voisine ! 
Yum yum yum 

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